<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869</id><updated>2012-02-02T14:34:41.004Z</updated><category term='écologie'/><category term='Ethique'/><category term='mécénat'/><category term='finances'/><category term='valeur'/><category term='technologies'/><category term='banques'/><category term='oligarchie'/><category term='économie'/><category term='diversité'/><category term='crises'/><category term='carbone'/><category term='social'/><category term='fiscalité'/><category term='Copenhague'/><category term='développement durable'/><category term='retraites'/><category term='gouvernement'/><category term='Steve Jobs'/><category 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term='politique'/><category term='solidarité'/><category term='civilisation'/><category term='égalité'/><category term='philanthropie'/><category term='grecs'/><category term='consommation'/><category term='marketing'/><category term='risques'/><category term='publication'/><category term='énergie'/><category term='gouvernance'/><category term='Europe'/><category term='Grèce'/><title type='text'>Blog de Philippe Laget (politique, économie, développement durable, RSE)</title><subtitle type='html'>Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’on n’ose pas, c’est parce qu’on n’ose pas que les choses sont difficiles – Sénèque</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>44</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-578556542775816437</id><published>2012-01-31T10:31:00.000Z</published><updated>2012-01-31T10:31:31.607Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='parution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='publication'/><title type='text'>Parution de mon dernier essai : "Changer de monde. 130 solutions"</title><content type='html'>Mon dernier essai : "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Changer de monde.130 solutions&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;" vient de paraître chez &lt;em&gt;Lignes de repères&lt;/em&gt;, en format ebook pour l'instant (pdf pour PC et ePub pour tablettes) sur la librairie électronique de i-kiosque.fr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne lecture !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-578556542775816437?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/578556542775816437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=578556542775816437' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/578556542775816437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/578556542775816437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2012/01/parution-de-mon-dernier-essai-changer_31.html' title='Parution de mon dernier essai : &quot;Changer de monde. 130 solutions&quot;'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-274448609677183114</id><published>2012-01-30T13:08:00.000Z</published><updated>2012-01-30T13:08:58.269Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='énergie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='développement durable'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='consommation'/><title type='text'>Le mythe de la surconsommation énergétique</title><content type='html'>Le dernier manifeste de &lt;em&gt;Négawatt&lt;/em&gt;, « &lt;em&gt;Réussir la transition énergétique&lt;/em&gt; » (Actes Sud), ainsi que tous ses rapports précédents et ceux d’autres courants écologistes, pointe du doigt le consommateur, irrépressible gaspilleur, en état permanent d’ébriété (sic) énergétique. On se trompe de combat. Faut-il d’abord rappeler, que plus de 1,4 milliard d’êtres humains sont scandaleusement privés de l’accès à l’électricité ? Et que la priorité des priorités est qu’ils puissent, eux, consommer. Que même dans les pays occidentaux, des millions de foyers survivent en précarité énergétique, c’est-à-dire en état de précarité tout court. Le reproche du gaspillage et l’exigence de réduction de la consommation (de 40 % !) s’adresseraient donc aux classes moyennes que nous sommes. Qui n’en peuvent pourtant mais. Prenons la journée type d’une famille moyenne, les Martin. 7 heures, le réveil sonne et tout le monde se lève. On allume la machine à café (objet du ressentiment des technocrates de Bruxelles, n’ont-ils rien d’autre à faire ?) et le grille-pain. Mr. Martin prend une douche (qui a le temps de prendre un bain ?) : faudrait-il qu’il ne se lave qu’un jour sur deux ? Puis tout le monde s’en va. Les Martin bénéficient d’une innovation technologique presque centenaire : le thermostat. Pendant la journée, le chauffage de leur logement (dans immeuble construit il y a 20 ans et dont ils sont locataires) tombera autour de 17 degrés. Mr Martin est obligé de prendre sa voiture car il ne bénéficie pas de transports en commun dignes de ce nom, Mme Martin monte dans un bus qui fait beaucoup de fumée noire et le fils enfourche son scooter qui consomme peu mais est très dangereux. Tout ce petit monde arrive ensuite dans l’univers de l’entreprise ou de l’administration, où le citoyen doit laisser la place au subordonné. Celui qui décide des consommations s’appelle le responsable des moyens généraux ou le chef de l’immobilier. Il sait lire des factures et fait ce qu’il peut, au gré des toujours plus maigres allocations budgétaires, pour remplacer les installations vétustes. Retour au bercail : on allume quelques ampoules, la machine à laver (faudrait-il porter ses vêtements sales ?), la cuisinière (faudrait-il mieux manger froid ?), puis la télévision (beaucoup d’écrans plats consomment plus que les anciens postes cathodiques, mais les Martin n’y sont pour rien). Dodo et le chauffage se remet automatiquement en position heures creuses. Les millions de Martin, à qui on a déjà inculqué les réflexes anti-gaspi lors des chocs pétroliers des années 70 (nos mères nous ont toutes appris à « &lt;em&gt;éteindre la lumière quand on sort de la pièce&lt;/em&gt; »), n’ont plus aucune marge de manœuvre pour changer le monde par la consommation. A moins de valoriser la non-activité (chômage, maladie, retraite, vieillesse diminuent effectivement les consommation) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, les consommateurs, dont le pouvoir d’achat ne cesse d’être comprimé, ne sont pas la bonne cible. Arrêtons de les pénaliser et de les culpabiliser, sous prétexte de vouloir les éduquer. Mais n’attendons pas que le réchauffement climatique diminue les besoins de chauffage (notre hiver, anormalement doux jusqu’ici n’est-il pas une bénédiction pour la planète ?). Les solutions se trouvent en amont du côté de la production et des industriels : à eux de faire preuve d’efficacité énergétique, depuis les sources d’énergie jusqu’aux appareils terminaux en passant par les réseaux de distribution. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne dispersons pas les maigres forces des tenants sincères d’un développement soutenable dans des batailles de second ordre. Le développement durable est un problème d’offre, pas de demande. Si l’industrie fabrique, sciemment ou par inefficacité, du poison pour la société, il faut l’interdire. Faisons de la politique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-274448609677183114?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/274448609677183114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=274448609677183114' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/274448609677183114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/274448609677183114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2012/01/le-mythe-de-la-surconsommation.html' title='Le mythe de la surconsommation énergétique'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-4983578990160947789</id><published>2012-01-18T09:43:00.000Z</published><updated>2012-01-18T09:43:52.606Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='parution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='essai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ouvrage'/><title type='text'>Parution de mon dernier essai "Changer de monde. 130 solutions"</title><content type='html'>Mon quatrième essai, intitumé "&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;Changer de monde. 130 solutions&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;", édité par Lignes de repères, vient de paraître en format e-book (pour l'instant) : pdf pour vos PC et e-Pub pour vos tablettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous le trouverez par exemple chez &lt;strong&gt;librairie.i-kiosque.fr&lt;/strong&gt; ou chez &lt;strong&gt;read-and-go.orange.fr.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne lecture !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-4983578990160947789?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/4983578990160947789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=4983578990160947789' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/4983578990160947789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/4983578990160947789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2012/01/parution-de-mon-dernier-essai-changer.html' title='Parution de mon dernier essai &quot;Changer de monde. 130 solutions&quot;'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-482848400154078161</id><published>2011-11-17T19:56:00.000Z</published><updated>2011-11-17T19:56:26.169Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='partatge'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='circulaire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fonctionnalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='développement durable'/><title type='text'>Le mythe de l'économie de fonctionnalité</title><content type='html'>L’économie de fonctionnalité propose de vendre l’usage d’un bien plutôt que de vendre le bien lui-même. C’est une belle idée. Mais quel peut être son potentiel ? Il faut partir de l’enjeu à la source : à quelle problématique veut répondre l’économie de fonctionnalité ? De mon point de vue, ce ne peut pas être à la contrainte environnementale, et particulièrement la contrainte carbone (cf. post &lt;em&gt;infra&lt;/em&gt; « La contrainte carbone va sauter ») : elle ne peut tenir devant 9 milliards d’habitants, 10 % de croissance annuelle en Chine et en Asie, des besoins immenses à satisfaire au Sud. Il faudra aussi s’habituer à vivre avec une gestion des déchets de plus en plus lourde, donc chère. Car imaginer un recyclage complet dans une approche &lt;em&gt;Cradle-to-cradle&lt;/em&gt; consisterait à doubler les circuits de distribution des produits via des circuits remontants et de dé-fabrication, ce qui engendrerait un énorme surcoût, difficilement supportable par les acteurs de la chaîne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enjeu central à adresser reste donc celui du renchérissement des matières premières compte tenu de leur pénurie à venir. Dans un scénario business-as-usual, il aura pour effet le durcissement du clivage entre les riches et les pauvres. Ces derniers n’auront plus les moyens d’accéder à la propriété, de renouveler leurs équipements usagés, ni même de les faire entretenir (exemple du coût exorbitant et sans cesse croissant des pièces détachées des automobiles). La pénurie va affecter gravement en premier les pauvres des pays riches, puisque la majorité du volume des matières premières se trouvant dans les pays émergents (en Asie notamment), elles seront employées demain pour satisfaire en priorité leurs (immenses) besoins internes, avant leurs exportations. Un changement du système capitaliste (basé sur la croissance des volumes de biens produits) vers l’économie de fonctionnalité ne peut se produire que si les producteurs veulent continuer à adresser les marchés des pauvres et des classes populaires occidentales. Or, ceci n’a rien d’évident. On voit mal coexister deux systèmes, l’un, actuel, à base de production intensive, de qualité médiocre et d’obsolescence programmée (prioritairement destiné aux marchés du Sud), et l’autre, plus complexe, articulé autour de chaînes location - maintenance - reprise - réutilisation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf à cantonner le second système à quelques besoins très spécifiques. En tout état de cause, les univers de biens de consommation durables concernés par l’économie de fonctionnalité ne sont pas très nombreux. Il y en a principalement trois, par ordre d’importance économique décroissant : le logement, l’automobile, les équipements ménagers blancs et bruns (je ne vois pas beaucoup de potentiel dans le mobilier, les vêtements ou les objets personnels). S’agissant du logement, le système capitaliste pousse à l’achat (Sarkozy veut « &lt;em&gt;une France de propriétaires&lt;/em&gt; »), bien que cela constitue un frein à la mobilité du travail. L’achat immobilier est perçu comme une sécurité, un placement financier (plus ou moins pertinent selon les bulles et les marchés locaux), et la constitution d’un patrimoine à transmettre. Si l’on voulait lutter contre la propriété privée, il faudrait complètement réformer la loi sur l’héritage, en le taxant fortement (en France, 95 % des successions échappent à l’impôt). Mais en tout état de cause, quelle que soit la formule promue (achat ou location), on ne répond pas ici là a question de la pénurie à venir des matières premières, car il faut bien construire des logements pour tous et, de plus, le granulat pour béton ne figure pas parmi les matériaux les plus rares. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant de la mobilité, par contre, il n’est pas impossible que, dans quelques années, des services de location de voitures très souples arrivent à séduire une part non négligeable des nouvelles générations urbaines. D’ores et déjà, grâce au &lt;em&gt;Vélib’&lt;/em&gt;, aux taxis (service à améliorer grandement) et aux transports collectifs (à améliorer également), un certain nombre de parisiens et de banlieusards (et autres habitants de grosses métropoles) ne possède ni voitures ni vélos. Mais le compte d’exploitation de l’expérience &lt;em&gt;Autolib’&lt;/em&gt; sera à suivre avec attention…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant des équipements ménagers, les progrès seront limités (le lave-vaisselle et le frigidaire resteront individuels et achetés, pourvu que leur fiabilité ne diminue pas), mais on peut penser qu’un jour, les constructeurs de résidences prévoiront des machines à laver le linge collectives dans les sous-sols, comme cela se fait déjà dans beaucoup de pays anglo-saxons ou nordiques. De même, des fournisseurs de gaz fourniront aussi en même temps la location de la chaudière individuelle. A contrario, la décentralisation des moyens de production d’énergie (photovoltaïque, éolien, biomasse, …), souhaitée par les écolos, va à l’encontre des économies de matières premières et d’un service centralisé de fourniture-location d’énergie. &lt;br /&gt;Enfin, peut-être que certaines TV ou équipements électroniques seront également loués. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour le consommateur, l’arbitrage restera d’ordre économique : tant que l’achat de biens matériels, fabriqués à bas coût (par des salariés de l’Est à 100 euros par mois), même renouvelés fréquemment (car de médiocre qualité), sera plus avantageux que le paiement de services (déplacements, installation, dépannage, remplacement, …) effectué par du personnel local, payé 1500 euros, l’économie de fonctionnalité restera marginale. La propriété privée, ancrée dans les gènes de nos sociétés depuis des millénaires, l’individualisme et le consumérisme, aboutissement de la modernité, sont trop forts. Et les milliards d’habitants des pays émergents aspirent à ce modèle plus que tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour revenir à notre objectif initial (faire face à l’épuisement des ressources), il conviendrait plutôt de s’interroger sur les composants des objets de consommation de demain et leur assemblage. Lorsque le fer et le plastique (90 % de la composition, en masse, des objets qui nous entourent) seront devenus des matériaux de luxe, il faudra bien revenir aux objets en bois, matière renouvelable …tant que l’on plantera des arbres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-482848400154078161?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/482848400154078161/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=482848400154078161' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/482848400154078161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/482848400154078161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/11/le-mythe-de-leconomie-de-fonctionnalite.html' title='Le mythe de l&apos;économie de fonctionnalité'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-7669248560932809288</id><published>2011-11-06T12:48:00.000Z</published><updated>2011-11-06T12:48:52.679Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Grèce'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='grecs'/><title type='text'>Le génocide économique des citoyens grecs</title><content type='html'>Suite à la spéculation des multinationales bancaires, à l’incurie de leurs politiciens, à la corruption de leurs hauts-fonctionnaires, aux écritures frauduleuses de Goldman Sachs, à la cupidité des armateurs et de la hiérarchie religieuse, à la complicité et l’incompétence des technocrates européens, bref, aux crimes de tous ceux qui avaient du pouvoir,…le peuple grec se meurt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La saignée qui lui est imposée par les porcs cupides responsables de son malheur ne laisse aucune échappatoire. Baisse drastique (plus de 30 % à ce jour) des salaires et des retraites. Baisse du salaire minimum à 600 euros et de l’allocation chômage à 400 euros. Arrêt du paiement d’un nombre sans cesse croissant de fonctionnaires. Fermeture d’organismes publics et parapublics et réductions massives d’effectifs dans les services publics (déjà 200 000 emplois à mi-2011). Privatisation de l’ensemble des biens publics. Paralysie des écoles publiques et des universités. Déremboursement des médicaments. Plus de compresses ni de coton dans les hôpitaux. Multiplicité des coupures de courant. Multiplication des taxes. Hausse des prix à 2 voire 3 chiffres (notamment ceux de l’énergie). Chute catastrophique de la consommation. Faillite de 30 % des commerces (déjà 120 000 magasins en 2010) et des PME. Plus aucun investissement d’avenir, donc plus aucun avenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment le peuple peut-il survivre à un tel massacre ? Les chômeurs commencent à retourner dans les fermes familiales délaissées. Les jeunes émigrent en masse, comme les étrangers (notamment les Albanais, la plus importante population étrangère en Grèce). Les vieux et ceux qui ne peuvent pas fuir multiplient les petits boulots au noir. La criminalité explose (les homicides avaient déjà doublé entre 2007 et 2009). Tout comme la fréquentation des centres d’accueil d’urgence (+ 30 % en 1 an) et le nombre de suicides (+25 % entre 2010 et 2011).&lt;br /&gt;La Grèce, source de la civilisation méditerranéenne et donc occidentale, peuple inventeur de la démocratie, est tout simplement en passe d’être rayée de la carte du monde. Observons bien ce qui se passe en Grèce. Cela préfigure ce qu’il va advenir à nous tous, les peuples qui avons oublié ce que veut dire &lt;strong&gt;&lt;em&gt;démocratie&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, la leçon d’Athènes. &lt;br /&gt;Le jour où les peuples n’auront plus de quoi acheter la nourriture de leurs enfants, il ne leur restera plus que le choix des armes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-7669248560932809288?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/7669248560932809288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=7669248560932809288' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7669248560932809288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7669248560932809288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/11/le-genocide-economique-des-citoyens.html' title='Le génocide économique des citoyens grecs'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-4760535958612951244</id><published>2011-11-02T18:39:00.001Z</published><updated>2011-11-02T18:51:59.641Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='oligarchie'/><title type='text'>Les riches n'aiment pas la démocratie</title><content type='html'>La Palestine étant reconnue à l'UNESCO à une large majorité, les USA stoppent leur contribution (22 % du budget de l'organusation onusienne) et Israël intensifie sa colonisation.&lt;br /&gt;Le gouvernement grec veut demander au peuple souverain de choisir sa destinée : les bourses s'effondrent et les économistes orthodoxes, les oligarches&amp;nbsp;et commentateurs prostitués à la pensée unique néolibérale poussent des cris d'orfraies. Souffrez peuples et en silence s'il vous plaît !&lt;br /&gt;La vraie démocratie (tirage au sort, interdiction du cumul des mandats, mandats courts, contrôle permanent du travail des représentants, révocation à tout moment, reddition des comptes, etc...lire Etienne Chouard) a règné en Grèce deux cents ans (autant que notre gouvernement représentatif post- révolution de 1789) aux 5ème et 4ème siècles avant JC et jamais les riches n'ont eu le pouvoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-4760535958612951244?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/4760535958612951244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=4760535958612951244' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/4760535958612951244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/4760535958612951244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/11/les-riches-naiment-pas-la-democratie.html' title='Les riches n&apos;aiment pas la démocratie'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-4762105823497231149</id><published>2011-11-01T18:42:00.000Z</published><updated>2011-11-01T18:42:10.273Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cadre'/><title type='text'>Sortir du cadre</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-tj4pOKd8Lrc/TrA9WkVlVdI/AAAAAAAAADM/3HnLbjHB6ok/s1600/Sortir+du+cadre.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="240" ida="true" src="http://4.bp.blogspot.com/-tj4pOKd8Lrc/TrA9WkVlVdI/AAAAAAAAADM/3HnLbjHB6ok/s320/Sortir+du+cadre.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-4762105823497231149?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/4762105823497231149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=4762105823497231149' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/4762105823497231149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/4762105823497231149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/11/sortir-du-cadre.html' title='Sortir du cadre'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-tj4pOKd8Lrc/TrA9WkVlVdI/AAAAAAAAADM/3HnLbjHB6ok/s72-c/Sortir+du+cadre.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-5123907877417743585</id><published>2011-10-20T07:49:00.002+01:00</published><updated>2011-11-03T10:51:35.718Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='énergie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='carbone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='développement durable'/><title type='text'>La contrainte carbone va sauter</title><content type='html'>L’équation énergétique mondiale n’a pas de solutions. Car les contraintes sont trop nombreuses, trop fortes et antagonistes. Leur ordre d’importance décroissante est le suivant. &lt;br /&gt;Un, la sécurité énergétique des pays avec ses enjeux géopolitiques porteurs de conflits internationaux (la plupart des guerres actuelles ont l’énergie pour une de leurs causes principales). Deux, l’explosion de la demande, via la démographie des pays en développement, l’élévation du niveau de vie des pays émergents (2 milliards d’être humains n’ont pas encore accès à l’électricité), le boom des transports (marchandises et personnes) sous l’effet de la mondialisation (la consommation mondiale d’énergie va doubler avant 2050). Trois, l’épuisement progressif et rapide des ressources fossiles conventionnelles. Quatre, les limites physiques et techniques des énergies intermittentes (vent, soleil). D’autant que le rythme et l’intensité de la recherche et de l’innovation en technologies des énergies renouvelables sont totalement insuffisants (le budget R&amp;amp;D sur l’énergie dans les pays membres de l’AIE n’a crû que de 10 % entre 1980 et 2009, et 50 % de l’effort a été consacré au nucléaire et aux énergies fossiles) et le restera longtemps compte tenu des impasses budgétaires structurelles. Cinq, l’explosion à venir du prix du nucléaire par l’intégration du coût de sa sécurité (effet Fukushima), qui devra aussi comporter le coût des démantèlements des vieilles centrales (vraisemblablement proche du millier de milliards de dollars pour un pays comme la France) et celui du traitement des déchets. Six, les impacts environnementaux locaux de l’exploitation des ressources fossiles non conventionnelles (sables bitumineux, gaz de schiste, pétrole sous-marin profond). Enfin, sept, la fameuse contrainte carbone, relative au réchauffement climatique anthropique global et ses conséquences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant un tel niveau de complexité, il n’y a pas de solutions humainement acceptables. On ira donc naturellement vers la moins pire, en faisant sauter la contrainte la moins dure. Pour la grande majorité des populations, il ne peut s’agir que de la contrainte carbone. Car c’est une limite qui apparaît floue et abstraite aux yeux du grand public. Les calculs et prévisions des scientifiques sont naturellement entachés d’incertitudes (la science climatique est jeune et manque de cerveaux). Par ailleurs, dans certaines régions du monde, il se pourrait que les impacts soient même bénéfiques. Mais surtout, la contrainte carbone porte sur des échéances lointaines et l’homme a une préférence naturelle pour le présent. La somme des difficultés à surmonter pour vivre et survivre dans le monde d’aujourd’hui est écrasante par rapport aux moyens qui seraient nécessaires de mobiliser pour l’hypothétique bien-être de générations qui n’existent pas encore. Le changement climatique va causer essentiellement une aggravation des conditions de vie des pays du Sud. Aujourd’hui même, dans ces pays, un milliard d’êtres humains meurent de faim et de soif et on peut dire, sans insulter le travail de quelques ONG de solidarité internationales,… que tout le monde s’en fout. Comment les décideurs, qui vivent au Nord ou dans les pays du BRIC, pourraient prioriser les conditions de vie de demain alors que celles d’aujourd’hui sont délaissées ? Il faut donc s’attendre à une extinction des spéculations intellectuelles sur le carbone, que la crise économique mondiale a d’ailleurs déjà bien entamée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques réunions de spécialistes entre Durban et Rio et l’agitation du microcosme de ceux qui vivent du carbone (consultants, chercheurs, militants environnementalistes) n’empêcheront pas les énergies fossiles de toutes sortes d’être brûlées, jusqu’au dernier atome de carbone, pour répondre à la demande irréfragable des êtres humains (bouger, consommer, être actifs, vivre). Et après (avant la fin de ce siècle) ? Personne ne sait si l’on trouvera de nouvelles sources d’énergie (venues du fond des océans ?). Ou si les habitants du Nord vivront, au pire, comme vivent aujourd’hui ceux du Sud, au mieux, comme vivaient nos aïeux avant la révolution industrielle. Malgré les chevaux et les calèches dans Paris, malgré les feux dans les cheminées, malgré le travail manuel dans les champs et les bateaux à voile…n’ont-ils pas vécu ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-5123907877417743585?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/5123907877417743585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=5123907877417743585' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/5123907877417743585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/5123907877417743585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/10/la-contrainte-carbone-va-sauter.html' title='La contrainte carbone va sauter'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-5629092705499329322</id><published>2011-10-19T09:42:00.000+01:00</published><updated>2011-10-19T09:42:24.457+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='santé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='développement durable'/><title type='text'>L'étiquetage environnemental, une belle diversion</title><content type='html'>La diversion consiste à attirer l’attention et faire dériver les actions vers un sujet moins prioritaire que d’autres, voire accessoire. Il y a deux manières de faire diversion. De façon inconsciente, naïve et par incompétence : c’est sans doute le cas de certains gentils petits militants environnementalistes. Mais surtout, par cynisme et intérêt privé : ceux qui sont au sommet de la pyramide (grands industriels, banquiers, politiciens, hauts bureaucrates) veulent conserver et accroître leurs privilèges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’étiquetage environnemental est un petit exemple de diversion. Comment peut-on s’intéresser au nombre de grammes de CO2 émis par la fabrication d’un pot de yaourt ? Non seulement cette information n’a aucune signification ni pertinence, tant les méthodologies et les périmètres de calculs (transports, sous-traitants, matières premières, emballages, mix énergétiques,…) sont empreints d’approximations, d’erreurs et de choix arbitraires. Mais surtout, qu’attend-on du consommateur s’il prend le temps de lire cette information ? Qu’il change la politique énergétique de son pays (ou son absence…) ? Qu’il pousse à lui tout seul à plus de nucléaire ? Qu’il achète un autre yaourt plus cher mais qui émet de 2 grammes de moins ? Qu’il se prive de yaourt ? De qui se moque-t-on ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps-là, d’éminents médecins se font massacrer par d’iniques procès lorsqu’ils demandent aux industriels d’indiquer la quantité de sel qu’ils ont introduite dans leurs plats cuisinés. Pareil pour le sucre et les produits gras, où même une loupe de 3 cm d’épaisseur ne vous donnera pas l’information. Sans parler de l’aspartam, des PCB dans les beefsteaks, du bisphénol A dans les canettes de boisson, des pesticides dans les fruits ou des OGM dans les légumes. Nous ingurgitons, sans le savoir, des quantités phénoménales de poisons qui font exploser le nombre de cancers, de maladies cardio-vasculaires, les cas d’obésité et autres catastrophes sanitaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cacher ce que les produits contiennent pour détourner l’attention vers le type d’énergie produite pour les fabriquer est criminel.&lt;br /&gt;Faire de la politique, organiser la cité, vivre, c’est faire des choix de priorités. &lt;br /&gt;En cette période d’impasse budgétaire où nous a plongés la folie de l’hyper-capitalisme financier, perdre du temps et de l’argent public sur des faux sujets est une marque de plus de l’irresponsabilité de ceux qui prétendent nous gouverner.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-5629092705499329322?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/5629092705499329322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=5629092705499329322' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/5629092705499329322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/5629092705499329322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/10/letiquetage-environnemental-une-belle.html' title='L&apos;étiquetage environnemental, une belle diversion'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-7668316032955305469</id><published>2011-10-08T14:57:00.002+01:00</published><updated>2011-10-08T15:01:08.641+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Steve Jobs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='marketing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RSE'/><title type='text'>Le marketing plus fort que la RSE.</title><content type='html'>&lt;span style="line-height: 115%; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;em&gt;Big father&lt;/em&gt; ou le culte de la personnalité d’un marchand.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 115%; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA; mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US;"&gt;Devant le chœur unanime des groupies, il faut s’interroger. Pourquoi un tel délire collectif pour le milliardaire qui n’a inventé ni la pénicilline, ni la radiographie ? Et pas même - dans son domaine - l’internet, ni le PC, ni le téléphone cellulaire, ni les moteurs de recherche, ni les réseaux sociaux, ni le e-commerce, ni la tablette numérique…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Oubliées les conditions de travail insoutenables des sous-traitants chinois ? Oubliée la façon pour le moins expéditive de traiter ses propres employés ? Oublié l’impact environnemental catastrophique de la fabrication des jolis gadgets ? Oubliée l’obsolescence organisée des produits via un processus diabolique de montée en gamme ? Oubliés les prix prohibitifs dont les montants se terminent inexorablement par 99, insulte à l’intelligence des acheteurs ? Oublié l’enfermement dans un univers propriétaire, contraire parfait de l’internet ouvert (logiciels libres, &lt;em&gt;opensource&lt;/em&gt;, gratuité) ? Oublié le risque de &lt;em&gt;big brother&lt;/em&gt; ? Oubliées les fonctionnalités inutiles ou infantilisantes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Le marketing des multinationales est plus fort que la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Celui qui est capable de transformer une insignifiante mise à jour de version de logiciel en un évènement planétaire, « &lt;em&gt;rend indispensable ce dont nous n’avons pas besoin&lt;/em&gt; ». Le mythe de l’entrepreneur génial se construit par l’art de flatter en même temps notre instinct grégaire (tous le même gadget à l’oreille) et notre snobisme (j’ai choisi la couleur), notre goût pour le masochisme (&lt;em&gt;money-slave&lt;/em&gt;) ou la captivité, notre fétichisme puisque nous préférons le culte des objets à l’amour des idées, notre soif de gourous et de prêches à l’américaine aux sermons moralisateurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;C’est que Steve Jobs a su nous ramener en enfance, par ses deux seules armes : l’interface tactile et le monde de l’image. Tels des enfants, nous touchons avec le doigt et nous &lt;em&gt;regardons&lt;/em&gt;. Nous privilégions la forme des jouets (imposture intellectuelle du &lt;em&gt;design&lt;/em&gt;) au fond et à la finalité. Et tels des enfants, nous pleurons aujourd’hui notre père disparu. Quand allons-nous grandir ?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-7668316032955305469?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/7668316032955305469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=7668316032955305469' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7668316032955305469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7668316032955305469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/10/le-marketing-plus-fort-que-la-rse.html' title='Le marketing plus fort que la RSE.'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-294058978216006462</id><published>2011-07-29T16:44:00.000+01:00</published><updated>2011-07-29T16:44:08.310+01:00</updated><title type='text'>Chronique du développement durable : et si on parlait d'incompétence ?</title><content type='html'>Après 4 ans de palabres incantatoires, rares sont ceux aujourd’hui qui ne sont pas convaincus que le fameux Grenelle de l’environnement n’était qu’une vaste opération élyséenne de communication, un fatras ectoplasmique, sans impact significatif sur le cours de l’activité économique et sur la vraie vie des vrais gens. Pire, les véritables questions énergétiques, économiques et sociales, donc politiques, n’ayant pas été adressées, les problèmes remontent inéluctablement à la surface. Et dire que les gentils petits écologistes, qu’on avait fait monter fièrement sur les estrades en guise de caution, n’ont pas été récompensés de leur complaisance ou de leur crédulité à l’égard de cette mascarade, puisque voilà qu’un décret, fixant les nouvelles règles d’agrément des associations, vient de les exclure des instances officielles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté de la mauvaise foi de ceux qui s’accrochent à leurs privilèges, appuyés sur la force de leurs lobbies, de la malhonnêteté intellectuelle et de la cupidité des décideurs, de leurs biais idéologiques, s’ajoute toujours une dose d’incompétence, dont personne ne parle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le summum de l’incurie est-il atteint avec le scandale des algues vertes, qu’il faut éternellement - tel Sisyphe - enlever des plages de Bretagne, par dizaines de camions, au frais du contribuable, au lieu de s’attaquer en amont à la question de fond de l’agriculture productiviste ? Ou bien avec le terrible coup d’arrêt porté à la filière photovoltaïque française, obligée de licencier, suite aux multiples stop and go de l’usine-à-gaz règlementaire. Les allers-retours et la godille, on connaît bien : après que le ministère de l’environnement ait autorisé, sans réfléchir ou sans le savoir, l’exploitation du gaz de schiste, vite, il faut faire maintenant machine arrière et s’interdire définitivement toute possibilité d’innovation. &lt;br /&gt;Après l’engouement pour la voiture électrique, étouffée pendant des décennies par les lobbies pétroliers, on s’aperçoit aujourd’hui que les batteries risquent d’exploser. Mieux vaut tard que jamais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Fukushima n’a pas ébranlé le lobby nucléocrate au pouvoir (pas plus que les années de retard de l’EPR de Flamanville) : on fait comme si rien ne s’était passé et on évite soigneusement tout débat public. Non, mieux vaut forcer les consommateurs à acheter des compteurs électriques soi-disant intelligents, au seul bénéfice d’EDF, et à effectuer des Diagnostics de Performance Energétique, dont la médiocre fiabilité a été démontrée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos bureaucrates de ministère empilent les mesurettes, juxtaposent les générations inefficaces de prêts « verts » (échec de l’éco-prêt à taux zéro, à 37 % de l’objectif), au sein d’un capharnaüm règlementaire. Projettent de rajouter à la confusion en créant de nouveaux labels écolos dans un paysage déjà incompréhensible. Ne trouvent rien de mieux à faire que s’obstiner à protéger le gentil loup des Alpes, qui égorge impunément 1200 brebis par an, sur le compte du contribuable. Ou de lancer un groupe de travail sur le développement du vélo ! On croît rêver ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nos technocrates européens ne sont pas en reste, qui continuent d’encourager les biocarburants, malgré l’avalanche d’études qui confirment leur nocivité pour l’environnement et les populations du Sud. Ou qui entretiennent la cacophonie sur les règlementations vis-à-vis des OGM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire diversion, on laisse le microcosme s’exciter sur le reporting RSE des PME, qui n’intéresse personne (qui lit les rapports extra-financiers des groupes cotés, ou les bilans sociaux des entreprises de plus de 300 personnes qui existent en France depuis 1977 ?) : ajoutez des kWh (d’une électricité nucléaire, donc climatiquement propre), des handicapés et des femmes, et il en sortira…une bouillie pour chat. Ou on théorise à l’infini sur l’imposture intellectuelle de la croissance verte (multiplions nos déchets, puisque cela fera plus d’éboueurs chez les sous-traitants de Veolia). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme agir c’est faire des choix et que la procrastination et la lâcheté sont des qualités connues des technocrates, on préfère écrire des rapports. Par exemple, s’éparpiller dans les 230 mesures à la Prévert du plan d’adaptation au changement climatique pour 2050 (qui sera là pour vérifier sa pertinence ?). Contredire les rapports précédents, en recalculant le rythme d’extinction des espèces, qui serait 2,5 fois moins rapide que prévu (Stephen Hubbell &lt;em&gt;in&lt;/em&gt; Nature), car les méthodes étaient défectueuses (c’est vrai que c’est difficile de calculer une diminution quand on ne connaît pas le point de départ…). Les plus de 200 décrets du Grenelle ne sont toujours pas publiés (4 ans après, quelle performance !), qu’il faut lancer à nouveau de multiples groupes de travail sur …l’efficacité énergétique. Même le GIEC, au lieu de se concentrer sur la science climatique, si fragile, se fend d’un énième rapport en faveur des énergies renouvelables, domaine hors de son champ de compétence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas étonnant que le développement durable ait un coup de &lt;em&gt;blues&lt;/em&gt; : le commerce équitable est au bord de la faillite, le bio est accusé de véhiculer des bactéries tueuses, le microcrédit attire les spéculateurs et les escrocs. Même les icones tombent de leur piédestal (Mohammad Yunus forcé à la démission de sa &lt;em&gt;Grameen Bank&lt;/em&gt;). Et les salariés de WWF s’interrogent publiquement sur la compétence et l’éthique de leur patron, qui passe pourtant si bien à la télé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que la croisière écolo-bureaucratique s’amuse, dans la vraie vie, les industriels se ruent sur le pétrole et le gaz de l’Arctique, sur les gaz de schiste de Pologne et les prix de l’essence explosent (même si un ministre fait semblant de menacer le PDG de Total). Et l’année 2010 a battu tous les records en matière d’émission de CO2 (30,6 gigatonnes), soit + 5,5 % (progression naturellement parallèle avec celle du PIB et de la consommation d’énergie). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi tant d’incompétence ? Est-ce spécifique au domaine (les bons sentiments et l’émotion devant les belles images d’ours polaires chasseraient le bon sens) ? Malheureusement, le même constat de désastre de l’intelligence vaut aussi bien souvent pour l’économique et le social. Devant tant de dysfonctionnements, d’amateurisme et de politiques de Gribouille, la fatigue nous gagne.&lt;br /&gt;Après la fatigue, vient l’indignation. Après l’indignation, la révolte. Pour changer la politique, il faut changer les incompétents qui la font.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-294058978216006462?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/294058978216006462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=294058978216006462' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/294058978216006462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/294058978216006462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/07/chronique-du-developpement-durable-et.html' title='Chronique du développement durable : et si on parlait d&apos;incompétence ?'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-7567477576182927239</id><published>2011-04-16T09:37:00.002+01:00</published><updated>2011-04-26T08:18:35.312+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='équité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='social'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='solidarité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='égalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='justice'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Mes 126 propositions pour un développement durable</title><content type='html'>Ca y est. Le diagnostic a largement été établi. La finance folle, l’idéologie néolibérale et la cupidité sans limite des oligarchies qui prétendent nous gouverner, plongent et maintiennent dans le malheur des milliards d’êtres humains : faim, soif, extrême pauvreté, maladies en tous genres au Sud… exclusion, précarité, chômage, pauvreté, déclassement, diminution du pouvoir d’achat au Nord. Et partout, explosion des inégalités, dégradations de l’environnement, pillage des ressources naturelles, détérioration de la santé par d’innombrables pollutions. Assez de bla-bla. Il faut passer directement aux solutions. Voici une première liste de 126 actions. Ce sont des actions « de moyens » amont et non pas des actions de finalité (exemple : réduire le chômage). Les chaînes d’impacts entre ces actions et les résultats (i.e. un monde viable, solidaire et équitable) ne sont pas explicitées mais reposent sur plusieurs années de réflexions et d’études (certaines de ces actions sont également proposées par des associations, organisations, partis politiques ou par des économistes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces propositions sont libellées le plus simplement (un verbe à l’infinitif) et succinctement possible (des notes de bas de page explicatives n'ont malheureusement pas pu être insérées ici). Elles sont classées en 7 catégories (les 7 piliers de la sagesse ?) : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Système financier, monétaire et bancaire (« FIN ») &lt;br /&gt;Fiscalité (« FIS ») &lt;br /&gt;Gouvernance (« GOV ») &lt;br /&gt;Commerce international (« CINT ») &lt;br /&gt;Politiques publiques nationales (« POL ») &lt;br /&gt;Europe (« EUR ») &lt;br /&gt;Entreprises (« ENT ») &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;, par ordre d’importance décroissant et classées aussi en fonction de leur rayon d’action : monde (« MON »), Europe (« EUR ») ou France / niveau national (« FRA »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faites votre marché et apportez vos idées ! A vous d’étoffer cette première liste (elle sera mise à jour en continu), de changer les priorités, de construire à partir d’elle votre propre programme de gouvernement du monde, dans le sens d’un développement enfin équitable et soutenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Système financier, monétaire et bancaire (FIN)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-01 Revoir la gouvernance du FMI et ses missions &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-02 Refondre le système monétaire international &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON(EUR/FRA)-03 Redonner à l’Etat le monopole de création de la monnaie via sa Banque Centrale &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-04 Introduire une nouvelle monnaie mondiale, panier de devises équilibré , avec une chambre de compensation multilatérale, gérée par le FMI &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-05 Dé-privatiser les agences de notation financière en les plaçant sous tutelle du FMI et leur faire intégrer l’évaluation des pratiques sociales, sociétales et environnementales dans leurs notations&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-06 Instaurer une taxation sur les transactions financières de 0,1 % &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-07 Séparer les activités de banque commerciale de celles de banque d’investissement et de marchés &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON(EUR/FRA)-08 Nationaliser les banques commerciales &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-09 Interdire les paris boursiers sur les fluctuations de prix &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-10 Interdire les activités financières à effet de levier via l’emprunt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON(EUR/FRA)-11 Interdire les ventes à découvert&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-12 Interdire le trading pour compte propre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-13 Interdire les hedge funds et le shadow banking &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-14 Interdire tout produit financier dont le risque de crédit n’est pas facilement mesurable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-15 Interdire les marchés de gré à gré et rendre obligatoire les chambres de compensation pour tous les marchés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-16 Traquer et détruire toutes les disparités des marchés, afin d’empêcher les techniques d’arbitrage &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-17 Interdire toute transaction financière sur les prix des matières agricoles, des matières premières et des ressources énergétiques, qui ne soit pas directement appuyée sur une transaction commerciale &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON(EUR/FRA)-18 Limiter la taille des banques afin de réduire le phénomène de concentration et ses risques systémiques liés &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-19 Conditionner les prêts de la Banque mondiale, de la SFI, de la BEI, et des autres institutions multilatérales à leurs impacts sociaux et environnementaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-20 Echanger la dette publique des pays pauvres très endettés contre des investissements d’intérêt général &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-21 Constituer des fonds publics mondiaux, alimentés par les Etats nations, pour préserver les biens publics mondiaux (climat, accès à l’eau, accès aux services essentiels…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-EUR(FRA)-22 Imposer aux banques un équivalent du Community Reinvestment Act américain pour les obliger à prêter aux personnes en difficultés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON(EUR/FRA)-23 Rendre obligatoire une durée minimale de détention d’actions de 3 ans sous peine de pénalités fiscales dissuasives &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON-24 Limiter les plages de fonctionnement des bourses&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN-MON(EUR/FRA)-25 Interdire le crédit revolving&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;Fiscalité (FIS)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;FIS-MON(EUR/FRA)-01 Refondre la fiscalité dans le sens de l’équité, de la progressivité et de la redistribution &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIS-MON(EUR/FRA)-02 Punir impitoyablement la fraude fiscale &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIS-MON(EUR)-03 Supprimer les paradis fiscaux &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIS-EUR(FRA)-04 Supprimer les niches fiscales &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIS-EUR(ENT)-05 Instituer un impôt européen sur les sociétés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIS-MON(EUR/FRA)-06 Taxer les prélèvements sur les ressources naturelles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIS-MON(EUR/FRA)-07 Inciter fiscalement à l’épargne longue, à la fidélité des actionnaires et à l’Investissement Socialement Responsable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIS-FRA(EUR)-08 Instaurer une taxe sur les budgets publicitaires au bénéfice des associations de consommateurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIS-FRA-09 Réformer les impôts locaux en basant l’assiette sur la richesse réelle des contribuables et non plus sur la valeur locative supposée de leur logement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gouvernance (GOV)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-MON-01 Revoir la gouvernance du G20 en l’élargissant et en donnant à tous les pays et régions politiques la possibilité d’être représentés par un de ses membres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-MON-02 Aligner en cohérence les gouvernances du G20, du FMI, de l’OMC, de l’OIT, de l’OMS, de la FAO, de la Banque mondiale et des Banques Centrales des pays, autour d’une ONU reconfigurée &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-MON-03 Créer un Conseil de sécurité économique, social et environnemental, dont les membres sont élus par l’assemblée générale de l’ONU, avec un organe de règlement des différends et pouvoir de sanction envers les Etats et les transnationales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-04 Interdire tout cumul de mandat électoral&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-05 Changer de Constitution pour sortir du régime présidentiel et passer à un véritable régime parlementaire avec contrôle permanent des représentants du peuple par les citoyens et système de sanctions &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-06 Remplacer l’autorisation des candidatures à la Présidentielle par parrainage des élus par les signatures d’un million d’électeurs &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-07 Instaurer un accès facile au référendum d’initiative populaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-08 Décentraliser les pouvoirs en permettant à des groupes de citoyens de prendre des décisions sur des sujets locaux, via notamment des budgets participatifs &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-09 Réformer l’ensemble des élections locales, notamment les législatives, sur la base d’un scrutin proportionnel avec prime majoritaire &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-10 Interdire tout cumul de fonctions avec celle de ministre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-11 Interdire toute représentation immédiatement consécutive à une même fonction élective &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-12 Rendre obligatoire la participation des citoyens à toutes les élections, et ce dès l'âge de 16 ans&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-13 Interdire tout financement de partis politiques par des personnes morales ou associations&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-MON(EUR/FRA)-14 Fixer un taux d’actualisation normatif faible &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-MON-15 S’engager sur la voie d’un accord international pour le désengagement de l’arme nucléaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-16 Donner le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers non communautaires pour les élections locales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-17 Réformer le Sénat &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GOV-FRA-18 Supprimer le Conseil Economique Social et Environnemental &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Politiques publiques nationales (POL)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-01 Promulguer une loi-cadre pour le développement des services d’intérêt général&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-02 Améliorer le niveau des prestations sociales et le revenu minimum garanti &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-03 Introduire un revenu annuel maximal &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-04 Renforcer les moyens de la justice et de la police , afin d’améliorer les actions de prévention&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-05 Engager une véritable reforme à long terme du système des retraites par répartition &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-06 Mettre en place dans chaque département un pôle de coopération territoriale au service d’un développement local solidaire et soutenable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-07 Systématiser les clauses sociales et environnementales dans les marchés publics &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-08 Promulguer une loi cadre sur le service public de l’eau &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA(EUR)-09 Lancer un débat public sur le nucléaire suivi d’un referendum&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA(EUR)-10 Augmenter significativement l’investissement en R&amp;amp;D , particulièrement dans le domaine de l’énergie &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-11 Lancer un vaste programme de construction de logements sociaux et de rénovation des copropriétés délabrées et porter les dépenses publiques pour le logement à 2% du PIB &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-12 Elargir la taxe sur les logements vacants et réquisitionner tout logement vacant depuis plus de 2 ans pour l’affecter à une famille nécessiteuse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-13 Faire respecter la loi SRU via des amendes véritablement dissuasives &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-14 Créer un statut juridique pour les coopératives d’habitants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-15 Créer un droit universel à la compensation de la perte d’autonomie &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-16 Revoir l’ensemble de l’organisation des parcours de soins &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-17 Revoir en profondeur l’ensemble des contenus de l’enseignement secondaire &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-18 Décloisonner les filières d’éducation et de formation et les disciplines (rapprocher notamment les grandes écoles et les universités) en introduisant des passerelles et des possibilités de réorientation à de multiples niveaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-19 Limiter le nombre d’élèves par classe à 20, en priorité dans les établissements des zones défavorisées &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-20 Améliorer l’acquisition et la maîtrise par les enseignants des principes pédagogiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-21 Développer un service public de la petite enfance garantissant l’accueil de tous les enfants de moins de 3 ans &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;POL-FRA-22 Revenir à un véritable droit du sol&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Europe (EUR)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-GOV-01 Rendre plus lisible, plus efficace et plus démocratique la gouvernance de l’UE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-FIS-02 Harmoniser les politiques fiscales des pays membres dans le sens de la progressivité et de l’équité&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-FIN-03 Mettre en place un processus de coordination des politiques économiques et de financement des investissements de long terme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-FIN-04 Emettre des obligations européennes et garanties pour financer des projets d’infrastructure à long terme et le développement d’une économie sociale et solidaire &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-FIN-05 Réformer le rôle de la BCE en la contrôlant politiquement &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-FIN-06 Créer une dette publique européenne en mutualisant les déficits des pays européens a l’aide de vecteurs financiers communs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-ENT-07 Mettre en place des normes sociales, environnementales et sanitaires qui s’imposent à toutes les entreprises qui vendent leurs produits dans l’UE &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-FIN-08 Restructurer les dettes des Etats en difficultés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-ENT-09 Mettre en place une politique industrielle commune, basée sur la coopération des ressources et des compétences &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-10 Mettre sur pied une armée de défense européenne &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-11 Construire des pôles de compétitivité européens pour l’innovation sociale et environnementale &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-12 Développer une politique de l’immigration commune&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-13 Mettre en place une taxe carbone européenne aux frontières&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-14 Construire la feuille de route à moyen terme pour faire entrer la Turquie dans l’UE &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EUR-15 Construire la feuille de route à long terme pour faire entrer la Russie dans l’UE &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Commerce international (CINT)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CINT-01 Instituer de nouvelles coopérations internationales dans le domaine de l’alimentation pour prévenir les crises &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CINT-02 Réorienter les politiques publiques des PED en faveur de l’agro-écologie &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CINT-03 Introduire les critères environnementaux, sociaux , sociétaux, sanitaires et de bonne gouvernance des organisations marchandes dans les règles de l’OMC&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CINT-MON(EUR/FRA)-04 Différencier les taux de TVA en fonction des impacts sociaux, sociétaux et environnementaux des produits&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CINT-MON(EUR/FRA)-05 Supprimer les subventions à la consommation de combustibles fossiles et toutes celles qui sont nuisibles à l’environnement &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CINT-MON-06 Organiser les transferts de technologie vers les pays en développement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CINT-MON-07 Donner des titres de propriétés aux paysans des pays du Sud&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CINT-MON(EUR/FRA)-08 Favoriser financièrement les circuits courts&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CINT-MON-09 Donner une rente au pays producteurs de pétrole pour qu’ils ne l’extraient pas du sol &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Entreprises (ENT)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-MON-01 Harmoniser mondialement les normes comptables et placer l’organisme de normalisation sous contrôle des Etats &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-MON-02 Supprimer toute méthode comptable qui permet de sortir du bilan des entreprises et des établissements financiers des actifs risqués &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-03 Passer à la semaine de travail de 4 jours&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-04 Interdire une échelle des rémunérations supérieure à un facteur 30 entre le plus haut et le plus bas salaire dans une entreprise&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-05 Rétablir le lien entre les gains de productivité et la croissance salariale &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-06 Instaurer une sécurité sociale professionnelle afin de sécuriser les parcours professionnels&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA(FIS)-07 Pénaliser financièrement les entreprises qui abusent des CDD et de l’intérim &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-08 Punir impitoyablement la corruption &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-09 Interdire le rachat par les entreprises de leurs propres actions &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-EUR(FRA)-10 Lancer un Small Business Act pour soutenir le développement des TPE / PME&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-EUR(FRA)-11 Inciter financièrement et fiscalement l’économie sociale et solidaire et les formes d’organisations à but non lucratif &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-12 Interdire les plans de stock-options, les attributions d’actions gratuites, les retraites-chapeaux, les parachutes dorés et autres éléments de rémunération indus des dirigeants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-13 Plafonner la déductibilité fiscale des intérêts d’emprunts&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-14 Interdire le cumul et la succession des mandats d’administrateur de sociétés&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-15 Imposer une configuration des Conseils d’Administration où au moins 30 % des administrateurs sont élus par les salariés, et avec des représentants des associations de consommateurs, des collectivités publiques et des citoyens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-MON(EUR/FRA)-16 Obliger les entreprises transnationales à publier la comptabilité détaillée de leurs filiales, pays par pays &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA(FIS)-17 Introduire des taux d’impôt sur les sociétés progressifs en fonction de leurs taux de profits et différenciés selon leur taux d’investissements pour les inciter à investir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-18 Inciter financièrement au développement de services de proximité, à la location plutôt qu’à la propriété, aux produits fabriqués pour durer et développer l’économie de fonctionnalité circulaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-19 Conditionner systématiquement les aides publiques aux entreprises à des critères sociaux, environnementaux et de bonne gouvernance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-20 Obliger les partenaires sociaux à négocier des accords-cadre internationaux sur la RSE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-21 Instaurer un « chèque cotisation syndicale » annuel, payé par l’employeur, à verser par chaque employé à l’organisation syndicale de son choix&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-22 Interdire les organisations de travail pathogènes, rendre indépendants les médecins du travail et tripler leur nombre &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FIS-FRA-23 Inciter financièrement / fiscalement les entreprises à développer des formations diplômantes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-24 Plafonner les jetons de présence &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-(FIS)-FRA-25 Favoriser fiscalement le travail à temps partiel choisi et le télétravail&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-MON(EUR/FRA)-26 Introduire la notion juridique de casier judiciaire pour les entreprises qui ont été condamnées &lt;br /&gt;ENT-MON(EUR/FRA)-27 Systématiser une application drastique de la règle du pollueur / payeur &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ENT-FRA-28 Instaurer les recours collectifs vis-à-vis des entreprises&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-7567477576182927239?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/7567477576182927239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=7567477576182927239' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7567477576182927239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7567477576182927239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/04/mes-126-propositions-pour-un.html' title='Mes 126 propositions pour un développement durable'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-8872492595848613624</id><published>2011-04-13T12:05:00.001+01:00</published><updated>2011-04-26T08:19:14.240+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='parution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='essai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ouvrage'/><title type='text'>Développement durable et responsabilité d'entreprise, Philippe Laget  tous les livres à la Fnac</title><content type='html'>&lt;a href="http://livre.fnac.com/a3492769/Philippe-Laget-Developpement-durable-et-responsabilite-d-entreprise?Origin=DISS_BL_PE"&gt;Développement durable et responsabilité d'entreprise, Philippe Laget tous les livres à la Fnac&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-8872492595848613624?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://livre.fnac.com/a3492769/Philippe-Laget-Developpement-durable-et-responsabilite-d-entreprise?Origin=DISS_BL_PE' title='Développement durable et responsabilité d&apos;entreprise, Philippe Laget  tous les livres à la Fnac'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/8872492595848613624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=8872492595848613624' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/8872492595848613624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/8872492595848613624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/04/developpement-durable-et-responsabilite.html' title='Développement durable et responsabilité d&apos;entreprise, Philippe Laget  tous les livres à la Fnac'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-5178561776316830579</id><published>2011-04-02T19:11:00.003+01:00</published><updated>2011-04-26T08:19:38.491+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='parution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='essai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ouvrage'/><title type='text'>Parution de mon troisième essai : "Développement durable et responsabilité d'entreprise : mes quatre vérités"</title><content type='html'>Paru le 1er avril 2011, aux Editions L'Harmattan. En vente dans toutes les bonnes librairies !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-5178561776316830579?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/5178561776316830579/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=5178561776316830579' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/5178561776316830579'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/5178561776316830579'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/04/parution-de-mon-troisieme-essai.html' title='Parution de mon troisième essai : &quot;Développement durable et responsabilité d&apos;entreprise : mes quatre vérités&quot;'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-1572568837311720802</id><published>2011-03-02T13:53:00.001Z</published><updated>2011-03-12T13:20:35.075Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RSE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='reporting'/><title type='text'>Sempiternel reporting RSE : au-delà de la fatigue, quels indicateurs ?</title><content type='html'>90 % du débat du microcosme du développement durable français sur la RSE se concentre sur le sempiternel thème du reporting. Au lieu de travailler sur le fond : les stratégies d’entreprises, les actions concrètes à mener pour diminuer les risques et créer un supplément de valeur durable par la transformation des business models et de nouvelles façons de manager, plus ouvertes, plus humaines, plus responsables, plus éthiques. Sans doute parce qu’il y a là un nouveau fromage pour les consultants, qui, après avoir conseillé les grandes entreprises sur leurs beaux rapports de développement durable, avec belles images d’éoliennes et beaux discours (où l’on se présente sous son meilleur jour), vont pouvoir s’intéresser au grand marché des PME, pour autant que le décret à venir du Grenelle 2, pour lequel ils déploient un lobbying intense, les y autorise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et sans s’être interrogé sur les finalités de ce reporting. Qui veut comparer les entreprises et pour quoi faire, dans quel intérêt ? Certainement pas les entreprises elles-mêmes : personne n’aime les concours de beauté quand il faut révéler sa face cachée. Qui lit les rapports de développement durable imposés aux entreprises cotées depuis la loi NRE de 2001 ? Réponse : personne. Sauf, peut-être, les étudiants en &lt;em&gt;master&lt;/em&gt; de développement durable, qui savent bien manier le copier / coller. Et, bien sûr, les consultants, qui vendent leurs pseudo-benchmarks comparatifs et leurs prestations d’embellissement. Le législateur et les pouvoirs publics, qui ont pourtant imposé ces rapports extra-financiers, les classent verticalement sans les lire (enquête effectuée notamment à Bercy…). Les marchés financiers n’en ont cure puisque la Bourse est leur seul juge de paix de la performance. Les analystes de la niche de l’Investissement Socialement Responsable (2 % du marché…) eux-mêmes ne s’en contentent pas, puisqu’ils abreuvent en plus les entreprises de questionnaires détaillés, dont la pertinence est inversement proportionnelle à la longueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune partie prenante de n’importe quelle entreprise ne lit jamais ces volumineux rapports. Les actionnaires, les clients et les collaborateurs (les seules 3 parties prenantes qui comptent vraiment) les ignorent superbement (les clients les plus attentifs ne connaissent que les étiquettes et notices sur les produits ou les comparatifs de 60 millions de consommateurs). Les ONG, qui se sont autoproclamées représentants ( ?) de la société civile, et distribuent leurs mauvais points, les considèrent, à raison, comme du &lt;em&gt;greenwashing&lt;/em&gt;. Des animaux bizarres, comme le GRI, ONG dont la gouvernance et les règles de décision sont plus qu’opaques, prétendent détenir &lt;u&gt;la&lt;/u&gt; vérité et veulent faire passer toutes les entreprises du monde sous la toise de leurs fourches caudines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine publiée (après 5 ans de voyages autour du monde et 100 tonnes de salive pour pinailler sur chaque virgule, dépensés par des interlocuteurs qui ne représentent souvent qu’eux-mêmes), la pseudo-norme ISO 26 000, qui n’est finalement qu’un &lt;em&gt;wikipedia&lt;/em&gt; du développement durable, donne lieu à des prestations commerciales de certification (et notamment, qui plus est, par un organisme de normalisation français…), alors qu’on avait juré ses grands-dieux qu’elle n’était pas certifiable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne peut d’ailleurs y avoir de reporting et d’indicateurs universels, tant les enjeux diffèrent selon les secteurs d’activité économiques. Demander à une banque de collecter et de consolider le nombre de m3 d’eau consommés par employé de banque, relève de la bêtise pure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fervents promoteurs du reporting RSE semblent aussi avoir oublié, qu’en France, il existe un décret, en date du 8 décembre 1977, inspiré d’une pratique américaine des années 1950 (oui, cela ne date pas d’hier !), qui oblige les entreprises ou établissements dont l’effectif est supérieur à 300 personnes à publier un bilan social, après consultation du comité d’entreprise. On y trouve pratiquement tous les éléments du pilier social de la RSE : emploi, rémunérations, mixité, hygiène et sécurité, accidents du travail, conditions de travail, formation, conditions de vie dans l’entreprise, etc…&lt;br /&gt;Avec un succès mitigé, puisque quasiment personne ne lit ces bilans sociaux. Et si les pratiques des entreprises en matière de RH s’étaient considérablement améliorées grâce à eux, cela se saurait et se vérifierait à l’aune du stress des collaborateurs, du nombre de licenciements ou de suicides.&lt;br /&gt;Ce qui n’empêche pas nos chers consultants de réinventer l’eau chaude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croire que c’est par le reporting qu’on forcera les prétendus mauvais élèves à s’améliorer, relève, soit d’une grande naïveté, soit de visées à buts lucratifs.&lt;br /&gt;Tant de &lt;em&gt;bla-bla&lt;/em&gt; et que d’impostures intellectuelles pour si peu d’utilité…Toute cette &lt;em&gt;green fatigue&lt;/em&gt; pourrait nous inciter à jeter le bébé avec l’eau du bain. Non, retenons-nous, car le fond du sujet est plus sérieux que ceux qui occupent l’espace médiatique, et prêtons-nous quand même docilement à l’exercice. Essayons de ne retenir que 21 (le chiffre de 21 est à la mode) indicateurs. Au-delà, c’est trop compliqué, donc moins opérationnel, et il faut faire des choix : on aurait pu ainsi retenir aussi le nombre et l’étendue des accords-cadre sur la RSE signés par les partenaires sociaux, qui est aussi un indicateur de bonne gouvernance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous invite donc à &lt;em&gt;challenger&lt;/em&gt; la liste suivante, qui pourrait donner une image pas trop infidèle d’une entreprise d’un secteur industriel, par exemple. La plupart des indicateurs sont relativisés au Chiffre d’Affaires. Les évolutions de ces indicateurs seraient bien sûr à considérer sur 3 ans (la responsabilité d’une entreprise - démarche de long terme - ne peut s’évaluer à partir d’une photo des 12 derniers mois). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;strong&gt;Proposition de 21 indicateurs de RSE&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Indicateurs de gouvernance&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1-Taux de satisfaction de chaque partie prenante, salariés, clients, actionnaires, fournisseurs,… (% de « Très Satisfaits »)&lt;br /&gt;2- Part de la rémunération des cadres dirigeants dépendant d’objectifs ESG (%)&lt;br /&gt;3- Degré de diversité (genre, origine, nationalité, âge, expertise…) des instances dirigeantes (note de 1 à 10)&lt;br /&gt;4- Rapport entre le plus haut et le plus bas salaire&lt;br /&gt;5-Part du périmètre d’activités (y.c fournisseurs et sous-traitants) qui a donné lieu à audit ESG suivi de plans d’actions réalisées (% du CA)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Indicateurs économiques&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;6- Répartition de la valeur ajoutée entre les parties prenantes (%) [1]&lt;br /&gt;7- Comptabilité détaillée par filiales contrôlées et par pays, y compris la ligne impôts (EUR) [2]&lt;br /&gt;8- Dépenses de R&amp;amp;D et innovation (/CA)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Indicateurs sociaux &lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;9-Turnover des collaborateurs (% / an)&lt;br /&gt;10-Coût des accidents et maladies du travail (/ CA)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Indicateurs sociétaux&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;11- Proportion de produits / services générant un bénéfice sociétal (% CA)&lt;br /&gt;12- Pénalités financières, environnementales, sociales, civiles, pénales… (/CA)&lt;br /&gt;13- Contributions sociétales totales (impôts + mécénat – subventions) (/ CA)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Indicateurs environnementaux&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;14- Consommation énergétique (MWh / CA)&lt;br /&gt;15- Emissions de GES (teq CO2/CA)&lt;br /&gt;16- Consommation de matières premières (tonnes/CA) [3]&lt;br /&gt;17- Proportion des produits et déchets en fin de vie, recyclés ou valorisés (% tonnes) [3]&lt;br /&gt;18- Part des produits fabriqués dans une démarche d’éco-conception ou de Cradle to Cradle (% CA) [3]&lt;br /&gt;19- Proportion de produits / services générant un bénéfice environnemental (% CA)&lt;br /&gt;20- Consommation d’eau (m3 / CA) [3]&lt;br /&gt;21- Part d’eau rejetée polluée (% / consommation d’eau) [3]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;1] la partie relative aux rémunérations des salariés comprenant aussi les dépenses de formation &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;[2] grâce aux techniques des prix de transfert, les entreprises transnationales échappent indûment à la contribution au bien commun via l’impôt&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;[3] si pertinent&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-1572568837311720802?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/1572568837311720802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=1572568837311720802' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/1572568837311720802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/1572568837311720802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/03/sempiternel-reporting-rse-au-dela-de-la.html' title='Sempiternel reporting RSE : au-delà de la fatigue, quels indicateurs ?'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-3306090117054284556</id><published>2011-02-18T16:48:00.000Z</published><updated>2011-02-18T16:48:15.723Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='philanthropie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RSE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='business'/><title type='text'>Au secours, Michael Porter découvre la RSE !</title><content type='html'>Le pape du management (d’où nous vient que nous adorons nous prosterner aux pieds des gourous ?) vient de commettre un article, co-signé avec Mark Kramer, dans la sacro-sainte revue « &lt;em&gt;Harvard Business Review&lt;/em&gt; », intitulé « &lt;em&gt;The big idea&lt;/em&gt; (en toute modestie) : &lt;em&gt;creating shared value&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après des années de déni (« &lt;em&gt;The social responsibility of business is business, i.e. to maximize profit&lt;/em&gt; »), voilà que les donneurs de leçons découvriraient la RSE ? &lt;br /&gt;Les auteurs américains (professeurs, consultants, &lt;em&gt;business men&lt;/em&gt;…) ont un don : ils arrivent à inventer, chaque décennie, des modes de management, qu’ils savent vendre, à forte dose de &lt;em&gt;push marketing&lt;/em&gt; (puissance de feu des grands cabinets de conseil anglo-saxons, les&lt;em&gt; big six&lt;/em&gt;), à des managers crédules, en recherche de légitimité ou d’originalité pour renouveler leurs discours. Ils savent aussi très bien parler, souvent parler pour ne rien dire, puisque la plupart de leurs ouvrages de plusieurs centaines de pages, remplies d’idées reçues et de portes ouvertes allègrement enfoncées, peuvent être synthétisés par un esprit cartésien latin en une demi-page, pour pas dire sur un ticket de métro.&lt;br /&gt;Et ce, dans le meilleur des cas. Dans le pire, ils nous racontent des salades. Ainsi, Peters est aussi devenu pape avec son fameux « &lt;em&gt;Prix de l’excellence&lt;/em&gt; », bien que la plupart des entreprises dont il encensait le &lt;em&gt;business model&lt;/em&gt; aient fait faillite quelques années après. Autre qualité des américains : ils ont la certitude d’avoir toujours raison et se posent peu de questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Porter découvre aujourd’hui la RSE. Il nous apprend notamment, sans rire, que la RSE n’a finalement rien à voir avec la philanthropie ! Arghrr ! Il vaut mieux entendre ça que d’être sourd ! A sa décharge, Porter vit dans un pays où la &lt;em&gt;Corporate Social Responsibility&lt;/em&gt; est confondue avec les galas de charité et les indulgences : on gagne le plus d’argent possible, le plus vite possible, peu importe comment, puis on en redonne un peu aux nécessiteux, pas tant pour se racheter une conscience (les relations du &lt;em&gt;business man&lt;/em&gt; américain avec Dieu sont très mystérieuses pour un esprit européen) ou pour dorer son image, que pour monter des opérations de public relations, génératrices de nouvelles affaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Porter découvre que personne ne fait confiance aux multinationales et que leurs approches sont dépassées : ses propres conseils (bien rémunérés) de bonne gestion n’auraient donc pas été efficaces ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Porter énonce doctement que les entreprises devraient se concentrer sur la satisfaction des besoins de leurs clients (dommage que Monsieur Porter ne pousse pas plus loin l’analyse des différences entre besoins et demande…) et arrêter de leur vendre n’importe quoi n’importe comment ! Whaouh ! Quel scoop révolutionnaire ! Tous ceux qui s’échinent, comme moi, depuis plusieurs décennies à faire progresser les concepts de la qualité, doivent avoir les bras qui leur en tombent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Porter, Il faut mettre la &lt;em&gt;social responsibility&lt;/em&gt; «&lt;em&gt; au cœur du business&lt;/em&gt; », et non en périphérie ! J’adore ce genre de phrase totalement creuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée (géniale !) de la &lt;em&gt;shared value&lt;/em&gt; est tout simplement à la base même de la définition de la RSE : cela s’appelle extraire de la valeur à partir de la satisfaction des parties prenantes et de leur collaboration, puis leur redistribuer équitablement cette valeur créée, afin de générer une survaleur (&lt;em&gt;goodwill&lt;/em&gt;). Des dizaines d’économistes ont démontré ce phénomène depuis longtemps, que ce soit au plan micro-économique (via la réduction des coûts de transaction due à la fidélisation des parties prenantes), qu’au niveau macro-économique (une société inégalitaire est tout simplement moins efficiente globalement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a décidément aussi beaucoup de naïveté chez ces penseurs américains : ils sont tellement imprégnés, dans leurs gènes, du bien-fondé du capitalisme financier, de l’idéologie néolibérale et des vertus de l’individualisme et de l’égoïsme, qu’ils ouvrent des yeux tout ronds quand ils s’aperçoivent que les logiques de coopération et de partage sont plus puissantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, pour illustrer ses révélations, Porter cite le nom des quelques multinationales, qui seraient des modèles de RSE &lt;em&gt;new-look&lt;/em&gt;. Inutile de rappeler qu’à cet égard, les avis sont pour le moins partagés, tant les casseroles attachées à la queue de ces monstres sont nombreuses (violation des lois anticoncurrentielles, des droits du travail, publicités mensongères,…la liste est longue).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on ne change pas le système ambiant (et pour Porter, il est évidemment hors de question de demander plus de règlementation), la seule vision de la RSE qu’on peut défendre est une vision utilitariste, que Monsieur Porter vient de découvrir. Bienvenu au club !&lt;br /&gt;C’est un peu triste de devoir compter sur un tas de lieux communs, proférés par la bouche d’une star, pour faire avancer le débat sur la RSE. Mais après tout, on n’est plus à un &lt;em&gt;blah-blah&lt;/em&gt; près, soyons opportunistes, profitons-en, qu’importe le flacon…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-3306090117054284556?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/3306090117054284556/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=3306090117054284556' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/3306090117054284556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/3306090117054284556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2011/02/au-secours-michael-porter-decouvre-la.html' title='Au secours, Michael Porter découvre la RSE !'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-684442675377045657</id><published>2010-12-23T11:05:00.002Z</published><updated>2011-01-16T15:36:08.394Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2010'/><title type='text'>Je me souviens de 2010</title><content type='html'>Je me souviens que je me souvenais que 2009 n'avait pas été très différent de 2008.&lt;br /&gt;Je me souviens d’un Président crispé dont la pensée se décalait par rapport au sens des mots de ses vœux qu’il récitait sur son prompteur et que j’ai oubliés.&lt;br /&gt;Je me souviens que c’est à ce moment-là qu’il a fallu se mettre tout nu pour s’envoler vers l’Amérique.&lt;br /&gt;Je me souviens des larmes de crocodile qui gouttaient sur la tombe de Philippe Seguin.&lt;br /&gt;Je me souviens qu’un an après les émeutes de la désespérance en Outre-mer, rien n’avait vraiment changé.&lt;br /&gt;Je me souviens que c’était l’hiver, qu’il faisait froid et qu’il neigeait. &lt;br /&gt;Je me souviens de mon écœurement à propos du débat sur l’immigration ….nationale.&lt;br /&gt;Je me souviens que le montant du grand emprunt égalait pile celui des actifs toxiques dévoilés par la Société Générale.&lt;br /&gt;Je me souviens que Lionel Jospin voulait démontrer qu’il était un personnage historique.&lt;br /&gt;Je ne me souviens plus du niveau du CAC 40 le mercredi 13 janvier à 14 H 42. Ni celui de la veille. Ni celui du lendemain.&lt;br /&gt;Je me souviens qu'une catastrophique catastrophe dite naturelle s'est abattue sur le pays le plus pauvre du monde, vieille coutume de la double peine.&lt;br /&gt;Dès que j’ai appris par la radio que J.D. Salinger était mort, je me souviens m’être précipité pour relire d’un trait ses nouvelles et qu’une grande tristesse a envahi mon cœur, que cet homme que je ne connaissais pas et qui ne me connaissait pas, avait attrapé.&lt;br /&gt;Je me souviens avoir lu que les trente-huit premières banques américaines avaient versé 145 milliards de dollars de bonus. J’avais divisé ce nombre par le budget annuel de la lutte contre la faim dans le monde, ce qui faisait un paquet d’années. &lt;br /&gt;Je me souviens que le pays qui fut le berceau de la civilisation occidentale avait failli faillir, attaqué par les mêmes traders qui l’avaient aidé à maquiller ses comptes.&lt;br /&gt;…les mêmes traders, qui après avoir foutu la planète en l’air, avaient été sauvés par les mêmes Etats……&lt;em&gt;Mafia blues &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens que la plus belle entreprise du monde, autrefois reine de la qualité et de l’innovation, avait perdu sa course aux coûts et aux volumes contre la mondialisation, pour qui même les géants japonais ont des pieds d’argile.&lt;br /&gt;Je me souviens que pendant la même semaine de février, un séisme a frappé le Chili et un raz-de-marée le Poitou-Charentes. Un journaliste avait calculé le rapport entre les nombres de victimes. &lt;br /&gt;Je me souviens qu’aux jeux olympiques d’hiver de Vancouver beaucoup d’athlètes français s’étaient cassé la figure.&lt;br /&gt;On ne se souvenait plus de ce chanteur à la belle voix, à la belle moustache et à la belle gueule, grand échalas prénommé Jean dont le vrai nom était Tenenbaum. Je me souviens que mes parents l’aimaient beaucoup. &lt;br /&gt;Je me souviens des élections régionales où les français avaient massivement voté à gauche et à la suite desquelles le Président avait mis la barre à droite toute.&lt;br /&gt;Je me souviens avoir lu que les 25 premiers patrons de fonds spéculatifs américains avaient gagné chacun 1 milliard de dollars en 2009. Je me demandais ce qu’ils pouvaient faire de leur argent.&lt;br /&gt;Je me souviens que le jour du passage à l’heure d’été, un publicité à la radio nous incitait à changer aussi de montre. Parfait extrait concentré de l’esprit du capitalisme.&lt;br /&gt;Qui se souvient que le mardi 12 avril un tremblement de terre avait tué 2000 personnes au Tibet ?&lt;br /&gt;Je me souviens du nuage de poussière craché par un petit volcan d’Islande, au nom imprononçable, qui a bloqué tout le trafic aérien d’Europe. Virus H1N1 ou microparticules, le monstre de la mondialisation est sensible à l’infiniment petit.&lt;br /&gt;Je me souviens d’un printemps gris et froid.&lt;br /&gt;Je me souviens que les politiciens de droite se sont précipités pour voter une loi concernant la tenue vestimentaire de 337 femmes en France.&lt;br /&gt;Je me souviens qu’un ministre de l’intérieur et de tous les français s’était occupé personnellement du cas d’un homme, de confession musulmane, qui entretenait des relations avec plusieurs femmes, pour le déchoir de sa nationalité. &lt;br /&gt;Je me souviens de mon écœurement lors de l’annonce de l’étendue des turpitudes de Goldman Sachs.&lt;br /&gt;Je me souviens qu’un des pollueurs les plus riches du monde avait créé la plus grande marée noire des Etats-Unis et que ce sont les pauvres de Louisiane, encore eux, qui en profiteraient.&lt;br /&gt;Qui se souvient que des mêmes marées noires polluent le delta du Niger depuis cinquante ans ?&lt;br /&gt;Je me souviens du verdict de la justice indienne, 26 ans après la pire catastrophe écologique de l’histoire industrielle à Bhopal : 2100 dollars d’amende pour les anciens dirigeants d’Union Carbide. Pour 25 000 morts et 100 000 contaminés. Calculez le prix d’une vie humaine.&lt;br /&gt;Je me souviens que les politiciens européens, bien au chaud dans leurs palais, discouraient, les sourcils froncés, sur les mots austérité et rigueur. Pour les autres. Surtout pour les plus pauvres.&lt;br /&gt;Je me souviens que Denis Hopper était parti vers sa dernière chevauchée facile.&lt;em&gt; So long friend, take care&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Je me souviens de l’attaque d'un cargo humanitaire à destination de la Palestine par un commando israélien dans les eaux internationales. Pour cause de « &lt;em&gt;légitime défense&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Je me souviens que le gouvernement avait décidé que les vieux resteraient 2 ans de plus au chômage non indemnisé avant de pouvoir prendre une retraite tronquée.&lt;br /&gt;Je me souviens de cette vague de suicides chez un fabricant chinois de nos gadgets électroniques et de la réponse de la Direction : faire signer des décharges aux employés et placer des filets de sécurité. &lt;br /&gt;Je me souviens que l’Etat britannique a consenti à s’excuser pour le massacre irlandais du &lt;em&gt;Bloody Sunday&lt;/em&gt;. 38 ans et une enquête de 200 millions de livres pour reconnaître ce que tout le monde savait. Mieux vaut tard que jamais.&lt;br /&gt;Je me souviens qu’un condamné à mort dans l’Utah a été fusillé. Un autre dans le Texas a été électrocuté 32 ans après son crime. Un autre a été tué avec un anesthésiant pour chiens. L’Amérique est un pays moderne.&lt;br /&gt;Je me souviens du spectacle donné par le football français lors de la coupe du monde : fric, individualisme, incompétence, insultes. Reflet des effets de la mondialisation sur la société.&lt;br /&gt;Je me souviens que le salaire du PDG de Renault-Nissan avait atteint 8 millions d’euros, soit 5 siècles de SMIC. Record à battre pour l’année prochaine.&lt;br /&gt;Je me souviens du procès Kerviel et de sa vraie question : quelle est la part d’incompétence par rapport à la part de connivence du management de la Société Générale ?&lt;br /&gt;Et je me souviens de la réponse donnée lors du jugement : « &lt;em&gt;La banque n’est responsable de rien&lt;/em&gt; ». CQFD.&lt;br /&gt;Je me souviens d’un ministre du budget dont la femme était chargée de gérer l’optimisation fiscale de milliardaires.&lt;br /&gt;J’ai oublié le souvenir d’une Coupe du monde de football totalement inintéressante.&lt;br /&gt;Je me souviens du gâteau écœurant de l’été, qui liait des ministres à la crème des milliardaires.&lt;br /&gt;Je me souviens des beaux visages de Laurent Terzieff et de Bernard Giraudeau, désormais immortels.&lt;br /&gt;Je me souviens que le sang noir a coulé longtemps dans le golfe du Mexique.&lt;br /&gt;Je me souviens des belles performances de l’équipe de France aux championnats d’Europe d’athlétisme à Barcelone et aux championnats du monde de natation.&lt;br /&gt;Qui se souviendra que 20 millions de pakistanais ont été frappés par des inondations catastrophiques ?&lt;br /&gt;Je me souviens que le gouvernement de la France cherchait par tous les moyens à assimiler délinquance et étrangers.&lt;br /&gt;Je me souviens de la chasse aux Roms. Et de la honte d’être français.&lt;br /&gt;Je me souviens d’Alain Corneau. Quand je pense à lui, je me souviens aussi de Patrick Dewaere.&lt;br /&gt;Je me souviens que Laurent Fignon s’est échappé.&lt;br /&gt;Je me souviens que nous étions très nombreux à manifester le 24 juin, le 7 et le 23 septembre, le 2, le 12, le 16, le 19 octobre et le 28 octobre, et le 6 novembre. Avec la joie de partager notre colère.&lt;br /&gt;Je me souviens que Claude Chabrol est mort et que c’était un bon vivant.&lt;br /&gt;Je me souviens qu’Arthur Pen, Blake Edwards et Toni Curtis avaient fait partie de ma jeunesse.&lt;br /&gt;Je me souviens que le beau Danube bleu était devenu tout rouge.&lt;br /&gt;Je me souviens que le Prix Nobel de la Paix croupissait dans un cachot chinois.&lt;br /&gt;Je ne me souviens pas des noms des 33 mineurs chiliens prisonniers de la terre, mais de la médiatisation de leur sauvetage.&lt;br /&gt;Je me souviens que la pénurie d’essence d’octobre nous avait rappelé notre addiction à cette drogue.&lt;br /&gt;Je me souviens que la stupidité et l’égoïsme avaient gagné les élections de mi-mandat américaines.&lt;br /&gt;Je me souviens de la double peine pour Haïti : après le tremblement, la stupeur du cholera.&lt;br /&gt;Je me souviens de la libération de Aung San Suu Kyi, lumière d’espoir dans ce triste ciel d’automne.&lt;br /&gt;Je me souviens que les journalistes du Figaro ne s’étaient pas fait voler leurs ordinateurs.&lt;br /&gt;Je me souviens d’un remaniement ministériel qui s’appelait : «&lt;em&gt;On prend les mêmes et on recommence&lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;Qui se souviendra qu’une bousculade géante sur un pont du Cambodge avait fait 350 morts, au cours de la fête de l’eau ?&lt;br /&gt;Je me souviens qu’il aura fallu plus de 15 ans et des milliers de morts pour qu’on empêche le Mediator de tuer.&lt;br /&gt;Je me souviens que les irlandais ont été essorés pour renflouer les banques qui les avaient essorés.&lt;br /&gt;Je me souviens que le rêve Obama s’ébréchait. &lt;br /&gt;Je me souviens que Mario Monicelli s’est défenestré à 95 ans, atteint d’un cancer en phase terminale. Il faisait partie de Mes chers amis.&lt;br /&gt;Je me souviens que le froid et la neige de l’hiver étaient arrivés trop tôt.&lt;br /&gt;Je me souviens que Pompéi avait résisté à 2000 ans d’histoire mais pas à 10 ans de Berlusconi.&lt;br /&gt;Je me souviens que Coluche était devenu le restaurateur préféré des français.&lt;br /&gt;Je me souviens de ceux qui criaient à « &lt;em&gt;l’irresponsabilité&lt;/em&gt; » et à la «&lt;em&gt;dictature de la transparence&lt;/em&gt;» (sic) à propos de Wikileaks, avant de rajouter dans la même phrase : « &lt;em&gt;de toutes façons, on n’y apprend rien qu’on ne sache déjà&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Je me souviens que le pays des éléphants avait décidément du mal à entrer dans la démocratie. Comme celui des pharaons. La perle des Antilles également. La Biélorussie aussi.&lt;br /&gt;Je me souviens que 71 % des français ne faisaient pas confiance au Président de leur République.&lt;br /&gt;Je me souviens que le King Eric Le Rouge avait fait tremblé les filets des gardiens du temple de la haute finance.&lt;br /&gt;Je me souviens que les 11 cm de neige du 8 décembre en Ile-de-France étaient néolibéraux : des tonnes d'essence gaspillées dans les embouteillages monstres, des tôles froissées, des dépenses de santé pour réparer les poignets cassés suite aux chutes des piétons... ..c'est la croissance du PIB 2010 qui va se régaler !&lt;br /&gt;Je me souviens que les négociateurs du climat à Cancun avaient décidé qu’ils décideraient plus tard.&lt;br /&gt;Je me souviens que des policiers en tenue avaient manifesté contre une décision de justice, soutenus par le Ministre de l’intérieur.&lt;br /&gt;Je me souviens que le mot responsabilité était souvent employé. « &lt;em&gt;Wikileaks est irresponsable&lt;/em&gt; », criait le pouvoir diplomatique. « &lt;em&gt;Cantona est irresponsable&lt;/em&gt; » s'offusquait le pouvoir économique. « &lt;em&gt;Ce sont les pentes des rues et la météo qui sont responsables de la pagaille sur les routes&lt;/em&gt; », affirmaient les pouvoirs publics. « &lt;em&gt;La justice est irresponsable&lt;/em&gt; », s'égosillaient les policiers en tenue. Ce sont toujours les autres qui sont responsables de ce qui ne nous plaît pas.&lt;br /&gt;Je me souviens que les banques n’avaient jamais autant prospéré. Au tour des banques alimentaires maintenant.&lt;br /&gt;Je me souviens que la fortune de l’homme le plus riche de France, Bernard Arnault, s’était accrue de 11,5 milliards d’euros.&lt;br /&gt;Je me souviens que, face à la pagaille sur les routes enneigées, les pouvoirs publics avaient parfaitement réagi : le Ministre de l'intérieur avait décidé "&lt;em&gt;de ne pas verbaliser les automobilistes qui avaient abandonné leurs véhicules sur la chaussée&lt;/em&gt;" et le Ministre des transports avait adressé "&lt;em&gt;un message de compassion aux victimes de intempéries&lt;/em&gt;". &lt;br /&gt;Je me souviens que les patrons du CAC 40 avaient gagné en moyenne 190 fois le SMIC.&lt;br /&gt;Je me souviens que l’année 2010 avait été décrétée « &lt;em&gt;Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;Je me souviens qu’il y a eu 46 exécutions capitales aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;Je me souviens que je ne comprenais toujours pas pourquoi les italiens maintenaient Berlusconi au pouvoir.&lt;br /&gt;Je me souviens que les prêtres pédophiles étaient couverts par l’Eglise.&lt;br /&gt;Je me souviens que les contribuables européens avait apporté 4 589 milliards d’euros aux banques depuis le début de la crise.&lt;br /&gt;Je me souviens d’un ministre de l’intérieur condamné deux fois par la justice française.&lt;br /&gt;Je me souviens que les Etats européens se mettaient à genoux devant les spéculateurs.&lt;br /&gt;J’arrive maintenant à me souvenir des noms des deux journalistes de France 3, retenus prisonniers en Afghanistan, depuis plus d’un an : Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.&lt;br /&gt;Je me souviens du sourire de cette femme, à la station Javel.&lt;br /&gt;Je me souviens que 2010 aurait pu être meilleure. Ou pire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-684442675377045657?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/684442675377045657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=684442675377045657' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/684442675377045657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/684442675377045657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/12/je-me-souviens-de-2010.html' title='Je me souviens de 2010'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-7255672545216520877</id><published>2010-12-16T12:46:00.002Z</published><updated>2011-01-16T15:36:39.336Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2010'/><title type='text'>2010, annus horribilis du développement durable</title><content type='html'>2010 a démarré après le goût amer du fiasco de Copenhague et se termine sur le non évènement de l’insipide Cancun. Dans l’intervalle, le climategate, les attaques des climato-cyniques, les catastrophes, mais surtout les multiples ratages de gouvernance et les incuries de nos dirigeants, qui ont aggravé les effets de la grande dépression économique, nous font terminer l’année, non seulement avec une « &lt;em&gt;green fatigue&lt;/em&gt; », mais surtout, avec le constat que la fin de cette première décennie du 21ème siècle marque une crise de civilisation unique en son genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2010, année des grandes catastrophes&lt;/strong&gt;. 2010 a connu le plus grand nombre de catastrophes depuis 130 ans, dont 95 % des victimes vivaient dans les pays pauvres. Haïti, avec ses plus de 220 000 morts (dont 2000 dus au cholera), ne nous fait pas oublier les inondations au Pakistan (20 millions d’êtres humains sinistrés, 10 milliards de dollars), la canicule et les incendies de forêts en Russie (11 000 morts, 700 000 pauvres de plus par inflation des prix des céréales, pertes de 300 milliards de dollars), les séismes en Chine (3000 morts, 100 000 sinistrés, 4 milliards d’euros) et au Chili (800 morts, 500 000 logements détruits), les boues toxiques en Hongrie (1000 hectares polluées), les inondations en Chine (2000 morts, 40 millions de personnes touchées), en Thaïlande (4 millions de sinistrés), au Brésil (500 morts, 10 milliards d’euros) et en France avec Xynthia (50 morts, 1,2 milliards d’euros), la grippe H1N1 (18 000 morts).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2010, l’année de tous les records&lt;/strong&gt;. Près de 10 millions de personnes sont mortes de faim et du fait d’eaux contaminées,13 millions ont été victimes de maladies contagieuses, 11 millions d’enfants de moins de 5 ans nous ont quitté, 600 000 mères sont décédées durant un accouchement, 2 millions de personnes sont mortes du VIH / Sida, et plus de 7 millions sont décédées d’un cancer. &lt;br /&gt;2010 est l’année la plus chaude jamais mesurée. La concentration de gaz à effet de serre n’a jamais été aussi forte : 387 ppm de CO2, 1800 ppb de méthane, 322 ppb d’oxyde nitreux, idem pour les gaz chlorofluorés. La Chine est ainsi devenue le plus gros émetteur de GES.&lt;br /&gt;11 millions d’hectares de forêts ont été détruits et 14 millions d’hectares désertifiés. 5,6 millions d’hectares de terres arables ont été perdus en raison de l’érosion des sols. 9 millions de tonnes de produits chimiques toxiques ont été déchargés par les industries dans la nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nagoya, cache-misère de la biodiversité&lt;/strong&gt;. On a fait comme si c’était un succès…et oublié qu’il n’y a pas de moyens, pas de signature des Etats-Unis, pas de mesures juridiquement contraignantes, pas de sanctions, pas de financements….Et, pendant ce temps-là, presque plus de thons rouges, toujours pas de taxe sur les sacs plastiques en France, toujours autant d’algues vertes en Bretagne, renouvellement de l’autorisation de l’insecticide Cruiser, cacophonie sur les OGM... Disons au revoir aux 130 000 espèces qui ont disparu cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;En France, la croisière continue de s’amuser&lt;/strong&gt;. Un Grenelle de l’environnement incantatoire, qui accouche au mieux de souris, au pire de contradictions : abandon de la taxe carbone, cacophonie sur le photovoltaïque, frein aux éoliennes, abandon de l’appel d’offres pour les centrales solaires régionales, gains économiques annulés après 2020, démantèlement du grand ministère de l’écologie, psychodrame du convoi de déchets nucléaires de La Hague, politiciens verts qui continuent de s’entre-déchirer.…Tout ça pour ça ! 74 % des français ont raison de penser que c’est un échec. « &lt;em&gt;L’environnement, ça commence à bien faire&lt;/em&gt; », nous a d’ailleurs rappelé Nicolas Sarkozy, ce qu’ont confirmé les queues des automobilistes aux pompes à essence pendant les grèves. Normal, donc, que, sur les 100 entreprises leaders en technologies propres, seules 2 soient françaises (contre 33 californiennes), autant qu’en Suisse. Pendant ce temps-là, la Chine est devenue N°1 en technologies vertes (35 milliards de dollars) et le pays le plus attractif pour les investissements étrangers dans les énergies renouvelables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;USA, le grand recul&lt;/strong&gt;. La plus grande marée noire de l’histoire américaine, dans le golfe du Mexique, n’aura pas empêché la victoire des Républicains aux élections de mi-mandat de constituer le marqueur d’une grande régression environnementale et sociale : après le détricotage de la couverture maladie d’Obama et la fragilité du moratoire sur les forages en eaux profondes, il n’y aura pas de grande loi sur l’environnement ni de programme national de réduction des émissions de GES. Et vive l’envolée des ventes de 4X4, en fin d’année, suite à la baisse conjoncturelle du prix de l’essence. C’est le grand retour du « &lt;em&gt;It’s the economy, stupid !&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2010, début de la grande régression sociale&lt;/strong&gt;. Dans tous les pays occidentaux, 2010 sera l’année d’inflexion de la courbe de la baisse généralisée du pouvoir d’achat des classes moyennes. Les tarifs du gaz ont augmenté de 15 % en France. L’électricité est sur une tendance de + 6 % sur les 6 derniers mois, le plus fort taux d’augmentation depuis 30 ans ! Fin 2010, le prix des carburants est au plus haut depuis 2 ans. Le prix du m2 à Paris a augmenté de 20 % pour atteindre le record de 7000 euros. Les frais d’inscription à l’université au Royaume-Uni ont triplé. Les catastrophiques politiques de rigueur vont jeter des millions de travailleurs dans la pauvreté et la précarité. Le taux de chômage dans la zone euro a atteint 10,1 % : 16 millions de chômeurs officiels, sans compter ceux qu’on ne sait pas ou ne veut pas comptabiliser. 4 actifs sur 5 dans le monde n’ont pas de protection sociale. Les inégalités, les écarts de richesse et la fracture sociale n’ont jamais été aussi criants. La crise commence véritablement aujourd’hui et ces records seront battus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souhaitons quand même la bienvenue aux 132 millions d’être humains qui nous ont rejoint en 2010. Bon courage et bonne chance pour les années suivantes ! S’il n’arrivent pas à changer le monde, ils devront s’y adapter : s’adapter au changement climatique, s’adapter à la dégradation historique de leurs conditions de vie, subir la cupidité et l’incompétence de leurs classes dirigeantes. Vivre malgré tout et aussi lutter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-7255672545216520877?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/7255672545216520877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=7255672545216520877' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7255672545216520877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7255672545216520877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/12/2010-annus-horribilis-du-developpement.html' title='2010, annus horribilis du développement durable'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-6488446969281300264</id><published>2010-11-07T17:34:00.002Z</published><updated>2011-01-16T15:37:28.086Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='finances'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banque'/><title type='text'>Banque et développement durable, un magnifique oxymore</title><content type='html'>De tous les secteurs industriels, celui de la finance est le plus éloigné du concept de développement durable. Il se situe même exactement à son antipode. Car la finance n’est pas un secteur comme les autres. On dit que c’est le système sanguin de l’économie mondiale. Sa responsabilité est gigantesque comme le prouve, par l’absurde, si l’on peut dire, cette crise mondiale catastrophique que nous vivons. Elle a été déclenchée par la quasi-totalité des banques d’investissement et des gestionnaires de fonds, qui ont disséminés, en pleine conscience , des produits toxiques dans toute l’économie. Et fait sauter la planète. Mise à part son ampleur historique, le phénomène est naturellement constitutif du fonctionnement habituel du capitalisme financier dérégulé, qui se nourrit des bulles avant de les faire éclater à la figure des perdants. Les bulles se succèdent régulièrement, avec les mêmes recettes et les mêmes acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le métier des banques n’est pas de gérer le risque, comme elle aiment à le prétendre souvent, mais de créer des risques, afin d’alimenter les grands casinos des paris boursiers. Elles gagnent des sommes d’argent astronomiques sur les paris, grâce à la meilleure qualité des informations qu’elles détiennent, que leurs poids sur les marchés leur permettent d’obtenir, tant légalement qu’illégalement (on ne compte plus les délits d’initiés et les conflits d’intérêts). &lt;br /&gt;L’image du système sanguin de l’économie n’est pas bonne : le sang apporte les globules rouges indispensables à la consommation d’énergie et à la vie. Alors que les banquiers de marchés se comportent comme des parasites qui sucent le sang de l’économie et l’anémient. &lt;br /&gt;Quel est le secteur économique qui a la plus grande part de la capitalisation de toutes les bourses du monde ? Réponse : les banques ! Quel est le secteur à qui les banques prêtent le plus ? Les banques ! Quel est le secteur où les dirigeants et les cadres supérieurs sont les mieux payés au monde ? Les banques . Quel est l’industrie qui distribue le plus de stock-options ? Les banques, toujours les banques. Les banques forment un monde fermé, qui tourne sur lui-même et vit pour lui-même. Leur matière première, totalement virtuelle, dématérialisée, les a coupées du monde réel : il ne s’agit même plus d’argent, mais de digits dépourvus de réalité, dans les disques durs de leurs ordinateurs.&lt;br /&gt;Les grandes banques d’affaires sont devenues les maîtresses absolues du monde.&lt;br /&gt;Le trading pour compte propre, la confection de produits complexes basés sur des modèles mathématiques opaques (auxquels d’ailleurs la plupart des banquiers eux-mêmes ne comprennent rien), le jeu des effets de leviers, les ventes à découvert, les manipulations comptables, les hedges funds, les multiples pyramides de Ponzi, les opérations de gré à gré (sans la sécurité des chambres de compensation), les paris sur les fluctuations de prix et notamment les spéculations des traders sur les marchés du pétrole ou des matières premières agricoles , ….sont des armes lourdes contre l’économie, à nocivité létale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, les cloisons entre les opérations financières de haut vol et la fraude sont loin d’être étanches . Les principaux couloirs de jonction portent le doux nom de paradis fiscaux . Ces animaux sauvages (70 territoires dans le monde) ont trois fonctions. Un : cacher puis recycler l’argent du crime organisé. Deux : aider les banques à échapper aux contraintes règlementaires, aux règles prudentielles et au fisc. Trois : leur permettre d’organiser l’évasion fiscale de leurs clients, les particuliers très fortunés d’une part, les grandes entreprises d’autre part. Total : 12 000 milliards de dollars échappent à la vraie économie et à la redistribution.&lt;br /&gt;Habiles, les banques n’assurent leur défense que sur la première des trois fonctions, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme : elles jurent leurs grands dieux qu’elles ne travaillent pas avec les pays de la liste noire du terrible GAFI . En omettant de préciser qu’il y a belle lurette que celle liste est vide : elle ne comporte plus aucun nom ! Tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hors cette responsabilité majeure, intrinsèque au fonctionnement et aux dérives des marchés financiers, le rôle de la banque devrait se concentrer sur le financement efficace de l’économie réelle. &lt;br /&gt;Contrairement à ce que voudraient nous faire croire leurs beaux rapports de développement durable, leurs enjeux prioritaires de RSE ne résident pas dans la réduction des émissions de CO2 de leurs personnels et bureaux.&lt;br /&gt;Ni dans la façon dont elles traitent leur personnel : les employés de banque sont généralement bien payés, leurs avantages sociaux et conditions de travail sont enviés par beaucoup d’autres professions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Financer efficacement l’économie signifie permettre au plus grand nombre de personnes, physiques et morales, via l’argent qu’elle leur prête et la gestion de leur épargne, de réaliser leurs projets de vie. Au-delà du caractère universel de son objet social (tout le monde - ou presque - a un compte en banque), le service qu’elle peut rendre ainsi à la société est inestimable et dans l’échelle de classement de la valeur des activités humaines selon leur utilité sociale, elle se situe sans conteste dans le haut de la liste (en tout cas au-dessus des fabricants d’armes ou de tabac, par exemple). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En agglomérant des millions de demandes unitaires, la banque de dépôt et de crédit permet aux lois statistiques des grands nombres de jouer en faveur de la mutualisation des risques, du lissage des volatilités des couples offre-demande, de l’optimisation des allocations de capitaux et de la diminution des coûts de transactions. Elle crée ainsi une sorte de chaîne de solidarité économique entre acteurs (les dépôts des uns permettent en partie les crédits des autres), à l’instar d’un assureur, où les primes des uns payent les sinistres des autres. &lt;br /&gt;Dans ce cadre, la responsabilité de la banque dite « de détail » s’articule principalement autour des trois thèmes suivants (le quatrième, le sujet de l’investissement socialement responsable a été abordé lors de billets précédents).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La responsabilité de la banque vis-à-vis de son client &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que le client soit emprunteur ou épargnant, la responsabilité de la banque de guichet s’exprime essentiellement en termes de transparence des conditions et tarifs, dans l’accessibilité et l’égalité d’accès aux produits et services, dans l’équité de traitement, dans la pertinence des conseils adaptés aux situations personnelles. On voit bien où est le rapport de forces entre un client, souvent peu éduqué financièrement, et la puissance de feu marketing d’une grande banque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question qu’est en droit de se poser chaque client est : « &lt;em&gt;Ma banque agit-elle dans mon intérêt&lt;/em&gt; ? » Or, chacun d’entre nous peut constater qu’en matière de qualité du service, de satisfaction du client et d’éthique (voir chapitre 10), les banques et leurs agents ont encore de gros progrès à accomplir, c’est le moins qu’on puisse dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, en matière de crédit à la consommation. Il y aurait beaucoup à dénoncer sur les pratiques des établissements de crédit spécialisés, souvent filiales de grands groupes de distribution ; on connait les dégâts du crédit revolving à 21 % de taux d’intérêt et au fonctionnement en spirale infernale, qui mène tout droit aux commissions de surendettement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les deux ans en France depuis vingt ans, le législateur vient au secours du consommateur bancaire : transparence et niveau des prix des services bancaires, règles sur les ventes groupées (ah, les fameux packages), incidents de paiement, facture bancaire,… Et les banques perdent régulièrement toutes leurs batailles d’arrière-garde, malgré le lobbying acharné de leur association professionnelle. Comme toujours, c’est la règlementation qui force le chemin de la responsabilité.&lt;br /&gt;Et le combat continue : en 2010, les banques françaises se sont vues infliger par l’autorité de la concurrence une amende de 385 millions d’euros pour entente sur le traitement électronique de la compensation des chèques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le mythe des financements responsables&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un financement responsable serait un financement dont le banquier se préoccuperait des éventuels impacts négatifs de l’objet du financement (projet, activités, opérations…) sur l’environnement et la société. En fonction de leur gravité, analysée soi-disant objectivement (comment ? c’est bien là tout le problème), il pourrait conditionner son accord à la réalisation de mesures préventives ou correctrices, et même aller jusqu’à refuser le prêt en cas de manquements jugés inacceptables (par qui ? c’est là aussi la question).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eliminons le cas des financements aux particuliers. Ils se font la plupart du temps (hors crédits immobiliers) sous la forme de crédits dits non affectés, amortissables ou revolving, ce qui signifie que le banquier ne sait pas (n’a pas à savoir et ne veut pas savoir !) l’objet du financement : un voyage à l’autre bout de la planète, un véhicule à moteur 4 x 4 - tous deux forts émetteurs de CO2 - un diamant pour votre maîtresse… C’est votre affaire, votre vie privée, pas celle du banquier, dont le métier n’est pas de vous faire la morale. Et sur quelles bases le ferait-il ? Ne demandez pas au banquier de se transformer en médecin, qui essaye de vous interdire de fumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idée d’un étiquetage CO2 des crédits à la consommation, ou des crédits de trésorerie aux entreprises, est une vaste blague. C’est vivre qui pollue (ou pas), ce n’est pas le crédit qui incite à polluer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste le cas principal des financements des gros projets d’infrastructures (barrages, mines, autoroutes, centrales thermiques…) conduits par de grandes entreprises du secteur énergétique, minier ou du bâtiment, souvent dans des pays en développement. Ces projets - qui se chiffrent en dizaines voire centaines de millions de dollars - font intervenir de multiples acteurs, locaux et internationaux, experts, sous-traitants et pools de dizaines de banques et d’agences de crédit-export (les projets sont souvent réalisées par des entreprises occidentales) autour de la Banque Mondiale ou de sa filiale, la Société Financière Internationale, et des Etats concernés. Les études préalables durent plusieurs années et les impacts sur les écosystèmes riverains et les indigènes donnent lieu à des milliers de pages, rédigées par des experts appointés. Les ONG, surtout les environnementalistes , font systématiquement pression pour arrêter le projet ou du moins le dénaturer. Avec plus ou moins de succès, tout étant toujours question de rapports de forces. Evidemment, personne n’a tort, personne n’a raison, tant les choses sont complexes et imbriquées. Sur ce sujet, comme sur tous ceux du développement durable, rien n’est noir ou blanc, rien n’est bien ou mal, rien n’est binaire. Ce type de projets apporte généralement des bienfaits aux habitants (accès à l’énergie, à l’eau, aux transports…), mais génère évidemment des dommages collatéraux, que les réparations et compensations ne peuvent totalement effacer. Dans le monde du progrès technique, on ne fait jamais d’omelettes sans casser quelques œufs. Les bilans sont évalués différemment selon la perspective de chaque partie et donnent lieu à des débats sans fin.&lt;br /&gt;Pour améliorer leurs chances d’aboutir, les ONG font désormais pression sur les banques, notamment au moyen de campagnes de dénigrement. Sans grand-succès, car on ne peut exiger des banques qu’elles se substituent aux maîtres d’ouvrages et sponsors du projet, commandités par un Etat souverain, qui en sont les décideurs et possèdent les compétences techniques pour mener les études d’impact, dont ne veulent pas se doter les banques. &lt;br /&gt;Si les affrontements avec les ONG sont souvent vifs, leurs échos ne dépassent généralement pas les limites du microcosme du développement durable. Car les controverses relatives à des projets situés à l’autre bout de la planète sont plus ou moins bien relayées par les médias, et la responsabilité d’une banque étrangère (surtout si elle est chinoise !) est diluée et trop peu engagée pour lui faire porter un risque de réputation capable de nuire au sommeil de son PDG (cf. chapitre 8). Les banques font néanmoins un peu semblant de jouer le jeu en signant des Chartes éthiques , qui n’engagent que ceux qui y croient, comme tous les Codes de conduite, manifestes et autres leurres, qui encombrent le paysage du développement durable.&lt;br /&gt;Les banquiers financent l’économie telle qu’elle existe. Si elle est verte ou si elle est sociale, tant mieux, si elle est noire, ou brune, ce n’est pas leur problème. L’argent n’a pas de couleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’égalité d’accès aux services bancaires et l’aide aux personnes en difficulté économique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les clients ne sont pas égaux. Dans n’importe quel portefeuille de clients bancaires statistiquement significatif, plus de 80 % des clients font perdre de l’argent à la banque. Il s’agit de clients modestes, souvent pudiquement baptisés « grand public », dont le solde de compte-à-vue varie chaque mois entre environ 2000 euros et zéro. Dotés d’une faible épargne de précaution, ils n’utilisent pas les services bancaires de façon optimale pour la banque et génèrent des frais de gestion (suivi des comptes et des découverts). La banque ne gagne sa vie que sur les clients du haut du panier, dits « bonne gamme » et fortunés. Devinez qui elle va préférer chouchouter. &lt;br /&gt;Le vieux proverbe « &lt;em&gt;On ne prête qu’aux riches&lt;/em&gt; » est éternellement vérifié : il signifie que les pauvres vont payer le crédit beaucoup plus cher, que leur épargne leur rapportera moins (les taux de rémunération croissent avec les montants déposés) et qu’ils ne bénéficieront pas de conseils avisés, synonymes de perte de temps pour le banquier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi que les banquiers laissent généreusement la microfinance, outil chronophage et peu rémunérateur, dédié aux chômeurs et aux personnes en graves difficultés financières, aux institutions spécialisées ou aux organismes à but non lucratifs : les banques françaises (essentiellement des mutualistes) ont accompli l’exploit d’accorder 3 926 microcrédits personnels au premier semestre 2010 (il y en a tellement peu qu’on peut les compter un à un) !&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Selon que vous soyez puissants ou misérables… ».&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La banque aime à limiter son rôle à celui d’un simple intermédiaire financier, totalement « neutre », qui permet, grâce à son accès privilégié aux marchés financiers de gros, que l’argent des investisseurs se dirige tout seul vers les entreprises ou les emprunts d’Etats, au service de la croissance privée ou publique. Sauf exceptions, souvent conjoncturelles et temporaires, la banque ne prête pas ses propres fonds. Elle ne se sent pas concernée par l’usage et l’utilité sociale de l’argent, aux deux bouts de la chaîne, l’investisseur d’un côté et l’emprunteur de l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, les banques ont une responsabilité phénoménale sur la marche du monde et le bien commun. Le défi de l’argent responsable est certainement l’un des plus stratégiques pour le futur de la planète. Si vous voulez changer le monde, commencez par changer la finance. Osera-t-on poser la question : comment faire de la banque un service public ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’instruction de l’affaire dite « Kerviel » (au fait, pourquoi ne dit-on pas « affaire Société Générale » ? Parce que cette banque en a connu de multiples ?) ne posait, au fond, qu’une seule vraie question : quelle est la part d’incompétence par rapport à la part de connivence du management de la Société Générale ? Le verdict de la justice française du 5 octobre 2010 a répondu : &lt;em&gt;la banque n’est responsable de rien.&lt;/em&gt; CQFD.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-6488446969281300264?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/6488446969281300264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=6488446969281300264' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/6488446969281300264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/6488446969281300264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/11/banque-et-developpement-durable-un.html' title='Banque et développement durable, un magnifique oxymore'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-3697891001823949419</id><published>2010-11-02T09:59:00.001Z</published><updated>2011-01-16T15:38:00.313Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cancun'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gouvernance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='climat'/><title type='text'>Pour que Cancun ne soit pas un autre "flopenhague"</title><content type='html'>Un an après le fiasco de Copenhague, les négociateurs de tous les pays du monde en matière de climat vont se retrouver à Cancun fin novembre. Le débat dépasse de loin la cause des militants environnementalistes : il s’agit d’enjeux géostratégiques qui font s’affronter des blocs-continents.&lt;br /&gt;Le film qui se joue pourrait s’appeler « Le bon, la brute et le truand ». L’Europe joue le rôle du bon : bon élève de la classe (marché européens des quotas de CO2, énergies renouvelables nordiques, nucléaire français, …), mais insuffisamment unie, naïve et maladroite, elle pèse peu devant les autres adversaires. &lt;br /&gt;La Chine endosse le costume de la brute : son développement économique à marche forcée ne doit souffrir d’aucune contrainte (qu’elle soit de nature environnementale ou sociale d’ailleurs). Elle est en guerre commerciale totale contre les Etats-Unis sur les technologies vertes et est engagée dans un affrontement majeur sur l’accès aux terres rares, matériaux indispensables au développement de ces mêmes équipements verts.&lt;br /&gt;Les Etats-Unis tiennent le rôle du truand : plus gros pollueur de la planète, l’américain moyen ne négocie pas son mode de vie, ni ne veut transférer ses technologies, et reste sous influence des lobbies des industries fossiles et de leurs amis politiciens républicains.&lt;br /&gt;Mais il y a un grand absent au casting principal : l’Afrique, continent sacrifié, pays le plus vulnérable au réchauffement climatique et le moins responsable historiquement.&lt;br /&gt;C’est l’Afrique qui souffrira la première, dans sa chair, des non-décisions de Cancun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme tout conflit armé, cette guerre économique fait des blessés et des morts. En matière de climat, la politique du chacun pour soi ne peut être gagnante pour personne : la théorie des jeux (« &lt;em&gt;Je n’avance que si tu avances, et réciproquement&lt;/em&gt; »), appliquée à la problématique du bien commun, nous apprend en effet qu’il n’y a que deux scenarios : « &lt;em&gt;Tous ou personne&lt;/em&gt; ». On s’en sort tous ensemble ou bien tout le monde coule sur le Titanic, les riches comme les pauvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que peut-on espérer de Cancun, alors que les réunions du G20 n’accouchent régulièrement que de paroles incantatoires et se contentent de laisser pourrir les situations, que les 0,7 % d’aide publique au développement ne sont toujours pas au rendez-vous, que le cycle de Doha est en panne et que l’OMC joue à contre-courant de la lutte contre la pauvreté, que les promesses de Copenhague en matière de fonds climatiques ne sont même pas respectées, et que les objectifs du millénaire ou ceux de la préservation de la biodiversité ne sont pas tenus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme les grands problèmes d’aujourd’hui (la pauvreté, la faim dans le monde, les maladies) ont plus de poids que ceux de demain, il nous faut prioriser les solutions qui jouent sur les deux échelles de temps. Le changement climatique ne peut plus être traité, par des bureaucrates, comme une question autonome, mais il doit être relié aux problématiques du développement, de la lutte contre la pauvreté et de l’aide pour le développement des pays pauvres (notamment via leur agriculture).&lt;br /&gt;Les Etats ont su trouver des centaines de milliards de dollars pour sauver les banques privées. Qu’on ne nous dise pas qu’ils ne peuvent rassembler la première centaine de milliards, promise par Copenhague, nécessaire aux fonds de développement et d’aide à l’adaptation des pays pauvres, qui seront les premiers frappés par l’aggravation des dérèglements climatiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les peuples ne veulent pas de la guerre économique, la vie serait douce si l’on ne nous forçait pas à lutter les uns contre les autres. Forçons nos dirigeants à gouverner enfin dans le sens du bien commun, de l’équité et de la solidarité avec les défavorisés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-3697891001823949419?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/3697891001823949419/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=3697891001823949419' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/3697891001823949419'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/3697891001823949419'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/11/pour-que-cancun-ne-soit-pas-un-autre.html' title='Pour que Cancun ne soit pas un autre &quot;flopenhague&quot;'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-1724466854008544753</id><published>2010-10-07T20:13:00.001+01:00</published><updated>2011-01-25T13:41:18.795Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='épargne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='finances'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livret'/><title type='text'>Le Livret de Développement Durable, une appellation non contrôlée</title><content type='html'>Quel chargé de clientèle bancaire saura vous expliquer en quoi votre Livret de Développement Durable (LDD) est …« développement durable » ? C’est le point de départ du film documentaire de Jocelyne Lemaire Darnaud « &lt;em&gt;Moi, la finance et le développement durable&lt;/em&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2007, pris de fièvre verte pré-Grenelle, les créatifs de Bercy ont transformé l’ancien Codevi (compte pour le développement industriel), créé en 1983 et qui servait (soi-disant…) au développement des PME en leur accordant des prêts à taux plus ou moins attractifs (hum…), et l’ont rebaptisé Livret de Développement Durable. Quelle innovation !&lt;br /&gt;Compte tenu du foisonnement de produits règlementés que les banques sont obligées de distribuer sans les avoir conçus, on peut dire que le Directeur Marketing des banques françaises habite à Bercy (les néolibéraux pensent d’ailleurs que ça a un petit arrière-goût soviétique…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’appellation « développement durable » accolée à ce livret d’épargne du pauvre (le plafond est de 6000 euros, il sert un taux astronomique de 1,75 %), sorte de mini-Livret A (ou de complément au Livret A pour les écureuils qui en ont atteint son plafond et sont attachés à la sécurité et la liquidité de leurs noisettes), s’apparente à du &lt;em&gt;greenwashing&lt;/em&gt; (technique de communication trompeuse qui consiste à faire croire au consommateur que le produit à des impacts bénéfiques sur l’environnement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Livret A et le LDD (de l’ordre de 240 milliards d’euros pour l’ensemble) sont assujettis aux mêmes règles de centralisation des fonds auprès la Caisse des Dépôts et Consignations, noble institution napoléonienne au service du bien public. Les fonds centralisés sont affectés au financement à taux réduit (puisque le taux de rémunération de l’épargne l’est) de la construction de logements sociaux de la France, qui en a bien besoin. C’est effectivement du domaine du développement durable (son pilier social) ; il n’y a pas plus « &lt;em&gt;socialement responsable&lt;/em&gt; » comme produit financier que le Livret A. Mais ce n’est pas du tout ce qu’entendaient par là les géniaux inventeurs du LDD.&lt;br /&gt;Les encours de LDD atteignaient 69 milliards d’euros fin 2009, plus que ce que les banquiers appellent par ailleurs l’Investissement Socialement Responsable (ISR) qui se présente sous forme d’OPCVM (50 milliards d’euros).&lt;br /&gt;Les intérêts du LDD, au taux pharamineux de 1,75 % (à comparer au retour sur capital dans les banques qui avoisine les 15 %, même après le passage de la crise), ne sont pas versés par les banques mais par la CDC (donc, finalement presque par le contribuable, s’agissant d’une banque publique…), qui porte la garantie de l’Etat pour les dépôts et qui rémunère les banques (au taux de 0,6 %) pour l’effort (épuisant) de collecte de ces livrets (dans le jargon marketing on parle de produits achetés pour ces livrets, par opposition aux produits vendus).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces règles de centralisation sont assez opaques et en tout cas changeantes (le régime actuel est transitoire jusqu’à 2012), au gré des &lt;em&gt;lois de modernisation de l’économie&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;sic&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;Le taux de centralisation, toutes banques confondues, est aujourd’hui de l’ordre de 66 %. C’est une moyenne. Ainsi, la Banque Postale, bonne élève (mais qui ne distribue pas encore beaucoup de crédits), a choisi de centraliser 100 % des fonds à la CDC (donc, quand vous ouvrez un LDD chez elle, il sert exclusivement à aider le logement social, comme le Livret A), les banques mutualistes centralisent à 88 %, les autres banques privées à hauteur de 20 % : tous les Livrets ne sont pas également « développement durable».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fonds non centralisés (donc, en gros, 30 %) restent à la disposition des banques distributrices pour s’adosser, dans leur gestion d’actif-passif (&lt;em&gt;ALM, Asset and Liabilities Management&lt;/em&gt;), à des crédits. 90% des montants doivent être consacrés au financement des PME (comme avant, avec l’ancien Codevi). Bien sûr, les PME trouvent des financements d’investissement auprès des banques, indépendamment de l’existence ou pas du LDD et du niveau de son encours.&lt;br /&gt;Seuls, 10 % (quelle générosité écologique !) de ces encours doivent être consacrés à des prêts dits « verts », c’est-à-dire à des financement d’économies d’énergie dans l’immobilier ancien des particuliers. Les critères d’éligibilité, qui sont ceux des crédits d’impôts développement durable, donnent lieu à une paperasse de plusieurs kilos de formulaires, que le chargé de clientèle moyen n’a ni le temps ni le goût d’apprendre par cœur, afin de vérifier si les 2,5 cm d’&lt;em&gt;isoflex&lt;/em&gt; annoncés par son client sont bien éligibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu’est-ce qu’un prêt dit « vert », dont le taux est supposé être plus attractif pour soi-disant stimuler la fameuse économie verte ? Ce n’est pas un prêt règlementé (ouf !), contrairement à l’éco-prêt à taux zéro (prêt spécial pour les riches qui ont les moyens d’effectuer de gros travaux de rénovation) ou au tout nouveau prêt à taux zéro plus (on n’arrête pas le progrès à Bercy), mais un prêt du secteur libre pour lequel les banques appliquent les taux qu’elles veulent. Allons voir sur le site internet d’une grande banque privée ce qu’elle raconte. S’agissant de prêts de montants inférieurs à 21 500 euros (barrière fixée par la réglementation), le prêt s’apparente à un prêt à la consommation standard, à taux fixe. Pour un montant de 5000 euros (prix d’une chaudière à basse consommation) et sur une durée de 4 ans, par exemple, la différence de taux entre un prêt classique, non vert (pour financer votre 4 x 4 ou votre voyage aux Seychelles, vilains !…) et un prêt vert, équivaut à l’avantage extraordinaire de 3 euros par mois (le prix d’un café). Tout ça pour ça ! Pour les prêts supérieurs à 21 500 euros (qui s’apparentent alors à la catégorie des prêts immobiliers), on vous renverra sur un simulateur de prêt immobilier classique, sans la moindre mention d’un quelconque avantage tarifaire (à découvrir, donc, avec délices auprès de votre conseiller…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’encours de ces prêts verts atteignait seulement 1,8 milliards d’euros fin 2009, faute de demande.&lt;br /&gt;Mais il y a vraisemblablement par ailleurs quelques autres millions de financements verts, éligibles ou non, qui sont effectués via des prêts classiques ou des prêts revolving standard, car les clients ne sont pas tenus d’indiquer la nature de leurs dépenses à leurs banquiers (heureusement pour leur vie privée !). Et ces derniers ne cherchent d’ailleurs pas non plus à savoir, l’argent n’ayant pas d’odeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, dans une banque, l’affectation, euro pour euro, d’une ressource d’épargne à un crédit, et donc sa traçabilité, sont quasiment impossibles, car la transformation passe par la cuisine opaque de la gestion actif-passif, espèce de gros chaudron où les banques mélangent les euros en fonction de leurs degrés supposés de liquidité, ceux de leurs clients avec ceux qu’elles empruntent sur les marchés financiers du loyer de l’argent, à court, moyen ou long terme. Les euros sont fongibles et les crédits qu’elles accordent à tel ou tel client pour tel ou tel investissement (vert, brun ou de quelque couleur qu’il soit…), ne peuvent se prévaloir d’être issus de tel ou tel épargnant (qu’il soit socialement responsable ou pas).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résumons nous : en gros, 70 % de l’épargne des LDD sert au logement social (c’est bien), 27 % finance le développement des PME (n’importe lesquelles, qu’elles soient vertes ou qu’elles polluent…), et 3 % - au mieux - sert à aider les cadres supérieurs, sponsorisés par le contribuable, à se faire poser des doubles fenêtres (que ce soit d’ailleurs pour des raisons phoniques ou climatiques…). C’est-à-dire ceux qui n’ont justement pas besoin de crédit, mais qui, issus des couches sociales favorisées, ont les moyens intellectuels de traverser le parcours du combattant consistant à trouver l’artisan de proximité compétent, capable de vous installer correctement les panneaux photovoltaïques sans casser les tuiles du toit (après bagarres avec la mairie et les Bâtiments de France…), les isolants qui vont bien ou autres équipements complexes pour lesquels il n’existe pas d’offres standardisées ni de filières professionnelles formées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas le taux du crédit qui stimulera l’économie verte, mais les professionnels compétents et les produits efficaces et accessibles au plus grand nombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le développement durable est une chose suffisamment sérieuse pour ne pas la laisser aux mains décridibilisatrices du &lt;em&gt;greenwashing&lt;/em&gt; et de l’incompétence.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-1724466854008544753?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/1724466854008544753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=1724466854008544753' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/1724466854008544753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/1724466854008544753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/10/le-livret-de-developpement-durable-une.html' title='Le Livret de Développement Durable, une appellation non contrôlée'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-3125108353076510211</id><published>2010-10-01T16:07:00.003+01:00</published><updated>2011-01-25T13:41:48.195Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='écologie'/><title type='text'>Quelles évolutions à moyen terme pour le contexte environnemental ?</title><content type='html'>Essayons de tracer, &lt;span style="font-family: Times, &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;, serif;"&gt;succinctement,&amp;nbsp;quelques tendances générales pour les évolutions à horizon 2020 – 2030 du contexte environnemental, avec&lt;/span&gt; leurs principales implications pour les producteurs et consommateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’à ces temps derniers, le pilier environnemental a occupé le devant de la scène du tripode du développement durable. Essentiellement pour deux raisons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la médiatisation croissante des dégâts environnementaux (catastrophes industrielles, perturbations climatiques) avec la pression continue de la démographie, de l’industrialisation et de l’urbanisation sur les biens naturels&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- les deux autres piliers (économique et social) n’étaient généralement pas vraiment intégrés. Et ce, par facilité : complexité des problématiques et cloisonnement des disciplines, terrains déjà bien occupés par les acteurs traditionnels (économistes, politiques)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la crise mondiale est venue révéler, par son amplification soudaine et terrible, les grandes faillites de notre système socio-économique : un milliard d’êtres humains souffrent de la faim, deux milliards vivent dans la pauvreté et 80 % des 4 milliards d’individus qui vont naître les rejoindront, chômage massif endémique des pays industrialisés, creusement dramatique et généralisé des inégalités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque les temps se durcissent et que les sources de financements publics se tarissent, on est conduit à&amp;nbsp;opérer des choix de priorité plus tranchés (cela s’appelle d’ailleurs faire de la politique). Les chaînes d’impacts (réflexions – décisions – actions – résultats) se raccourcissent : l’homme passera devant l’orang-outan, le tigre du Bengale ou le bébé phoque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, même si les problématiques environnementales sont donc en train de passer au deuxième plan des préoccupations, les réalités physiques ne disparaissent pas et les faits restent têtus : nous entrons dans un monde de rareté et qui ne pourra plus absorber indéfiniment nos externalités (finitude des espaces, limites des territoires, saturation des écosystèmes, effets de seuil, phénomènes d’emballement, irréversibilité des dégâts). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années qui viennent les questions environnementales devraient évoluer autour de 4 thèmes majeurs, avec bien sûr de complexes interactions (multiples boucles de rétroactions) entre eux. Par ordre d’importance décroissant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- la rareté des ressources&lt;br /&gt;- la quantité et la qualité de l’eau&lt;br /&gt;- les impacts de l'environnement sur la santé&lt;br /&gt;- la dégradation de la biodiversité &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La rareté des ressources&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'engouement actuel (quasiment obsessionnel, parfois irrationnel) pour le sujet du changement climatique, avec son impératif de réduction des GES, devrait s’atténuer. Face au principe de réalité qu’imposent la démographie et l’accroissement des besoins en énergie de 50 % d’ici à 2030 (avec un mix énergétique encore à 80 % fossile), la concentration de molécules de GES dans l’atmosphère continuera d’augmenter fortement, avec ses effets particulièrement négatifs (sècheresses) dans certains pays du Sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’amélioration de l’efficacité énergétique (voie prioritaire) sera donc plus motivée par les questions géopolitiques de sécurité énergétique d’une part, et la diminution programmée des réserves d’énergies fossiles d’autre part (malgré l’amélioration à venir des technologies d’extraction des pétroles et gaz non conventionnels). Quand la demande dépasse l’offre et que la rareté s’annonce, en général les prix augmentent. Il faudra vivre avec une énergie chère. Les processus industriels devront savoir fabriquer des produits « légers » et smart, et à la production relocalisée (optimisation des km parcourus tout au long de la supply chain). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà des stocks d’énergie, les phénomènes de rareté toucheront la plupart des ressources du sous-sol (au premier chef les métaux rares et les terres rares) : les industriels devront réfléchir aux processus et aux produits qui en sont économes, voire qui peuvent s’en passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, la course aux terres arables (voire les guerres…), la pression sur les ressources halieutiques, l’inefficacité écologique de certains types d’élevage (bovins et porcins notamment) vont exiger des professionnels de l’agro-alimentaire de savoir accompagner les inévitables changements de régimes alimentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La quantité et la qualité de l’eau&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’accès à l’eau et aux infrastructures d’assainissement est aujourd’hui l’un des facteurs explicatifs les plus importants de la maladie et de la pauvreté dans le monde. Etonnamment, le sujet donne lieu à un volume de publications bien inférieur à celui du changement climatique. La pression démographique et la montée des enjeux géopolitiques (guerres de l’eau) vont plus vite que les solutions technologiques (il faudra bien arriver à dessaler l’eau de mer efficacement), organisationnelles (gouvernance publique - privée) ou financières (question fondamentale du prix de l’eau).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les industriels devront notamment savoir comptabiliser (concept d’eau virtuelle) puis économiser l’eau utilisée dans leurs processus de fabrication et leurs produits. Ils devront en informer clairement les consommateurs occidentaux par affichage (étiquette environnementale). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les impacts de l’environnement sur la santé&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus de 15 % des maladies, dans les pays de l’OCDE, ont pour cause l’environnement. Certains dirigeants chinois eux-mêmes commencent à se demander à quoi sert une croissance de 10% si « on ne peut plus respirer ». Des épouses et enfants des cadres occidentaux expatriés en Asie refusent de les accompagner car l’air des grandes métropoles asiatiques est devenu tout simplement irrespirable. Personne ne sait quels seront les impacts des milliards de tonnes de produits chimiques déversées dans les sols ou contenus dans les produits ménagers et les habitats sur la prévalence des cancers ou autres maladies et sur la durée de vie en bonne santé des populations. Personne ne peut affirmer que des drames de type amiante ne se reproduiront pas, qu’ils proviennent des nanoparticules, de radiations nucléaires, d’ondes électromagnétiques ou d’émanations toxiques diverses et variées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La santé est le bien le plus précieux de chaque individu, juste après sa vie. Les dépenses de santé (tant en chiffres absolus qu’en % du PIB) vont augmenter considérablement dans tous les pays. Jusqu’à présent, la quasi-totalité des dépenses s’est concentrée sur l’aval, c’est-à-dire les traitements en vue de la guérison après le déclenchement de la maladie. L’enjeu est désormais de déplacer plus efficacement les investissements sur l’amont, c’est-à-dire la prévention. S’agissant de l’alimentation, il sera demandé aux industries agro-alimentaires de jouer un rôle dans cette prévention. Les autres producteurs de grande consommation devront aussi démontrer l’absence de nocivité de leurs produits sur la santé pour conserver leur droit d’opérer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La dégradation de la biodiversité&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démographie, l’urbanisation massive, l’artificialisation des territoires, la standardisation des modes de vie et l’agriculture intensive jouent violemment et inexorablement contre la biodiversité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le thème à la mode, tarte-à-la-crème des sujets de colloques en 2010 (année de la biodiversité oblige), en passe de doubler le sempiternel changement climatique dans l’audimat du microcosme écologique. Peu savent vraiment ce que c’est et de quoi ils parlent. Comme pour le développement durable dans sa globalité, la définition est molle, et surtout, il n’existe pas d’unités de mesure, contrairement à la tonne de CO2. La science ne sait pas décrire avec suffisamment de précision les milliards de chaînes d’impacts (dont la chaîne alimentaire) entre les différentes espèces, dans tous les coins de la planète, pour déterminer les rôles et les incidences (positives et négatives) respectives. Surtout que ce labyrinthe de relations évolue tous les jours, la nature étant un système en mouvement permanent.&lt;br /&gt;D’un point de vue des services rendus à l’homme ou des risques qui pèseraient en retour sur lui, toutes les espèces ne se valent pas, certaines sont plus égales que d’autres.&lt;br /&gt;Peut-être que tel gastéropode quasiment invisible, ou telle plante au nom barbare, a un rôle un million de fois plus important (pour notre santé par exemple) que les jolis ours blancs si souvent photographiés sur leur banquise.&lt;br /&gt;Il est peut être complètement stupide, d’un point de vue économique (c’est-à-dire d’un point de vue des priorités politiques de choix budgétaires) de faire dépenser par des constructeurs de vois ferrées ou d’autres agents économiques privés ou publics, des centaines de millions d’euros pour préserver le grand hamster d’Alsace ou le vison d’Europe.&lt;br /&gt;En l’absence d’instruments fiables permettant d’éclairer les décisions intelligentes, c’est le rapport de force entre les lobbies écologiques, les services de l’Etat (multiples administrations, à l’échelon local, régional ou national, qui se marchent allègrement sur les pieds dans le cadre d’une déresponsabilisation collective) et les acteurs privés (qui calculent et arbitrent leur coût de leur consentement), qui tient lieu de gouvernance. &lt;br /&gt;En même temps qu’une augmentation à venir des attaques des ONG contre les entreprises (les procès créant la jurisprudence), on devrait assister à une intensification de la règlementation mais avec une meilleure structuration et une harmonisation progressive du droit, ainsi qu’une certaine convergence et uniformisation au niveau de l'Europe, mais pas au niveau mondial (au delà des espèces protégées par l'UICN).&lt;br /&gt;Les grandes entreprises (seuls agents à disposer de moyens financiers) seront de plus en plus sollicitées par les Etats pour payer les « compensations » de leurs dégradations de la biodiversité. Des marchés financiers d'échanges de quotas de biodiversité seront expérimentés, dont il est difficile de prévoir le succès. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre ces 4 sujets majeurs, d’autres thématiques environnementales impacteront bien sûr les entreprises et les consommateurs comme par exemple celle des déchets, dont le volume croit plus vite que le PIB, et pour lesquels la responsabilité du producteur va s’élargir.&lt;br /&gt;Globalement, les entreprises devront savoir anticiper l’accroissement du volume de règlementations (via notamment des stratégies de lobbying responsable) et du niveau d’exigence des associations de &lt;span style="font-family: Times, &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;, serif;"&gt;consommateurs (par&lt;/span&gt; exemple, demande d’un étiquetage environnemental complet : CO2, matières, eau, km parcourus...).&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;, &amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-family: Times, &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;, serif;"&gt;&lt;span style="font-family: Times, &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;, serif;"&gt;Ces pressions ne seront malheureusement pas suffisantes (question de rapport de forces) pour transformer profondément l’économie capitaliste mondiale et la faire passer du schéma traditionnel «&amp;nbsp;extraction – production – distribution – consommation – destruction&amp;nbsp;» au cercle vertueux d’une économie circulaire et de fonctionnalités&lt;/span&gt;, basée sur l’usage et la location de services et non la propriété. L’intérêt premier des producteurs reste de vendre de plus en plus de produits, aux mêmes consommateurs. Des produits à longue durée de vie, des produits qui se loueraient, des produits qui se partageraient, des produits qui se recycleraient, des produits qui se transformeraient en services grâce à la coopération intelligente de plusieurs acteurs de la chaîne, etc… tout cela va contre l’intérêt économique fondamental des producteurs. Comme ce sont eux qui façonnent le monde dans lequel nous vivons (500 milliards de dollars de publicité par an pour nous faire changer de voiture ou de téléphone) et que le pouvoir de l’offre est supérieur à celui de la demande, il n’y a aucune chance que ce système de prédation change rapidement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mais au-delà de ces pressions accrues, on devrait surtout assister à une plus forte segmentation des marchés de consommateurs par le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, tout le monde ou presque (dans les pays développés) possède un iphone (le gosse de riche comme le fils de famille modeste). Demain, seules les catégories les plus favorisées pourront se payer les produits qui nécessiteront l’utilisation de matériaux rares dans leur composition ou leurs processus de fabrication, ou qui seraient énergivores, ou qui auraient été «purifiés», etc... &lt;br /&gt;Les autres devront se contenter de produits à faible qualité environnementale, mais à bas prix.&lt;br /&gt;La question des conditions de vie des consommateurs n'est pas différente de celle des conditions de vie des travailleurs.&amp;nbsp;Puisque ce sont les mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de la journée, le pilier social ressort toujours, car c’est définitivement l’homme qui reste la finalité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-3125108353076510211?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/3125108353076510211/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=3125108353076510211' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/3125108353076510211'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/3125108353076510211'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/10/quelles-evolutions-moyen-terme-pour-le.html' title='Quelles évolutions à moyen terme pour le contexte environnemental ?'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-2464963019742792796</id><published>2010-09-27T19:48:00.001+01:00</published><updated>2011-01-25T13:42:38.534Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='social'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gouvernance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Quel avenir pour le développement durable ?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’environnement, une tendance « virtuelle » &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis une douzaine d’années, le développement durable (avec sa déclinaison dans le monde de l’entreprise, la RSE) est, de plus en plus, « &lt;em&gt;à la mode&lt;/em&gt; ». Mais il l’est surtout dans les medias et chez les organisateurs de séminaires ! C’est-à-dire dans les mots, dont se gargarise une élite microcosmique, et non dans la réalité. L’aspect fourre-tout du concept, insuffisamment structuré, permet en effet d’y mélanger un grand nombre de problématiques hétéroclites. Dans la liste à la Prévert des nombreux sujets estampillés DD, c’est l’environnement (grands désastres écologiques, catastrophes industrielles, dérèglements climatiques…) qui est arrivé en tête, en occupant le vide laissé par la disparition de la dialectique entre le pilier social et le pilier économique (chute des régimes communistes, triomphe du capitalisme).&lt;br /&gt;A tel point que, dans l’esprit de beaucoup, le développement durable se limite à la préservation de l’environnement. Points d’orgue de cette tendance en Europe : le Grenelle de l’environnement français (belle opération de communication élyséenne, même si elle a accouché de petites souris) et les psychodrames de Copenhague et de la taxe carbone (au sein du débat environnemental européen, le changement climatique a pris une place étonnamment disproportionnée).&lt;br /&gt;Malgré cela, au-delà de son microcosme, l’écologie peine à convaincre l’opinion publique et les électeurs en tant que force politique autonome.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, la crise mondiale repositionne l’écologie en arrière-plan, comme un problème de riches.&lt;br /&gt;Après les controverses sur le climat, le rabot des niches fiscales vertes (déficits obligent) et les changements perpétuels de règlementations (en matière d’incitations aux énergies propres notamment), la préoccupation environnementale devrait connaître son asymptote. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux Etats-Unis, d'ailleurs, l’environnement n’est clairement pas dans l’agenda économique et politique. En Chine et dans les grands pays émergents, la marche forcée du développement économique ne doit pas être contrainte par des effets collatéraux, même si les dirigeants sont conscients du risque d’étouffement (au sens propre comme au figuré !). Leurs investissements dans les &lt;em&gt;cleantechs&lt;/em&gt; n’ont pas pour objet de sauver la planète mais il s’agit simplement d’un nouveau business, comme un autre (développer des OGM par exemple), avec de l’argent à gagner via la création de bulles spéculatives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Marx, réveille-toi !&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dialectique traditionnelle « économie versus social », au sens marxiste du terme (capital versus travail), est en train de (re)prendre le dessus sur les autres préoccupations comme l’environnement et de revenir en force sur le devant de la scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’extension du primat de la logique d’efficacité financière à tous les secteurs d’activité (maximisation des rendements à court-terme, accumulation exponentielle et accaparation du capital et des profits par l’élite, accroissement des externalités négatives et socialisation des pertes et des risques) détruit l’égalité (l’exemple actuel de la contre-réforme des retraites en France est probant).&lt;br /&gt;L’explosion spectaculaire des inégalités dans tous les pays développés n’est plus à démontrer (moins de 1% des foyers de la planète se partage 38 % de la richesse privée mondiale).&lt;br /&gt;Elle s’explique par un affaiblissement considérable et continu de la puissance publique, dans son rôle redistributif face aux mécanismes inégalitaires de la mondialisation financière. Cet affaiblissement a été voulu et programmé par les Etats eux-mêmes puisque les gouvernements occidentaux (dont les dirigeants sont de connivence avec le monde des affaires), au lieu de jouer leur rôle de protecteur des faibles, ont jeté sciemment de l’huile sur le feu de la mondialisation (suppression progressive des garde-fous, détricotage des filets de protection sociale), encourageant et amplifiant ainsi ses effets dévastateurs, particulièrement sur les catégories défavorisées mais désormais aussi sur les classes moyennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui tétanisés par les déficits et endettements publics gigantesques qu’ils ont eux-mêmes créés (réductions d’impôts pour les riches, sauvetage de leurs amis de la finance), les Etats se sont mis hors jeu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Focalisation sur le court-terme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’impact économique et social de la grande crise financière mondiale a relégué aux oubliettes la généreuse préoccupation du développement durable vis-à-vis des générations futures.&lt;br /&gt;Qu’il s’agisse du contexte électoral français, de la cacophonie européenne, ou de la rigidification des relations Chine – USA, toutes les conditions sont réunies pour empêcher toute naissance d’une quelconque grande réforme ou grand projet fédérateur à impact de long terme, à quelque niveau que ce soit (national, régional et encore moins mondial) : pas de politique industrielle, pas de réforme fiscale, pas de vraie réforme des retraites, pas de coopération européenne, pas de gouvernance mondiale de la monnaie, des échanges financiers (pas de nouveau &lt;em&gt;Bretton Woods&lt;/em&gt; à l’horizon, hélas) ou de l’environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les grandes entreprises, elles, ne se sont saisies du concept de développement durable que comme objet de communication au service de leur image. Bien qu’elles s’en défendent évidemment, leur discours en la matière (ô les beaux rapports de développement durable !) n’est que du &lt;em&gt;greenwashing&lt;/em&gt;. Elles n’obéissent qu’à la dictature du ROE trimestriel et l’actionnaire reste leur seul maître, qui ne leur demande pas d’être responsables (l’ISR est invisible) mais rentables, peut importe comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les entreprises se mettent soudainement à tomber amoureuses des réductions de CO2, c’est uniquement parce que leurs stratégies post-crise se limitent à la diminution drastique des coûts (quelle imagination !), dont leurs factures énergétiques font partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A tous les niveaux, seul prévaut désormais le court-terme (après moi le déluge). Survivre au jour le jour, tel est le projet collectif qui est proposé aux populations, aux citoyens, aux employés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Victoire de l’individualisme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’individualisme, valeur (&lt;em&gt;sic&lt;/em&gt;) prônée par le néolibéralisme, règne aujourd’hui à tous les étages. Au-delà du repli sur soi généralisé causé par la peur du déclassement (je n’ai pas grand-chose, mais je dois m’estimer heureux car je pourrais avoir moins…), tout est fait pour que tout le monde soit contre tout le monde.&lt;br /&gt;Depuis l’organisation de la faillite syndicale (particulièrement en France), jusqu’au mythe entretenu de l’auto-entrepreneur qui remplacerait les millions de salariés qui créent la valeur !&lt;br /&gt;Les actions de solidarité ou les manifestations de générosité ne s’exercent que sur des bases limitées : solidarités catégorielles ou familiales. Sans l’aide de leurs parents et de leurs grands-parents - du moins ceux qui en ont les moyens -, la détresse des jeunes - taux indécent de 25 % de chômage - exploserait. &lt;br /&gt;On ne voit pas, dans le paysage des rapports de force, d’associations de pauvres, de chômeurs, de précaires ou encore moins de SDF.&lt;br /&gt;Les forces conservatrices entretiennent les clivages de toutes sortes, en jouant cyniquement sur l’incapacité historique de ce pays à entretenir un dialogue social ouvert et apaisé, basé sur l’écoute et le respect des autres. La panne du développement durable et de la RSE n’est pas étonnante, puisque ces démarches sont basées sur la participation effective de chacune des parties prenantes au projet collectif d’une organisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Aggravation des tensions&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela accélère la détérioration des rapports de confiance entre les acteurs : défiance persistante de l’opinion publique vis-vis des entreprises, décrédibilisation totale du politique, recrudescence des corporatismes, des sectarismes ou communautarismes, du populisme (progression de l’extrême-droite), des exclusions (opportune chasse aux Roms), opposition des générations (attaque des systèmes de retraite par répartition)… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre économique entre les pays, mode de fonctionnement naturel du capitalisme mondial, et qui va être encore exacerbée par la chasse frénétique aux ressources naturelles, aux matières premières et aux terres agricoles, ne peut qu’amplifier les tensions entre les acteurs, tant à l’intérieur des frontières qu’entre les nations (les guerres en Irak, en Afghanistan, au Soudan, en Palestine…sont déjà des guerres d’accès aux ressources).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de la limite de capacité des classes défavorisées et des pauvres à supporter les nouvelles pressions et les sacrifices avant des manifestations de soulèvement populaire n’est désormais plus ridicule. La bonne question est en effet : jusqu’où peut-on aller ? jusqu’à quel taux de pauvreté (aujourd’hui 13 % en France) ? quel taux de chômeurs (l’Espagne arrive bien à survivre avec 20 %) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne rions pas de ceux qui se demandent si la révolution, qui n’a pas eu lieu en 1789 (c’est un &lt;em&gt;scoop&lt;/em&gt; !), arrivera un jour : nous sommes toujours gouvernés par un monarque, entouré d’une cour (les nobles sont les grands capitaines d’industrie et leurs banquiers). Et même si les paysans, qui formaient la population française de 1789, ont été remplacés par les employés, qui ont succédés aux ouvriers, c’est toujours le travail du peuple qui enrichit les riches, peut importe que le canal ait changé (aujourd’hui le siphonage de la valeur s’effectue via les remontées des profits vers les actionnaires).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Restons à l’écoute des signaux faibles : les séquestrations de patrons ou les suicides en entreprise (actes d’une violence ultime que l’on retourne contre soi-même quand il n’y a plus d’espoir) sont-ils des signes avant-coureurs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les risques peuvent-ils jouer le rôle de contre-pouvoir ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contexte actuel se caractérise surtout par une forte montée des incertitudes, des fréquences et des amplitudes des réalisations des risques de tous ordres et à tous niveaux : risques financiers, économiques, sociaux, écologiques, risques sanitaires, risques de guerres et terrorisme, risques éthiques et de réputation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compte tenu de l’inefficacité du pouvoir des urnes (les jeunes votant peu, les vieux - traditionnellement à droite - sont surreprésentés dans l’électorat), seule la réalisation des risques aurait théoriquement désormais la possibilité de faire tomber les élites de leur positions oligopolistiques : BP se serait sans doute bien passé de la catastrophe du golfe du Mexique, malgré qu’il ait tout fait pour qu’elle arrive. Woerth se dit qu’il fera dorénavant plus attention avant de passer la ligne jaune. Même si la classe dirigeante est douée d’une excellente capacité à rebondir (210 millions d’euros pour Tapie, navettes des carrières entre Goldman Sachs et l’administration américaine, etc..).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, la plupart des décideurs ne sont pas vraiment préoccupés par la gestion de la montée des risques. "&lt;em&gt;Même pas peur !&lt;/em&gt; ".Soit ils ne seront plus là quand les risques s’avèreront (fort turn-over du management accentué par les mouvements de fusions-acquisitions), soit ils trouveront des coupables, des fusibles et des boucs émissaires (affaire Kerviel), soit l’Etat - qu’ils ont pourtant tant décrié - viendra les aider (parfait exemple du sauvetage par le contribuable du secteur financier responsable de la crise), soit leur position financière personnelle et leurs réseaux les mettront à l’abri de tout préjudice (après son licenciement pour harcèlement sexuel et falsifications de notes de frais et avoir touché un parachute doré de 30 millions d’euros, le PDG de HP s’est fait immédiatement embaucher à la Direction d’Oracle, concurrent frontal).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout état de cause, ils savent bien que les medias sont heureusement dotés d’une mémoire de poisson rouge : une affaire chassant l’autre, une mauvaise réputation ne le reste jamais bien longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Face à ces sombres perspectives, que peut-on faire ?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut agir sur deux plans. &lt;br /&gt;Au plan local d’abord. Les entreprises sont les agents économiques qui ont le plus d’influence sur la marche du monde. Il faut arriver à persuader certaines d’entre elles (pas les grosses capitalisations, mais plutôt les structures mutualistes ou coopératives et certaines PME) qu’il est de leur intérêt bien compris de se démarquer grâce à la structuration d’un dialogue permanent, sincère et efficace avec leurs parties prenantes. L’objectif est de fidéliser chacune de ces parties prenantes via la restauration de rapports de confiance, au-delà de l’enjeu réputationnel. Il est assez facile de démontrer que la mise en place de mécanismes de fidélisation crée de la valeur sur le long terme. Face à la globalisation financière, l’accent doit être mis aussi sur l’ancrage territorial (relocalisation des productions, reconstruction des liens sociaux). C’est pourquoi, cette démarche doit être menée en partenariat le monde associatif et les collectivités locales. Celles-ci disposent d’une (petite) marge de manœuvre pour mettre en œuvre des projets de développement durable. &lt;em&gt;Small and local are beautiful&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan global ensuite, et surtout. Car c’est la règlementation qui reste la voie royale du développement durable. Personne ne s’intéresse au prix de marché d’une molécule de CFC, destructrice de la couche d’ozone, puisque sa production a été mondialement interdite (accord de Montréal en 1987).&lt;br /&gt;La loi est là pour interdire ou limiter tout ce qui produit des externalités négatives qui sont jugées insupportables par la majorité des citoyens, l’arbitrage étant effectué sur les bases de la démocratie.&lt;br /&gt;Malheureusement, la règlementation ne vient généralement, au mieux, qu’après les catastrophes : il faut des Seveso, des Erika, des AZF et autres pour que quelques règles protectrices se mettent en place, bien souvent insuffisantes. L’expérience montre que le principe de précaution est rarement appliqué.&lt;br /&gt;L’amiante est aujourd’hui interdite (et encore, pas dans tous les pays) parce qu’il y a eu des morts (et on sait qu’il y en aura d’autres). Certains produits chimiques ou OGM ne seront interdits que quand on aura prouvé qu’ils causent des cancers. Et encore … : l’interdiction des paris boursiers sur les fluctuations de prix, de la titrisation et des autres opérations financières, à base de produits dérivés complexes, déconnectées de l’économie réelle, empêcherait la création et l’éclatement de bulles financières dévastatrices. Pourtant, rien de tout cela n’est à l’ordre du jour, malgré la mise sur la paille de plus de 100 millions de personnes à ce jour. Idem pour les paradis fiscaux, par exemple. Car ce sont justement ceux qui font les règles, ou leurs amis, qui profitent de l’absence de règlementation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La règlementation suppose des Etats (donc des gouvernants et législateurs) qui s’opposent au pillage organisé de la planète, agissent en garant du bien collectif et défenseur du pauvre, et ne s’occupent que de redistribuer efficacement et équitablement la valeur créée par les agents économiques. L’enjeu et la réponse sont bien politiques. Il faut donc inlassablement militer, manifester, informer, débattre, influencer, voter et faire voter pour les partis et les hommes politiques qui veulent mettre véritablement l’économie au service de tous les hommes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-2464963019742792796?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/2464963019742792796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=2464963019742792796' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/2464963019742792796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/2464963019742792796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/09/quel-avenir-pour-le-developpement.html' title='Quel avenir pour le développement durable ?'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-4094806471060076638</id><published>2010-03-24T21:56:00.002Z</published><updated>2011-01-25T13:43:06.497Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Copenhague'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gouvernance'/><title type='text'>Sale temps pour le développement durable ?</title><content type='html'>Echec de Copenhague (oui, il faut appeler un chat un chat : Copenhague a été un échec), &lt;em&gt;climategate&lt;/em&gt; et recrudescence des attaques des climato-sceptiques (ou climato-cyniques ?), échec de la préservation du thon rouge, un Grenelle de l'environnement qui reste à l'état incantatoire, exit de la taxe carbone. Et voilà que la Caisse d'Epargne arrête l'étiquetage développement durable de ses produits. Doit-on en déduire que le développement durable, considéré comme un luxe, serait passé à la trappe de la crise et des dures réalités du monde d'aujourd'hui ? &lt;br /&gt;Non, on assiste simplement à des démonstrations d'incompétence de la part de ceux qui nous gouvernent, une fois n'est pas coutume. Absence de vision, d'anticipation et de professionnalisme. Incapacité à formuler des scénarios pour le futur. Amateurisme en matière de gouvernance (cacophonie de Copenhague). Règne de l'émotivité sous la pression de militants écolos ou de cinéastes animaliers totalement déconnectés des réalités économiques. Tempêtes dans un verre d'eau et amplifications médiatiques. Batailles de scientifiques et d'experts (et de pseudo-experts) qui conduisent à des conclusions contradictoires ou des interpétations erronées du principe de précaution : on ne sait pas pour le thon rouge, donc on continue, on sait (ou on pense savoir...) sur le climat, donc on arrête. On arrête quoi d'ailleurs, quand on sait que la population mondiale va augmenter de 50 % et que la demande d'énergie va doubler d'ici à 2050 ? Un milliard d'êtres humains crèvent de faim et de soif aujourd'hui et des sectes dépensent une énergie folle à se battre sur le chiffre d'augmentation de la température moyenne de la terre à 2100 ? On rêve ! &lt;br /&gt;L'élite au pouvoir est chargée de prioriser les efforts et les investissements, en distinguant l'important de l'accessoire, et en plaçant toujours l'homme (celui d'aujourd'hui d'abord, celui de demain ensuite) au bout des chaînes d'impact. Au lieu de cela, on nous gave de discours à n'en plus finir et qui se contredisent, de vibrionisme au rythme des changements&amp;nbsp;de l'opinion publique et au gré des rapports de force des lobbies. Quel spectacle affligeant ! Le pilote, comme le roi, est nu : pas de destination, pas de boussole, pas de carte, pas d'outils.&lt;br /&gt;Le développement durable a l'ambition démesurée de transformer le monde. Si ceux qui nous gouvernent n'en veulent pas, le monde va transformer son développement. En un développement non soutenable, ce qui signifie clairement une absence de développement. Ce ne sont pas les écologistes qui veulent la décroissance et revenir à la bougie. Ce sont les capitalistes : quand il n'y aura plus de thons rouges (ou de n'importe quelle autre couleur, ou n'importe quel autre poisson), eh bien .....on n'en mangera plus. Tout simplement. Les riches s'en passeront et les millions de pauvres qui ne vivent que de la pêche en mourront. Tout simplement. Demain, quand il n'y aura plus de pétrole et puisqu'en l'absence d'incitations économiques ou de signal-prix, personne n'aura préparé les bonnes alternatives, eh bien... nous nous en passerons. Comme nos ancêtres. Seuls quelques très riches voyageront dans des véhicules spéciaux et les pauvres ne pourront plus se déplacer, ni accéder à l'énergie. Tout simplement. Dans le même temps&amp;nbsp;où l'on ne veut pas sauver les affamés d'aujourd'hui, on crée les conditions pour démultiplier la pauvreté de demain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les incompétents et les cupides qui nous gouvernent méritent une leçon : on pourrait arrêter de tenir le rôle ingrat de Cassandre et laisser arriver les catastrophes. La preuve par l'absurde. Mais malheureusement, l'élite sera la dernière à en souffrir, et comme d'habitude, ce seront les plus démunis qui en feront les frais.&lt;br /&gt;Sale temps pour la compétence et la solidarité. La lutte continue, camarades.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-4094806471060076638?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/4094806471060076638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=4094806471060076638' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/4094806471060076638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/4094806471060076638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/03/sale-temps-pour-le-developpement.html' title='Sale temps pour le développement durable ?'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-7208326838788348785</id><published>2010-02-19T16:13:00.001Z</published><updated>2011-01-25T13:43:28.033Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gouvernance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Europe'/><title type='text'>Le roi Europe est nu</title><content type='html'>La question de la solidarité entre les peuples, qu’ils soient du Nord ou du Sud, est au cœur du développement durable, avant même la délicate problématique de la solidarité intergénérationnelle.&lt;br /&gt;Un pays fondateur de l’Europe - après avoir fondé la civilisation occidentale - est en train de couler et l’Europe ne peut rien faire. Elle ne peut rien faire ou plutôt elle ne veut rien faire. Car l’Europe ne connaît pas, constitutionnellement, la solidarité. Interrogeons-nous sur ce que signifie une communauté pour qui la devise n’est pas « &lt;em&gt;l’union fait la force&lt;/em&gt; », mais « &lt;em&gt;chacun pour soi&lt;/em&gt; ». Une communauté qui écrit à chaque ligne de ses textes constitutionnels les mots &lt;em&gt;compétitivité&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;compétition&lt;/em&gt;, jamais le mot &lt;em&gt;coopération&lt;/em&gt;. Une Europe qui décide que sa banque centrale est totalement indépendante du politique et n’a donc aucune finalité de défense de sa monnaie et de son économie face à la guerre économique mondiale que mènent les autres blocs-continents et à la spéculation des traders, mais qui poursuit dogmatiquement une chimère disparue depuis quinze ans, appelée inflation. Qui a fait princes ces docteurs Pangloss de Francfort ou Bruxelles, qui nous feront périr sous le chômage et la précarité, mais en bonne santé d’inflation ? Ils sont de la même caste que les &lt;em&gt;traders &lt;/em&gt;des banques d’affaires, qui après avoir aidé la Grèce et d’autres pays à maquiller leurs comptes, après avoir fichu la planète en l’air puis s’être faits renflouer par ces mêmes Etats, spéculent maintenant contre l’euro et contre l’Europe. Vive la dérégulation pour les canailles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe sociale n’existe pas, le &lt;em&gt;dumping&lt;/em&gt; social oui. L’Europe fiscale n’existe pas, le &lt;em&gt;dumping&lt;/em&gt; fiscal oui. L’Europe de la défense n’existe pas, chaque pays dépensant allégrement des milliards pour ses propres armées, alors que les économies que génèreraient les mutualisations sont évidentes.&lt;br /&gt;Il n’y a pas de politique énergétique commune, alors que les questions primordiales d’infrastructures et de sécurité énergétique exigent économies d’échelles et interconnexion des réseaux. &lt;br /&gt;Non seulement l’Europe ouvre ses frontières aux grands vents de la mondialisation, mais elle force, fanatique de l’idéologie de la concurrence et de la compétition productiviste, ses membres à se tirer des balles dans les pieds et à se déchirer entre eux. &lt;br /&gt;L’Europe a été absente à Copenhague, elle est inaudible sur la plupart des grands problèmes du monde. Pas de numéro de téléphone unique, pas de vision commune, une gouvernance illisible. &lt;br /&gt;Et quand le suffrage universel la rejette, l’Europe revient par la fenêtre de la voie règlementaire.&lt;br /&gt;Pas étonnant que, pour la grande majorité des européens, l’Europe se réduise à une armée de bureaucrates aussi incompétents que grassement payés, élevés hors sols et coupés des réalités des territoires. Ainsi qu’à une cohorte de lobbyistes chargée de retarder les réglementations qui seraient défavorables aux multinationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe n’a été créée que dans un seul objectif : qu’il n’y ait plus jamais de guerre entre les pays du continent. Ce qui n’a d’ailleurs pas évité les guerres des Balkans et les massacres des années 90.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe est tout simplement une communauté virtuelle, l’Europe n’existe pas, l’Europe est une fiction, une vue de l’esprit, une escroquerie intellectuelle. Ceux qui sautent comme des cabris en criant &lt;em&gt;l’Europe, l’Europe, l’Europe&lt;/em&gt; ne sont que des illusionnistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sortons de cet aveuglement collectif, réveillons-nous ! L’Europe est à inventer ! Une Europe sociale, une Europe des territoires, fondée sur les valeurs de solidarité et de fraternité, d’égalité et d’équité, de justice sociale, de développement équilibré et soutenable. Une Europe qui protège et qui unit les hommes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-7208326838788348785?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/7208326838788348785/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=7208326838788348785' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7208326838788348785'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7208326838788348785'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/02/le-roi-europe-est-nu.html' title='Le roi Europe est nu'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-1987126659069267127</id><published>2010-02-12T16:57:00.001Z</published><updated>2011-01-25T13:43:53.943Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='finances'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='conseil'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ethique'/><title type='text'>Ethique du conseil</title><content type='html'>Le conseil éthique, ou tout simplement le &lt;em&gt;bon&lt;/em&gt; conseil, est celui qui privilégie l’intérêt du client par rapport à l’intérêt du conseiller. Le commerce en général et la responsabilité dans l’exercice du métier en particulier, consistent à faire converger les intérêts des deux parties, dans un échange gagnant-gagnant. L’intérêt économique du médecin est d’avoir beaucoup de malades, ou des patients qui sont souvent malades, ce qui revient au même ; l’intérêt du malade est de guérir et d’avoir à consulter le moins souvent possible, ce qui est évidemment contradictoire. Dans un pays imaginaire où les habitants seraient si bien soignés qu’ils ne sont jamais malades, les médecins seraient au chômage ! Si l’on exclut les erreurs médicales et le problème du trou de la sécurité sociale, qu’est-ce qui fait que, globalement, le système de santé fonctionne ? Réponse : la confiance et le marché. Le malade fait a priori confiance au médecin, et d’autant plus lorsqu’il estime qu’il a bien soigné ses maladies précédentes. Dans le cas contraire, il va voir la concurrence, fait fonctionner le bouche-à-oreille et les mauvais médecins ont moins de clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière financière, le conseil revêt une importance particulière et la responsabilité des banques et de leurs agents est grande. Inutile de revenir sur le point de départ de la plus grande crise économique mondiale depuis près d’un siècle : l’abus de faiblesse de la part de courtiers en crédits hypothécaires véreux vis-à-vis d’une population fragilisée et sous-éduquée. Toutes les banques et tous leurs agents ont-ils atteint l’excellence dans la prise en compte de l’éthique dans leurs prestations de conseils et de ventes ? Certains observateurs pourront citer quelques contre-exemples : cas de ventes forcées (notamment des actions issues de privatisations), cas de conseils non adaptés ou contraires à l’intérêt du client (assurance-vie pour des clients âgés de 90 ans), cas du conseiller qui fourgue les produits maison, ceux de la tête de gondole ou les promotions du mois, parce qu’il perçoit une commission, pression pour faire acheter le package dont le prix est parfois supérieur à la somme des prix unitaires des services utiles qui le composent, etc…. Moralité : l’Etat ou le régulateur ont du réglementer, souvent avec lourdeur (exemple : Directive concernant les Marchés d’Instruments Financiers), puisque les banques n’avaient pas toutes compris spontanément que l’absence d’éthique était contreproductive : insatisfaction puis défiance du client, donc infidélité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éthique du conseil pose plusieurs séries de questions. D’abord, qu’appelle-t-on conseil ? On peut distinguer au moins trois niveaux de profondeur. En commençant par le simple avis, entouré de la fourniture d’informations, plus générales que personnalisées, qui engage peu celui qui le donne, ni d’ailleurs celui qui le reçoit. C’est le cas par exemple, des pseudo-conseils des sites internet de bourse en ligne : « &lt;em&gt;conserver, renforcer, alléger…&lt;/em&gt; », qui ont assez peu de valeur. Vient ensuite l’apport d’expertise, qui doit s’appuyer sur une analyse plus personnalisée de la situation du client, afin que celui-ci dispose de tous les éléments pour prendre sa décision en toute connaissance de cause. Le niveau supérieur consiste en une recommandation précise de choix et d’action - avec les mises en garde nécessaires - qui doit se baser sur une compréhension fine des attentes et besoins du client, de la nature de ses projets, de sa relation à l’argent et de son degré d’aversion au risque : le conseiller propose « comme s’il était à la place du client ». Ce qui est évidemment impossible, tant les sensibilités sont difficiles à exprimer, les désirs et projets empreints d’incertitudes et souvent confus, dans la tête même des clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième question : celle des compétences respectives du conseiller et du client et du rapport de force qu’implique le conseil. L’acte de conseil présuppose généralement que le client est moins compétent que le conseiller, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas…voire quasiment incompétent sur le sujet (excluons la cas du médecin malade qui va consulter un confrère pour obtenir un effet miroir, du recul ou le croisement des avis, toujours appréciables). Comment un client incompétent en matière financière peut-il juger de la compétence de son conseiller ? D’abord, par la perception qu’il a de la pertinence des conseils donnés antérieurement. Ce qui est très difficile à évaluer. De même que le malade qui croit que les antibiotiques prescrits ont été efficaces pour un rhume d’origine virale…qui se serait guéri tout seul dans le même laps de temps, le client n’a généralement pas la possibilité de simuler une autre prescription et de faire la comparaison des résultats. Reste alors l’analyse de l’attitude et du comportement de son conseiller, en faisant jouer son sens psychologique et en évitant qu’un sentiment d’empathie ou d’antipathie ne vienne brouiller son jugement : on connaît d’excellents médecins qui sont très froids ou des commerciaux chaleureux qui sont nuls. &lt;br /&gt;Le client peut-il comprendre les arguments du conseiller, même si celui-ci fait des efforts de pédagogie pour se débarrasser du jargon bancaire, parfois pratique pour masquer les réalités ? Il est de l’intérêt du conseiller de s’en assurer, ne serait-ce que pour éviter les éventuelles déconvenues ultérieures : « &lt;em&gt;je n’avais pas compris, vous m’aviez mal expliqué&lt;/em&gt; », avec les limites floues entre la bonne et la mauvaise foi. Car l’éthique du conseilleur suppose aussi une éthique du conseillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La relation entre un conseiller, qui sait (ou est censé savoir…) et un client qui ne sait pas (ou croit savoir), est toujours celle d’un rapport de forces. Le bénéficiaire du conseil doit avoir conscience qu’il s’agit d’un conseil et donc accepter que le conseiller ait une influence sur lui, sur son comportement, sur ses choix. Un conseil n’est jamais neutre. Et le conseiller doit s’interroger en permanence : &lt;em&gt;peut-on&lt;/em&gt; donner un conseil à quelqu’un qui ne le demande pas ? Ou bien &lt;em&gt;doit-on&lt;/em&gt; donner un conseil à quelqu’un, même s’il ne le demande pas (devoir de conseil) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième problématique : les limites entre le conseil et la vente doivent être clairement définies. Un médecin prescrit une ordonnance, il ne vend pas de médicaments. Mais on connaît tous le rôle et l’influence des visiteurs médicaux, qui peuvent faire douter de la « neutralité » de la prescription (ce n’est d’ailleurs que le pharmacien, en bout de chaîne, qui pourra « corriger le tir » en proposant éventuellement le médicament générique correspondant).&lt;br /&gt;Ce qui pose la question de la rémunération : contrairement à la prescription médicale, le conseil financier n’est généralement pas rémunéré. Le modèle économique repose sur une péréquation : la vente des produits et services financiers (en général, ceux de l’établissement du conseiller, qui cumule donc les rôles de médecin et de pharmacien) qui est supposée découler du conseil. D’où la suspicion de partialité. Pourquoi ne pas alors encourager le développement de boutiques financières, totalement neutres, qui factureraient leurs conseils (au temps passé par exemple, comme les médecins ? ou bien en étant intéressées aux résultats ?), prescriraient les meilleurs produits des banques, mais n’en distribueraient aucun ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre limite, celle de la confidentialité et de la discrétion : la recherche de la connaissance intime du client butte sur la frontière de la vie privée. Jusqu’où peut-on aller sans tomber dans le reproche d’ingérence dans les affaires privées du client, voire dans l’accusation pénale de soutien abusif ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La condition du succès du conseil éthique réside bien dans la confiance réciproque établie entre les deux parties. Celle-ci s’entretient dans la durée, comme pour toute relation humaine. Ce que ne facilitent d’ailleurs pas les changements de postes perpétuels des conseillers bancaires ! La confiance n’est jamais acquise ad vitam aeternam (elle peut être retirée brutalement) et doit se nourrir de preuves continues : tel conseil donné auparavant, pourvu que la traçabilité en ait été assurée, a effectivement généré chez le client l’avantage tangible qui avait été promis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, souvenons-nous toujours que les conseilleurs ne sont jamais les payeurs…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-1987126659069267127?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/1987126659069267127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=1987126659069267127' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/1987126659069267127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/1987126659069267127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/02/ethique-du-conseil_12.html' title='Ethique du conseil'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-573190829872256700</id><published>2010-02-03T19:20:00.002Z</published><updated>2011-01-25T13:44:23.328Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='entreprise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RSE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gouvernance'/><title type='text'>Les cinq écueils du développement durable en entreprise</title><content type='html'>Le développement durable en entreprise (ou plus précisément les démarches de responsabilité sociale et environnementale - RSE - ou plus généralement de responsabilité d’entreprise tout court), doit lutter en permanence contre de multiples ennemis internes. Tel une petite flamme de bougie au grand vent, il vacille sans cesse et manque de s’éteindre en permanence, tant la logique économique de l’entreprise s’oppose à sa progression. Le développement durable doit affronter au moins cinq principaux périls.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier écueil est l’&lt;strong&gt;ignorance&lt;/strong&gt;. Beaucoup d’acteurs dans l’entreprise n’ont pas le niveau de culture suffisant pour comprendre véritablement de quoi on parle. Le concept du développement durable, holistique par construction, est difficilement appréhendable par les esprits cartésiens des décideurs français. Et même au plus haut niveau, malgré le battage médiatique. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, un nombre significatif de dirigeants, le nez sur le guidon de leur compte d’exploitation trimestriel, consacrent peu de temps à réfléchir à ces questions. S’ils ont lu, dans leur jeunesse, Max Weber, Hans Jonas ou Emmanuel Levinas, leur emploi du temps a rendu totalement invisibles à leurs yeux les indispensables ponts qui relient la philosophie, la morale et l’éthique, la marche du monde, les valeurs des sociétés, et le fonctionnement des organisations humaines. On assiste alors à un réflexe régressif classique de rejet de ce que l’on ne comprend pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième péril s’appelle le &lt;strong&gt;cynisme&lt;/strong&gt;. Nombreux sont ceux dans l’entreprise qui pensent - et souvent le disent tout haut - que : «&lt;em&gt; la fin justifie les moyens&lt;/em&gt; ». Ceux qui disent « &lt;em&gt;on nous demande de faire le maximum d’argent dans le minimum de temps&lt;/em&gt; ». Ceux qui disent « &lt;em&gt;nos actionnaires ne nous parlent jamais de développement durable, ils nous demandent une rentabilité de 15 % par an&lt;/em&gt; ». Ceux qui disent « &lt;em&gt;pas vu, pas pris&lt;/em&gt; ». Ceux qui demandent au développement durable de faire écran de fumée pour cacher leurs turpitudes. Ceux qui disent « &lt;em&gt;après nous le déluge&lt;/em&gt; ». Ceux qui disent « &lt;em&gt;les générations suivantes seront plus riches, elles trouveront bien les solutions aux problèmes que nous auront causés&lt;/em&gt; ». Ceux qui disent « &lt;em&gt;le développement durable est une escroquerie intellectuelle, fatras idéologique qui mélange tout&lt;/em&gt; ». Ceux qui disent « &lt;em&gt;tout ce qui ne se chiffre pas n’existe pas&lt;/em&gt; ». Ceux qui disent « &lt;em&gt;avec toutes les contraintes qu’on a, ne venez pas nous en rajouter ! &lt;/em&gt;». Ceux qui prétendent que le développement durable est l’affaire exclusive des pouvoirs publics, garants du bien commun, et qui mettent toute la puissance de leur lobbying pour retarder les inévitables règlementations, sans chercher à les anticiper. Ils sont nombreux les utilitaristes, adeptes de logiques verticales de pouvoir et de territoires, amateurs de compétition interne et réfractaires à toute coopération. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième écueil s’appelle le &lt;strong&gt;conformisme&lt;/strong&gt;. Il s’agit de limiter le sujet à la conformité aux lois, aux règlementations et règles internes. On est dans la justification déontologique : « &lt;em&gt;je me borne à respecter les règles, tout le reste n’est que littérature &lt;/em&gt;». Cette posture nous vient des Etats-Unis, pays où tout est judiciarisé et où triomphe le règne de la &lt;em&gt;compliance&lt;/em&gt;, bureaucratie purement formelle qui consiste à vérifier que les processus sont bien appliqués, sans s’occuper du fonds des sujets. La &lt;em&gt;compliance&lt;/em&gt; rend les avocats américains milliardaires, car ils obtiendront une sanction pénale moins sévère s’ils peuvent prouver que l’entreprise avait des processus et des vérifications de processus. Le fait qu’il n’y ait bien souvent pas de processus ou que les processus envoient l’entreprise dans le mur, ne concerne pas la conformité. Juste avant sa chute, Enron était parfaitement &lt;em&gt;compliant&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quatrième écueil, c’est la &lt;strong&gt;communication&lt;/strong&gt;. Le développement durable en entreprise a commencé, dans les années 2000, par la fonction communication. Il s’agissait en effet de répondre à la nouvelle loi, sous forme de rapports annuels de développement durable, où l’entreprise montrait, avec force anecdotes, verbatim, photos de collaborateurs sur fond d’éoliennes, combien tout le monde était beau et gentil. Il fallait aussi tenter de répondre aux questionnaires indiscrets et incongrus des agences de notation extra-financières. Puis, les Directeurs du développement durable se sont progressivement détachés de la fonction communication, avec l’objectif ambitieux de faire entrer le sujet dans le cœur des métiers et de la stratégie de l’entreprise. Patatras, la communication revient en force : après des années de déni et de bling-bling (lutte des brochures commerciales à paillettes contre le vilain papier recyclé), le marketing, la communication et la publicité (le trio infernal) viennent de découvrir le développement durable ! Et la ligne jaune du &lt;em&gt;greenwashing&lt;/em&gt; est franchie tous les jours. Pour le marketing, dont la fonction est, par essence, de susciter les besoins, de pousser à la consommation et de vendre du rêve, tout est désormais vert ou durable (même la noix de Grenoble !). Et la crise actuelle aggrave les choses. Face à une perte de confiance dans l’entreprise, y compris au sein de ses propres salariés, la communication externe et interne appelle la RSE au secours de son image. On est dans le dire et le paraître, au détriment du faire et l’image n’est jamais la réalité. Rajoutez l’horrible mode du &lt;em&gt;storytelling&lt;/em&gt; et les travers de la propagande interne ou de la manipulation d’opinion ne sont plus bien loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinquième péril est à peu près du même ordre, c’est l’assimilation à la &lt;strong&gt;philanthropie&lt;/strong&gt;. Croire, faire semblant de croire et faire croire que la RSE se limite au mécénat d’entreprise est une manière de nier et d’évacuer ce sujet contrariant. A l’instar de la philanthropie à l’américaine, avec ses galas de charité, ou bien des indulgences religieuses, qui permettent de se racheter une conscience à peu de frais, l’entreprise cherche à redorer son blason en détournant l’attention de son activité quotidienne et de ses externalités. Le détournement du mot sociétal amène à des manœuvres de diversion. Regardez comme je suis généreux envers les pauvres ou l’environnement ! Si le développement du mécénat de compétences et celui des partenariats avec des ONG doivent être encouragés, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. C’est le business qui doit être responsable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre ces multiples écueils, la voie est étroite. Le Directeur du développement durable, la plupart du temps sans aucuns moyens (« &lt;em&gt;le développement durable, combien de divisions ?&lt;/em&gt; »), sans pouvoir hiérarchique sur qui que ce soit, poursuit laborieusement sa quête de prophète en son pays, faite de frustrations quotidiennes et bien souvent d’humiliations. Couturé de nombreuses cicatrices, il doit savoir avaler les couleuvres et accepter de se faire beaucoup d’ennemis personnels. Il doit avancer souvent contre le management, en déployant des ruses de sioux pour faire générer la valeur qu’apportent responsabilité, comportements éthiques et développement soutenable, malgré les logiques économiques court-termistes. Véritable ONG interne, mouche du coche ou poil à gratter, il n’est malheureusement pas aidé par les attaques des ONG, qui par incompétence ou parti-pris idéologique, décrédibilisent souvent sa démarche de progrès continu. Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-573190829872256700?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/573190829872256700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=573190829872256700' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/573190829872256700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/573190829872256700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/02/les-cinq-ecueils-du-developpement.html' title='Les cinq écueils du développement durable en entreprise'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-6769856263134547283</id><published>2010-01-30T14:29:00.005Z</published><updated>2011-01-25T13:44:58.120Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='social'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='retraites'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gouvernance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gouvernement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Les retraites : un problème de développement durable, qui va durer</title><content type='html'>C’est promis - c’était prévu - le gouvernement va faire voter une loi sur les retraites en 2010. Sera-ce en juillet, pendant que les français sont à la plage ? Ou bien à l’automne, afin de se donner le maximum de temps pour préparer psychologiquement les esprits aux mauvaises nouvelles ? D’ores et déjà, les ministres, les organisations patronales, les politiciens, les syndicalistes et les media ont planté les premières banderilles. Il va falloir y passer, après des années d’atermoiements ou de fausses réformes, depuis 1993 jusqu’à 2003 (ratage de l’alignement du public sur le privé, maintien des régimes spéciaux), la démographie, puis la crise, nous ont rattrapé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux grands leviers pour résoudre le déséquilibre du financement des retraites par répartition : l’effet prix et l’effet volume, comme pour tout problème économique. Le volet prix se décompose à nouveau en deux branches. A : baisser les pensions. B : augmenter les cotisations. Le volet volumes se décompose lui aussi en deux. C : augmenter le nombre de cotisants. D : augmenter le nombre de « trimestres cotisés » par cotisant. Il est très vraisemblable que la solution la plus équitable et la plus efficace passe par un cocktail des quatre manettes, avec le bon dosage à trouver entre A,B,C et D. Malheureusement, les solutions panachées ont rarement la préférence du législateur, souvent empreint d’idéologie binaire, fétichiste du &lt;em&gt;silver bullet&lt;/em&gt; (en France, on oppose par exemple le nucléaire aux énergies renouvelables, alors qu’il ne peut y avoir qu’un cocktail diversifié dans le mix énergétique et qu’il faut pousser le maximum de technologies en même temps).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution A va évidemment être écartée, tant le sujet de « la retraite des vieux » est tabou. Surtout quand on sait que l’électorat de la droite au pouvoir se trouve chez les seniors. Nicolas Sarkozy a donc déjà déclaré l’exclure… Or, jusqu’à ces dernières années, les retraités ont été la classe la plus privilégiée en terme de pouvoir d’achat. Le niveau de vie de nos plus de 65 ans, rapporté à celui de l’ensemble de la population (0,95) est un des plus élevés au monde (0,82 en moyenne dans l’OCDE). Grâce en particulier aux transferts sociaux (amélioration continue du minimum vieillesse notamment), le taux de pauvreté des plus de 60 ans est passé de 30 % en 1970 à 9 % aujourd’hui (13 % pour l’ensemble de la population en moyenne dans les pays de l’OCDE). Certes, les choses sont en train de changer, et les fins de carrières chaotiques, l’inflation cachée ou les coûts de la dépendance viendront peser sur les retraites. Il n’en reste pas moins que pour les classes moyennes, le patrimoine accumulé et ses revenus (par exemple ceux de l’assurance-vie, vecteur d’épargne préféré des français, véritable produit de retraite par capitalisation avec ses 1234 milliards d’euros fin 2009), face à des besoins mathématiquement décroissants (plus d’emprunts à rembourser, plus d’enfants à scolariser, train de vie inférieur…), joueraient le rôle d’édredon, si une baisse raisonnable et équitable des pensions était appliquée, avec des règles de progressivité sociale (rappelons aussi le rôle des dispositifs de reversion et que les pensions brutes versées ne sont taxées socialement qu’à hauteur de 8,1 % au maximum contre une moyenne de 22 % pour les salaires).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le levier B ne va malheureusement pas non plus être actionné, tant la crainte de peser sur la sacro-sainte consommation est forte. Pourtant, le taux d’épargne des ménages français, parmi les plus élevés au monde, procurerait un matelas amortisseur d’une augmentation progressive des prélèvements, à consommation inchangée. Il faudrait relever les plafonds de cotisation (ou les étager en fonction des revenus), ce qui apporterait plus de justice sociale (aujourd’hui les hauts revenus cotisent proportionnellement moins que les bas). Symétriquement, relever les niveaux des cotisations employeurs doit être &lt;em&gt;courageusement&lt;/em&gt; envisagé, malgré les cris d'orfraie du patronat, qui a déjà oublié son dernier cadeau fiscal&amp;nbsp;à 8 milliards d'euros du à la suppression de la taxe professionnelle.&amp;nbsp;Ce qui n'exclut d'ailleurs pas de mettre aussi à contribution le capital et la valeur ajoutée.&lt;br /&gt;Accessoirement, on pourrait aussi permettre aux cadres de racheter jusqu’à 5 ans d’études supérieures, au lieu de 3 actuellement, afin de ne pas pénaliser les diplômés rentrés plus tardivement sur le marché du travail. Pourquoi ne pas autoriser également le rachat de trimestres futurs, sur base actuarielle, pour les salariés âgés qui souhaitent partir quelques années avant l’âge légal ? L’idéal serait évidemment de passer à un système à points, comme pour les retraites complémentaires, plus égalitaire et qui a l’avantage de pouvoir être modulé, en fonction de la conjoncture économique et de la pyramide des âges, via le pilotage de beaucoup de paramètres : la valeur annuelle du point, les taux de cotisation salariés et employeurs, et les taux d’appel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution C est bien évidemment la clef magique : ramenez durablement le taux de chômage de plus de 10 % actuellement à 5 %, faites ainsi revenir une croissance moyenne à 3 ou 4 %, et il n’y a plus de déséquilibre ! Malheureusement, le gouvernement a perdu la clef : non seulement, il a démontreé qu'il ne savait pas lutter contre le chômage, mais bien au contraire,&amp;nbsp;si on écoute&amp;nbsp;les sceptiques du néolibéralisme, il a&amp;nbsp;déversé de l’huile sur le feu de la mondialisation destructrice du tissu industriel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc, par défaut, le seul levier D qui sera choisi, avec sa solution de facilité : le recul de la date de départ en retraite, alors même que le cumul actuel de deux critères totalement corrélés, le nombre de trimestres cotisés et l’âge de départ, est une aberration. Si, aujourd’hui, le taux d’activité des 55-59 ans est de 56 % (pas tellement éloigné d’ailleurs de la moyenne de l’Union Européenne à 27, qui est de 59 %), ce n’est pas parce que les seniors, devenus paresseux, s’échapperaient clandestinement du circuit. C’est parce que les entreprises n’en veulent plus et trouvent tous les moyens de s’en débarrasser. Tout simplement parce que les vieux sont statistiquement mieux payés que les jeunes. Et que les entreprises n’ont pas trouvé mieux pour réduire leurs coûts face à la mondialisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les seniors vont se trouver écartelés dans une terrible tenaille : d’un côté l’Etat qui va les forcer à rester plus longtemps pour cotiser et valider leurs trimestres de retraite, et de l’autre leur employeur qui accentue la pression, génératrice de stress et de conditions de travail de plus en plus insupportables, sur une population jugée moins flexible ou moins malléable. Combien d’entreprises ont mis en place de véritables politiques seniors au temps de travail aménagé, savent valoriser l’expérience et organiser les transferts de compétences avec les jeunes, via des formules innovantes de &lt;em&gt;coaching&lt;/em&gt; ou de &lt;em&gt;knowledge management&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;Le senior « idéal », tant pour l’entreprise que du point de vue des finances publiques, serait-il celui qui craque et démissionne, perdant ainsi tous ses droits ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne n’empêche aujourd’hui les héros de travailler jusqu’à 65 voire désormais 70 ans, puis de mourir parfois quelques petites années après, le « devoir » accompli (au passage, les dirigeants qui poussent dehors les vieux employés ne sont-ils pas eux-mêmes des seniors ? Demandons-nous pourquoi ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes leurs propres arguments…).&lt;br /&gt;Mais pourquoi retenir de force ceux qui en ont assez ? Chacun doit être libre de décider de s’arrêter, que ce soit après ou avant la limite arbitraire des 60 ans, à l’instar des pratiques des pays nordiques. Avec les conséquences à accepter en terme de surcote ou de décote des pensions (comme c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui : 12 % des français partent avec une surcote, 8 % avec une décote). Rallonger purement et simplement l’âge légal de la retraite (c’est-à-dire l’âge avant lequel on ne peut pas faire valoir ses droits à la retraite du régime général), solution de facilité, va causer bien du malheur ! Alors que laisser partir ceux qui le veulent (et qui le peuvent) génèrerait un appel d’air dans toute la pyramide, qui se répercuterait jusqu’aux embauches des jeunes, génération sacrifiée (le chômage des jeunes - à 25 % - , plaie insupportable, doit être la priorité numéro 1). Ainsi, la France ne peut même pas capitaliser sur le dynamisme exceptionnel de sa démographie (un des meilleurs taux de fécondité de l’OCDE).&lt;br /&gt;Sans parler du travail formidable accompli par les anciens, qui se révèlent souvent et s’épanouissent dans une deuxième vie, libérés des contraintes rigides du travail subordonné en entreprise, au service des associations, des jeunes, des familles, des exclus et du bien public en général (mais travail souvent non rémunéré, donc ignoré par ceux dont l’horizon se limite au calcul du PIB).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système du régime général pour le privé est surréaliste : on moyenne vos 25 meilleurs salaires annuels limités au plafond de la sécurité sociale (2 885 euros par mois), et on commence par appliquer un taux « plein » de 50 % ! (Pourquoi 50 % ? Parce qu’il reste en moyenne 20 ans à vivre après les 40 ans de labeur ?). En fait, compte tenu d’une différence ubuesque de coefficients de revalorisation (l’un – pour les rémunérations – indexé sur les prix, l’autre – pour le plafond de la sécurité sociale – sur les salaires), le taux est plutôt de l’ordre de 45 %. On lui applique ensuite deux décotes : un coefficient arbitraire par trimestre manquant et une deuxième proratisation sur la durée ! En tout état de cause, celui qui aurait tous ses trimestres validés à 60 ans ne pourra jamais toucher plus de 1 300 euros par mois ! Tout ça pour ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement qu’il y a les régimes complémentaires à points (surtout pour les cadres, près de 20 % des salariés). Ces pensions forment de 40 % environ (non-cadre ou passage au statut cadre en deuxième partie de carrière) à 80 % (carrière de cadre supérieur) de leur retraite totale. Pour l’AGIRC et l’ARCCO, la date normative de départ à la retraite est déjà à 65 ans, non 60. Mais ils sont assujettis eux-aussi de décotes violentes en cas de trimestres manquants : s’il vous manque 2 années d’activité (soit 5 % de vos 40 années de travail), votre pension sera amputée de 10 %, s’il vous en manque 4, de 20 % ! La dégressivité n’est pas linéaire, mais quasi-exponentielle ! Les dernières années coûtent tellement cher qu’elles condamnent les seniors à adopter des stratégies de « validation de trimestres ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution cible au problème des retraites passe par une réforme systémique globale appuyée sur 5 piliers. Pilier 1 : un recours équilibré à la panoplie des 4 leviers, sur le principe de la solidarité entre les générations. Pilier 2 : une fusion de l’ensemble des régimes (général et complémentaires, privés, publics et spéciaux), permettant de lisser et de compenser les différences de pyramides d’âges par secteurs d’activité, dans un système unique à points. Pilier 3 : un système notionnel (qui tient compte de l’espérance de vie et réactualise régulièrement les calculs en fonction de son évolution). Pilier 4 : une retraite à la carte (choix individuel de la date de liquidation), basée sur des coefficients de décote / surcote véritablement incitatifs et équitables. Pilier 5 : un dispositif d’incitation fiscale forte en faveur de l’épargne individuelle longue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après s’être mis d’accord sur la cible, il faudra imaginer les chemins de transition vers la convergence et les degrés de progressivité. Mais il n’y a absolument aucune chance d’y arriver cette année…Le problème va malheureusement perdurer encore longtemps.&lt;br /&gt;L’équité intergénérationnelle et intragénérationnelle est bien au centre du développement durable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-6769856263134547283?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/6769856263134547283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=6769856263134547283' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/6769856263134547283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/6769856263134547283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2010/01/les-retraites-un-probleme-de_30.html' title='Les retraites : un problème de développement durable, qui va durer'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-3009199986352356611</id><published>2009-12-30T17:37:00.002Z</published><updated>2011-01-25T13:45:32.013Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='civilisation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='avenir'/><title type='text'>On n'a encore rien vu</title><content type='html'>Tout économiste qui prétend être capable de vous donner une date pour la reprise de l’économie mondiale est soit un incompétent soit un menteur. Dans le second cas de figure, interrogez-vous sur son intérêt personnel à prédire l’optimisme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons connu une destruction astronomique de richesse nominale (elle se chiffre à ce jour en dizaines de trillions de dollars) et une chute du commerce international, moteur de l’économie, sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale. La fragilité du système est extrême : si le contribuable américain avait laissé couler AIG (facture de 185 milliards de dollars), c’est tout le château de cartes de la finance mondiale qui se serait écroulé. &lt;br /&gt;Mais nos malheurs ne font que commencer et le pire est à venir. On peut railler Cassandre, mais cela n’a jamais empêché la chute de Troie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Plusieurs bombes à retardement sont cachées, prêtes à exploser&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;D’abord, celle des crédits hypothécaires dits « &lt;em&gt;Pay Option Adjustable Rate Mortgage&lt;/em&gt; » des ménages américains. Il s’agit de prêts dont les mensualités ne couvrent généralement qu’une somme inférieure aux intérêts et qui sont dotés d’un mécanisme infernal de revolving qui fait croître inexorablement le montant à rembourser. Quand la somme due atteint&amp;nbsp;atteint un certain niveau, le crédit est automatiquement cristallisé en un prêt amortissable mensuellement, ce qui engendre un doublement - ou plus - insupportable de ses mensualités. Près de 30 % des prêts &lt;em&gt;Pay Option ARM&lt;/em&gt;&amp;nbsp;seraient aujourd’hui défectueux et le volume total des &lt;em&gt;Pay Option ARM&lt;/em&gt; est&amp;nbsp;comparable à celui des sub-primes (dont les effets ne sont d’ailleurs pas terminés) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même temps, sur le secteur dit prime, considéré comme le plus solvable, le niveau de défaut frôle désormais les 4 %, chiffre qui a doublé en un an. Le nombre de faillites personnelles va continuer de croître, ainsi que le nombre de chômeurs, entraînant la chute de la valeur des MBS (&lt;em&gt;Mortgage Back Securities&lt;/em&gt;), obligations adossées à ces créances hypothécaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est vrai pour l’immobilier l’est aussi pour les autres postes de consommation courante des ménages américains : la titrisation des encours de crédits revolving, générés à l’aide des millions de cartes de crédit des ménages américains, est également une bombe en puissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui concerne les ménages s’applique également aux entreprises : les prêts hypothécaires commerciaux (bureaux, centre commerciaux, hôtels…) connaissent aussi un taux de défaut voisin de 5 % et risquent de précipiter dans la faillite de nombreux petits établissements de crédits américains, spécialisés dans l’immobilier d’entreprises. Avec le jeu classique de dominos à la clef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mêmes causes produiront les mêmes effets : de nouvelles bulles immobilières sont donc prêtes à éclater.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre piège à retardement : le marché gigantesque des &lt;em&gt;Credit-Default-Swap&lt;/em&gt; (CDS), qui n’est rien d’autres que des millions de paris faits sur les faillites des sociétés émettrices de dettes, a cru de zéro à 62 000 milliards de dollars (l’équivalent du PIB mondial !) en 7 ans, soit près de 12 fois plus que le montant des créances à risque qu’il est censé couvrir ! La réalité est peut-être pire, puisque ce marché fonctionne de gré à gré, dans la plus grande opacité. Comme celui, incontrôlé, des &lt;em&gt;hedge funds&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, les montants astronomiques atteints par les produits dérivés, pas seulement les dérivés de crédits (qui ne représentent « que » 30 000 milliards de dollars, mais seulement 7 % de l’ensemble des produits dérivés), promettent à eux seuls des vertiges systémiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans oublier qu’il reste une masse considérable d’actifs toxiques, disséminés grâce à l’outil de magie noire qu’est la titrisation, cachés dans les comptes des banques (peut-être autant que le volume de ceux qui ont déjà été extériorisés ?) où l’opacité règne en maître, amplifiée par les changements de méthodes de valorisation des actifs.&lt;br /&gt;Ne parlons pas du marché des LBO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, la menace d’un krach obligataire plane toujours : les déficits abyssaux des Etats et l’augmentation de leur risque de défaut de remboursement, l’impossibilité de contenir la dette publique américaine, sont susceptibles d’entraîner un écroulement du prix des obligations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la chute du dollar&amp;nbsp;pourrait s'accentuer, entraînant avec elle celle de la monnaie chinoise (qui lui est enchaînée, pour favoriser les exportations), véritable catastrophe pour les pays de la zone euro et pour tous les autres pays. Les deux grands moteurs exportateurs que sont l’Allemagne (chez qui dix ans d’efforts, de rigueur budgétaire et de frugalité salariale n’auront servi à rien !) et le Japon (scotché dans sa spirale déflationniste) se sont grippés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans parler de l'Islande, de la Grêce ou de la Californie, l’Espagne est en train de s’écrouler, le Royaume-Uni chancelle. Les banques sont « &lt;em&gt;too big to fail&lt;/em&gt; » parce qu’elles disposent des Etats et de leurs généreux contribuables pour les secourir. Mais si les Etats eux-mêmes devaient être &lt;em&gt;too big to fail&lt;/em&gt;, qui les sauverait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, en vertu de la règle de proportion entre les parties émergée et immergée de l’iceberg, en raison de l’interconnexion totale de tous les marchés et en l’absence complète de contrôle sur la machine infernale que le capitalisme financier a créée, il y a mathématiquement peu de chances pour que le séisme que nous avons connu ne soit pas suivi par d’autres séries de répliques, d’autant plus dangereuses que l’économie mondiale est aujourd’hui à terre, sans capacité de résistance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dans le même temps, l’huile se déverse sur le feu, comme jamais&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il faut que tout change pour que rien ne change. Tout recommence comme avant. L’objectif fou d’un rendement sur fonds propres de 15 % est toujours d’actualité. Mais il serait faux ou naïf de dire que les traders n’ont rien compris ; au contraire, ils apprennent de mieux en mieux comment créer des bulles, sources de leurs profits. Plus puissante que toutes les drogues, la cupidité frénétique n’a aucune limite. Les bonus provisionnés pour 2009 par les quatre grandes banques américaines, Bank of America, JPMorgan Chase, Citigroup et Morgan Stanley, qui s’élèvent à plus de 120 milliards de dollars (un record !), ne sont-ils pas un bon thermomètre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trading de haute fréquence (&lt;em&gt;high frequency trading&lt;/em&gt;), qui recourt massivement à des machines algorithmiques surpuissantes, de façon à passer des ordres à très haute vitesse (leur unité de temps est la microseconde, ce qui ne correspond évidemment à aucune réalité humaine), représente déjà 70 % des volumes d’actions échangés quotidiennement sur les marchés américains (et sa croissance annuelle est à deux chiffres). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, les marchés de l’ombre (« &lt;em&gt;Dark pools&lt;/em&gt; »), plates-formes qui permettent de jouer en Bourse de façon totalement anonyme, en dehors de toute chambre de compensation,&amp;nbsp;concernent déjà plus de 10 % des échanges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La surabondance de liquidités alimente la spéculation sur les marchés des actifs (actions, immobilier, matières premières, devises…) et forme de nouvelles bulles. L’effondrement de Dubaï n’est qu’un signe avant-coureur de futures explosions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le &lt;em&gt;carry trade&lt;/em&gt; (jouer sur les écarts de rendement des devises), jusqu’aux effets pervers des indices sur les cours des matières premières, la spéculation compulsive n’a jamais créé autant de risque systémique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nous sommes&amp;nbsp;engagés dans une spirale infernale&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La demande des ménages occidentaux va baisser drastiquement (et, ce coup-ci, elle ne pourra plus être soutenue par l’endettement), entraînant une récession qui s’autoalimente, aggravant le risque de&amp;nbsp;déflation. D’autant que c’est automatiquement la masse salariale qui va jouer à la baisse (par alignement sur le moins-disant), le rôle de variable d’ajustement et entraîner de nouvelles vagues de délocalisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On assiste à une surabondance des offres sur tous les marchés : crise de surproduction et de surinvestissement (les surcapacités industrielles sont considérables), offre de travail à bas prix (explosion du chômage dans les pays industrialisés, offre déqualifiée dévastatrice des pays émergents), offre de capitaux (excès de liquidité, multipliée par 3 en 10 ans et qui continue de croître), stocks de pétrole (jamais aussi élevés)…&lt;br /&gt;L’accroissement de l’insécurité sociale, conjuguée à la faillite des systèmes de retraite (autant ceux à capitalisation que ceux à répartition), va générer une priorité absolue à l’épargne sur la consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous entrons dans une spirale de type déflationniste généralisée contre laquelle personne ne sait lutter (il n’est qu’à contempler l’exemple du Japon, qui y est englué depuis 20 ans). Et surtout pas les stratégies monétaristes des banques centrales qui, à contre-courant, luttent dogmatiquement contre une inflation imaginaire, disparue depuis plus de 12 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le capitalisme&amp;nbsp;est-il entré dans sa phase d’autodestruction ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous ne vivons pas une nième crise économique cyclique, comme s’en nourrit perpétuellement le système. Nous sommes entrés dans la phase historique de crise du système capitaliste néolibéral lui-même.&lt;br /&gt;Le système a fonctionné jusqu’ici sur la base de la captation, toujours croissante, des profits créés par les salariés dans les mains d’un petit nombre d’intérêts privés, puis, après l’effondrement de la pyramide de Ponzi mondiale, sur celle de la socialisation des pertes. C’est terminé : compte tenu du niveau abyssal de leurs dettes (la dette mondiale est en passe de dépasser le PIB) et de leurs déficits, les Etats ne pourront plus éponger toute destruction de valeur supplémentaire ni continuer à soutenir l’économie. D’autant que la dé-consommation de masse va encore obérer gravement les rentrées de TVA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les inévitables hausses des impôts que vont devoir payer les classes moyennes (les riches continueront d’y échapper), et qui autoalimenteront la baisse de la consommation, les contribuables ne suffiront plus. Ce sont désormais les citoyens (à commencer par les plus démunis) qui vont payer : accentuation de la précarisation de leur emploi, durcissement des conditions de travail et écrasement des salaires (travailler plus pour gagner moins) pour ceux qui ont la chance d’avoir un emploi, flambée phénoménale du chômage de masse (par centaines de millions d’individus dans le monde), diminution drastique des transferts sociaux, explosion des inégalités sociales et des écarts de richesse, désagrégation des mécanismes de solidarité et d’auto-défense (il n’y a pas de syndicats de pauvres).&lt;br /&gt;Chacun pour soi, c’est-à-dire la loi du plus fort,&amp;nbsp;risque d'être&amp;nbsp;la règle de cette dé-mondialisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel est le taux de pauvreté que peut supporter une société, avant l’explosion sociale et le recours à la violence ? Mauvaise nouvelle (ou bonne nouvelle ?) : il y a de la marge ! De 13 % aujourd’hui en moyenne dans les pays développés, le taux de pauvreté pourrait&amp;nbsp;sans doute&amp;nbsp;doubler, sans causer de troubles irrémédiables. La capacité d’endurance des pauvres est toujours plus forte qu’on ne croit. Il suffit de regarder vivre les milliards d’habitants des pays en développement pour constater qu’on s’habitue à la misère. Les immenses bidonvilles indiens ou africains, qui jouxtent désormais les habitations des classes moyennes, prospèrent dans l’indifférence des autorités locales. Et qu’elles soient démocratiques ou dictatoriales n’y change rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, nous recevons des signaux faibles, avant-coureurs de symptômes de violence : recrudescence des manifestations et troubles à l’ordre public, multiplication des grèves, séquestrations de patrons, développement des résidences protégées, vagues de suicides en entreprise (stade ultime de la violence que l’on retourne contre soi-même)…au Nord, émeutes de la faim au Sud …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut légitimement craindre la multiplication des mesures protectionnistes nationalistes, les victoires des partis populistes, l’exacerbation des fondamentalismes religieux, l’explosion du terrorisme… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à peu près au moment où nous aurons atteint cet état de délabrement économique et social, que deux autres vagues inexorables rencontreront leurs effets de seuil : la crise démographique, qui vient grossir exponentiellement les rangs des pauvres, et la crise écologique (emballement des émissions de gaz à effet de serre, épuisement des ressources naturelles, pollutions en tous genres) qui accentuera la pression sur eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a deux façons de changer le monde. La première s’appelle l’évolution : deux pas en avant, un en arrière, un sur le côté, au gré des rapports de force au sein de l’oligarchie, qui feront que les privilégiés concèderont quelques miettes compassionnelles aux défavorisés et au rythme lent du contre-pouvoir qu’est la démocratie, enchaînant essais, erreurs, corrections et adaptations darwiniennes. La seconde se nomme révolution : pour changer le monde, changer les dirigeants qui l’exploitent à leur profit personnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inflation galopante qui a suivi la crise des années 30 a conduit au nazisme et à la plus grande barbarie jamais connue de l’histoire de l’humanité. La spirale déflationniste qui menace, avec sa conséquence, l’envahissement généralisé de la pauvreté, mènera-t-elle le monde à l’anarchie et à l’effondrement de notre civilisation ? Comme on dit, le pire n’est jamais certain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-3009199986352356611?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/3009199986352356611/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=3009199986352356611' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/3009199986352356611'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/3009199986352356611'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2009/12/on-na-encore-rien-vu.html' title='On n&apos;a encore rien vu'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-8400781667163804101</id><published>2009-12-24T12:43:00.001Z</published><updated>2011-01-25T13:46:01.749Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='philanthropie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mécénat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RSE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communication'/><title type='text'>La responsabilité d'entreprise n'a rien à voir avec la philanthropie.</title><content type='html'>Depuis une dizaine d’années, les entreprises s’efforcent de mieux s’ouvrir sur le monde, qu’elles soient contraintes et forcées par les opinions publiques (qui leur font très peu confiance pour contribuer au bien commun) et les ONG (qui prétendent représenter la société civile), ou qu’il s’agisse de démarches volontaires, voulues par quelques dirigeants éclairés, qui ont compris qu’être en phase avec les aspirations du monde et écouter l’ensemble de ses parties prenantes (pas seulement les marchés financiers) était source de création de valeur.&lt;br /&gt;Ces démarches sont jeunes, donc peu matures, les normes n’existent pas encore et les référentiels sont peu stabilisés (l’ISO 26 000 n’est qu’une première pierre). D’autant qu’elles dépendent beaucoup des contextes culturels dans lesquels les entreprises - particulièrement les multinationales - évoluent. Il est donc naturel que règne une certaine confusion dans les concepts. Cette confusion a deux sources différentes : l’ignorance et le cynisme.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’ignorance&lt;/strong&gt;. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, un nombre significatif d’acteurs économiques, dirigeants, responsables, le nez sur le guidon de leur compte d’exploitation trimestriel, consacrent peu de temps à réfléchir à ces questions. S’ils ont lu, dans leur jeunesse, Max Weber, Hans Jonas ou Emmanuel Levinas, leur emploi du temps a rendu invisibles à leurs yeux les indispensables ponts qui relient la philosophie, la morale et l’éthique, la marche du monde, les valeurs des sociétés, et le fonctionnement des organisations humaines. Ce déficit culturel explique largement les mélanges des genres entre développement durable (concept macroéconomique, qui s’applique mal à l’acteur microéconomique qu’est l’entreprise), responsabilité sociétale de l’entreprise (impossibilité de traduire en un seul mot le ‘social’ anglais), responsabilité sociale et environnementale (RSE), responsabilité (tout court) d’entreprise, entreprise citoyenne (comme si ce qualificatif pouvait s’appliquer à autre chose qu’à un individu)…&lt;br /&gt;La responsabilité d’une entreprise, quelles que soient son activité et son utilité sociale, consiste à chercher à satisfaire au mieux chacune de ses parties prenantes (aux intérêts naturellement contradictoires) et à minimiser ses externalités négatives (cas des impacts environnementaux par exemple). L’objectif est de générer ainsi une survaleur sur le long terme et de la redistribuer équitablement, de façon à entretenir le cercle vertueux de la fidélité de ses partenaires. Cet impératif n’a rien à voir avec le mécénat d’entreprise, qui est du registre de la générosité facultative. Même si l’on peut intellectuellement classer la philanthropie dans le volet de la maximisation des externalités positives, avec l’arrière-pensée de la compensation des effets (un peu comme on le dit de la compensation des émissions de CO2).&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le cynisme&lt;/strong&gt;. Beaucoup de décideurs et dirigeants du monde économique sont empreints d’un biais cognitif : leur croyance absolue dans l’automaticité et l’universalité des bienfaits du système libéral à base d’économie de marché et de capitalisme financier - qui les a placés là où ils sont - les empêche d’intégrer en profondeur les paramètres extra-financiers et la notion de long terme. Croire et faire croire que la RSE se limite à la philanthropie est une manière de nier et d’évacuer ce sujet contrariant. A l’instar de la philanthropie à l’américaine, avec ses galas de charité, ou bien des indulgences religieuses, qui permettent de se racheter une conscience à peu de frais, tout se passe comme si l’entreprise cherchait à redorer son image en détournant l’attention de son activité quotidienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais voilà que tout se complique&lt;/strong&gt;. Depuis quelques années, cette saine séparation entre la poche droite (la responsabilité comme source de profit pérenne) et la poche gauche (la générosité, qui doit rester discrète) s’estompe. De nouveaux concepts, comme toujours venus d’outre-Atlantique, déplacent les frontières et introduisent un continuum : ils s’appellent bénévolat et mécénat de compétences (une manière innovante de valoriser les talents des collaborateurs, notamment ceux des seniors), partenariats ONG, financement et accompagnement des réseaux d’entrepreneurs sociaux, ‘philanthropic venture’, fonds de développement, ‘impact invest’, ‘capacity building’, base-de-la-pyramide…L’innovation sociale propose à l’entreprise de multiples voies pour renouveler ses modèles de développement. Elles vont bien au-delà des pratiques françaises actuelles, qui se limitent généralement à inciter les collaborateurs à donner de l’argent à une cause choisie par l’entreprise (comme s’ils étaient incapables de le faire par eux-mêmes dans leur vie privée)….ce qui n’est d’ailleurs en rien un indicateur d’un management responsable des employés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clarifier les concepts, réfléchir sur le fond des choses, s’interroger sur sa place dans la cité, développer une vision holistique du monde, remettre en cause les dogmes…sont des pré-requis indispensables à l’action de l’entreprise du 21ème siècle. Pour répondre à la demande de sens et pour reconquérir le désir des hommes d’entreprendre ensemble.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-8400781667163804101?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/8400781667163804101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=8400781667163804101' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/8400781667163804101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/8400781667163804101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2009/12/la-responsabilite-dentreprise-na-rien.html' title='La responsabilité d&apos;entreprise n&apos;a rien à voir avec la philanthropie.'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-5945500088794337567</id><published>2009-12-20T10:24:00.001Z</published><updated>2011-01-25T13:46:25.152Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Copenhague'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gouvernance'/><title type='text'>Les leçons de Copenhague</title><content type='html'>Alors que les Chefs d’Etat représentent (la plupart du temps démocratiquement) leurs citoyens et que tous les citoyens du monde (ou presque) ne veulent pas d’un chaos climatique qui affecterait leurs conditions de vie ou celle de leurs enfants, ils ont échoué à trouver un accord. Pourquoi ? Parce que, sous l’effet de la mondialisation voulue par les décideurs, tous les pays du monde sont en guerre. En guerre économique, les uns contre les autres.&lt;br /&gt;Les Chefs d’Etat sont-ils sous influence des grands lobbies industriels, notamment ceux liés au secteur énergétique, qu’ils soient producteurs ou gros utilisateurs ? Du moins de ceux, parmi eux, qui s’imagineraient que transformer leur outil de production, adapter leurs business models, remplacer la quantité par la qualité, trouver de nouveaux marchés à l’étranger… affecterait la rentabilité servie à leurs actionnaires. Les beaux discours sur l’innovation créatrice de valeur ne seraient-ils pas sincères ? Et que valent-ils devant la facilité des délocalisations ?&lt;br /&gt;Mais qui peut croire que les intérêts des grandes entreprises sont nationaux ? Les multinationales n’ont pas de patrie, comme le capitalisme. Qui peut encore prétendre que Total est une entreprise française et Arcelor-Mittal une indienne ? Non, fausse piste, les raisons de l’échec sont à chercher ailleurs. Les Chefs d’Etat ne savent tout simplement pas comment découpler la croissance économique de leur pays et la préservation de l’environnement (qu’il soit local ou global), sur la durée d’un mandat électoral. Ils ne veulent pas d’une contrainte supplémentaire qui accentuerait le chômage dans les pays industrialisés ou freinerait le développement de ceux du Sud. Car, les chômeurs d’un côté, et les pauvres de l’autre, sont aussi des électeurs, autant que des sources d’ennuis. Les problèmes d’aujourd’hui ont plus de poids que ceux de demain. En donnant la préférence au présent de leurs électeurs, les élus renoncent à faire des calculs d’actualisation du bien-être sur le long terme. Ici et maintenant, chacun pour soi.&lt;br /&gt;La terre n’est pas plate, elle est morcelée en une multitude d’îlots d’intérêts et d’égoïsmes privés (bien plus que 192). Dans ces conditions, la théorie des jeux (je n’avance que si tu avances, et réciproquement), appliquée à la problématique du bien commun, nous apprend qu’il n’y a que deux scenarios : « tous ou personne ». On s’en sort tous ensemble ou bien tout le monde coule sur le Titanic, les riches comme les pauvres.&lt;br /&gt;Qui pouvait être assez naïf pour croire que l’usine à gaz onusienne, qui permet à chacun des 192 pays - quelle que soit son influence sur le monde - de mettre indéfiniment son grain de sel et le transformer en grain de sable, pouvait faire converger des intérêts privés vers l’intérêt général ? Si l’on savait gouverner le monde en l’absence de gouvernement mondial, cela se saurait et le problème de la faim dans le Sud - qui bizarrement fait couler beaucoup moins d’encre que celui du climat… - serait résolu depuis bien longtemps.&lt;br /&gt;Toute l’Histoire, depuis les gallo-romains jusqu’au plan Marshall (et, espérons-le un jour, le conflit israélo-palestinien) , nous apprend qu’il n’y a qu’une seule issue pour la paix : comme les vainqueurs avec les vaincus, les forts doivent aider les faibles. En matière de climat, comme en matière de développement, le Nord doit aider le Sud. &lt;br /&gt;Les gens ne veulent pas de la guerre économique, d’une mondialisation qui écrase les salaires et précarise les emplois des occidentaux même si, dans le même temps, elle sort de la pauvreté trois cent millions de chinois. Mais les chinois eux-mêmes veulent-ils d’un développement qui rend leur air irrespirable, leur eau polluée et leurs campagnes désertifiées ? Personne ne leur demande leur avis.&lt;br /&gt;La vie serait douce si l’on ne nous forçait pas à lutter les uns contre les autres. Demain, nous demandera-t-on de construire des murs anti-réfugiés climatiques ?&lt;br /&gt;Copenhague nous interroge : toujours chercher à qui profite le crime ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-5945500088794337567?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/5945500088794337567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=5945500088794337567' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/5945500088794337567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/5945500088794337567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2009/12/les-lecons-de-copenhague.html' title='Les leçons de Copenhague'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-6929747665481888796</id><published>2009-12-02T20:29:00.001Z</published><updated>2011-01-25T13:46:54.992Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='finances'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='éthique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='argent'/><title type='text'>L'argent responsable</title><content type='html'>Les banques, ou certaines d’entre elles - ou certains acteurs financiers - sont accusées par toutes les opinions publiques d’avoir fichu la planète en l’air et généré la plus grave crise économique depuis près d’un siècle. Le thème de l’argent responsable est à la une de tous les medias et l’image des banquiers est au plus bas. Décortiquons cette notion de responsabilité pour la finance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rôle de la banque est de financer l’économie, c’est-à-dire de permettre aux personnes (physiques et morales), via l’argent qu’elle leur prête et la gestion de leur épargne, de réaliser leurs projets de vie. Au-delà du caractère universel de son objet social (tout le monde a un compte en banque), le service qu’elle rend ainsi à la société est inestimable et dans l’échelle de classement de la valeur des activités humaines selon leur utilité sociale, elle se situe sans conteste dans le haut de la liste (en tout cas au-dessus des fabricants de tabac, par exemple). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En agglomérant des millions de demandes unitaires, la banque permet aux lois statistiques des grands nombres de jouer en faveur de la mutualisation des risques, du lissage des volatilités des couples offre-demande, de l’optimisation des allocations de capitaux et de la diminution des coûts de transactions. Elle crée ainsi une sorte de chaîne de solidarité économique entre acteurs, à l’instar d’un assureur (où les primes des uns payent les sinistres des autres). Cette interdépendance peut s’avérer la meilleure (les dépôts des uns permettent les crédits des autres) ou la pire des choses (lorsqu’elle se transforme en pyramide mondiale de Ponzi). Cela dépend des critères de transparence et des garde-fous que leurs régulateurs imposent aux banques mais aussi de leur propre conception de leur responsabilité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, comme pour toutes les autres activités, il y a différentes façons d’exercer le métier, plus ou moins responsables. Au-delà du strict respect des règlementations (la banque est une des activités les plus règlementées au monde), la responsabilité de la banque vis-à-vis du client emprunteur ou épargnant s’exprime en termes de transparence des conditions et tarifs, accessibilité et égalité d’accès aux produits et services, équité de traitement, pertinence des conseils adaptés aux situations personnelles (appétit / aversion au risque, horizon de temps, liquidité…). La question qu’est en droit de se poser chaque client est : ma banque agit-elle dans mon intérêt ? Or, chacun peut constater qu’en matière de satisfaction client, toutes les banques et tous leurs agents n’ont pas encore atteint l’excellence. La responsabilité par la qualité est un long chemin de progrès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais désormais, les frontières de responsabilité sont repoussées encore plus loin par les sociétés civiles et les opinions publiques.&lt;br /&gt;Qu’il s’agisse d’épargne liquide (noyée dans le grand chaudron des marchés du loyer de l’argent) ou des OPCVM, de l’assurance-vie, des titres en direct, du private equity, du capital venture, la banque n’est jamais qu’un intermédiaire (sauf exceptions, souvent conjoncturelles et temporaires, la banque n’a pas vraiment « d’argent à elle ») : à travers ses accès aux marchés financiers, l’argent des investisseurs va dans les entreprises ou finance les emprunts d’Etats, au service de la croissance privée ou publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or aujourd’hui, certains épargnants s’intéressent à la destination finale de leur argent : les bénéficiaires ultimes ont-ils une utilité sociale, quelle est la nature de leurs impacts sur l’environnement et la société, leur façon de conduire les affaires est-elle propre ? Ils demandent à leur intermédiaire financier de leur proposer des supports qui prennent aussi en compte ces critères de responsabilité éthique, sociale, environnementale et de bonne gouvernance. Qu’il s’agisse d’ISR, de fonds thématiques environnementaux, de produits de partage ou solidaires, etc…il est de la responsabilité de la banque de stimuler cette demande naissante et de répondre au besoin de pédagogie en matière de traçabilité de l’épargne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, si la banque n’est pas responsable des disparités de fiscalités entre pays, formatrices de paradis fiscaux, elle doit s’interroger en permanence sur les frontières entre l’optimisation et l’évasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le volet des financements, les enjeux sont totalement symétriques : les projets, actifs, activités financés ont-ils des impacts négatifs sur la société et l’environnement ? La banque responsable doit mettre en place des dispositifs d’évaluation des dossiers de crédits qui prennent en compte les risques environnementaux et sociétaux. A la fin de la journée, assumer ses responsabilités, c’est signer en bas de la page en toute connaissance de cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idem pour les activités de marchés : le trading pour compte propre, la confection de produits complexes basés sur des modèles mathématiques opaques, le jeu des effets de leviers, la préférence pour le court terme, les paris de casino, les spéculations des traders sur les marchés des matières premières agricoles …doivent désormais démontrer non seulement leur innocuité mais surtout leur utilité sociale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les banques ont une responsabilité phénoménale sur la marche du monde. Le défi de l’argent responsable est certainement l’un des plus stratégiques pour la banque de demain et la restauration durable de son image et de sa réputation. Relevons-le !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-6929747665481888796?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/6929747665481888796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=6929747665481888796' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/6929747665481888796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/6929747665481888796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2009/12/largent-responsable.html' title='L&apos;argent responsable'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-2606479789299940971</id><published>2009-11-16T20:33:00.001Z</published><updated>2011-01-25T13:47:27.302Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='responsabilité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='finances'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='banques'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Investissements'/><title type='text'>Réinventons l'Investissement Socialement Responsable</title><content type='html'>L’ISR est un concept flou et incompréhensible pour l’épargnant de base. Madame Michu - dont la culture financière est malheureusement trop faible - est d’abord victime de l’opacité du monde des OPCVM. Un demi-siècle après leur invention, plus de 90 % de nos concitoyens n’en possèdent pas (en direct) et le taux de détention des OPCVM actions plafonne à 5 %. Au-delà de la saine aversion des français aux casinos boursiers (qui a limité les dégâts de la crise sur leur patrimoine), les raisons sont à rechercher dans la relative inefficacité du marketing mix : (i) des performances qui suivent grosso modo les fluctuations des marchés (combien de gérants battent leur indice de référence ?) et qui sont obérées par les commissions (forcément plus élevées quand il y a deux intermédiaires à rémunérer : le réseau d’agence et le gestionnaire) et la fiscalité (ii) les « tambouilles » des gérants (entrées et sorties des valeurs qui composent les paniers) perçues comme peu transparentes par les porteurs (iii) le produit du mois, poussé par le réseau, qui serait toujours meilleur que le produit du mois précédent (iv) le produit maison, forcément supérieur à ceux des concurrents. Les soi-disant fonds à promesse et les fonds dynamiques (truffés de subprime toxiques) ont achevé de dégoûter les derniers gogos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sein de ce petit monde, l’ISR n’occupe qu’environ 1 % du marché. Une niche dans la niche. Et pourtant, l’ISR recouvre à lui seul une collection hétéroclite de processus de gestion. On y trouve la gestion par exclusion (sans doute la plus compréhensible), venue du puritanisme américain : à la demande de congrégations religieuses ou autres associations d’épargnants qui ne veulent pas investir dans des secteurs particuliers (alcool, tabac, armement, pornographie..), des fonds d’exclusion ont été créés (surtout aux US). L’ISR recouvre aussi la gestion dite best-in-class, qui sélectionne les soi-disant meilleurs élèves de la classe d’actions considérée, du point de vue de la responsabilité - environnementale et sociale - de l’entreprise (RSE). Les bons et les mauvais points sont donnés par les analystes ISR des gestionnaires et les agences de notation extra-financières, selon des méthodologies peu matures, changeantes, empreintes de biais cognitifs et de partis pris idéologiques (le nucléaire, c’est mauvais), sur base d’informations publiques ou de réponses fatiguées à des questionnaires mal ciblés. Juger objectivement du degré de responsabilité d’une multinationale de plus de 100 000 collaborateurs dans 100 pays est très difficile donc très coûteux, tant les axes d’analyse sont nombreux, les données internes difficiles à obtenir et interpréter (les jeunes analystes des agences de notation n’ayant généralement jamais mis les pieds dans une entreprise). Ainsi Mme Michu, si elle est influencée par les campagnes de dénigrement de certaines ONG environnementalistes, ne comprendra pas pourquoi on trouve TOTAL - fleuron du CAC 40 et symbole de la réussite française - au sein de fonds dits éthiques (l’éthique n’ayant d’ailleurs absolument rien à voir avec le sujet). Même si son plus cher désir serait de voir son fils embauché par TOTAL et si elle n’a rien trouvé de mieux à mettre que de l’essence dans le réservoir de son automobile. On n’est pas à une contradiction près. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cohabite aussi dans l’ISR la forme dite de l’engagement actionnarial, où les gérants de fonds accomplissent l’exploit d’exercer leurs droits de vote aux assemblées générales, avec le succès qu’on imagine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains classent également dans l’ISR, les fonds dits thématiques comme les valeurs « vertes ». Comme si le fait d’être leader mondial du traitement des déchets signifiait automatiquement que l’on traite ses sous-traitants conformément aux Droits de l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sont aussi déclarés cousins de l’ISR, les microscopiques fonds solidaires, où 5 à 10 % (waouh !) des montants sont investis dans des organisations labellisées « solidaires » et les fonds de partage où l’épargnant rétrocède une partie de ses revenus à des associations caritatives, sorte de philanthropie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, d’aucuns prétendent que la finance islamique serait un compartiment de l’ISR, tant le mot responsabilité est un mot-valise qui voyage jusque dans les contrées des dogmes religieux. A contrario, financer le logement social ne serait pas responsable, puisque le microcosme de l’ISR exclut des produits comme le Livret A.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fonds éthiques, fonds développement durable, fonds responsables, fonds verts, fonds solidaires, fonds religieux….on mélange tout et Mme Michu n’y comprend plus rien (ne lui parlez pas en plus d’ISR monétaire). Bref, une minitour de Babel, faite de sectes et de multiples forums créés pour promotionner leurs organisateurs. Cette confusion doit justement inciter les banques à déployer des trésors de pédagogie pour expliquer à leurs clients où va leur argent et son utilité sociale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps-là, les analystes financiers, imperturbables, font tourner leurs tableurs Excel avec leurs sempiternels Discounted Cash Flows. Mais ceux qui ont participé à l’avant-dernière vague de destruction de valeur mondiale en valorisant les modèles fumeux de la bulle internet n’ont pas de leçons à donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cible est pourtant connue : c’est l’enrichissement du mainstream par incorporation dans les analyses financières des critères de responsabilité, en tant que sources de création ou de destruction de valeur (par non maîtrise des risques opérationnels), comme c’est déjà le cas pour certains paramètres extra-financiers (pertinence de la stratégie commerciale par exemple). L’entreprise est une boîte noire qui extériorise des résultats, selon des règles comptables mouvantes, non universelles et interprétables. La mesure de la bonne adéquation entre les moyens et les résultats passe par l’évaluation de sa capacité à fidéliser chacune de ses parties prenantes et à leur redistribuer équitablement la survaleur créée. Et ce, sur le long terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je propose en effet de compléter le concept de responsabilité par celui de durée-fidélité. Les entreprises ont besoin d’actionnaires stables, capables de les aider dans leur croissance. Leur fidélité doit être reconnue et valorisée. L’économie française et européenne a besoin d’épargne longue, plus pour des raisons structurelles (la démographie) que conjoncturelles (la crise). La problématique fondamentale des retraites exige des solutions de protection des épargnants long terme, qui soient incitatives pour les jeunes épargnants et qui mutualisent efficacement les risques avec les vieux. Ces incitations doivent provenir d’une adaptation du cadre institutionnel, comptable, règlementaire et fiscal, au plan européen. Travaillons à ce nouveau référentiel harmonisé, créons un statut pour un produit d’épargne long terme paneuropéen (voire un label ou une certification pour rassurer Mme Michu ?). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donner une prime au long terme, réduire la volatilité, construire un destin économique commun, créer de la confiance et du lien durable entre les acteurs, c’est la condition pour qu’aucun investissement ne soit jamais irresponsable et qu’on assiste un jour à la victoire des pères de famille sur les spéculateurs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-2606479789299940971?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/2606479789299940971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=2606479789299940971' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/2606479789299940971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/2606479789299940971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2009/11/reinventons-linvestissement-socialement.html' title='Réinventons l&apos;Investissement Socialement Responsable'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-7054886755847750271</id><published>2009-09-19T14:01:00.001+01:00</published><updated>2011-01-25T13:47:47.316Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='valeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RSE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='risques'/><title type='text'>Pourquoi la responsabilité d'entreprise crée de la valeur</title><content type='html'>Existe-t-il encore des décideurs qui ne seraient pas totalement convaincus qu’il est de l’intérêt économique de l’entreprise de se comporter de façon responsable ? Les éternels sceptiques et quelques négationnistes du développement durable auraient du mal à défendre que des comportements irresponsables ou qualifiés comme tels par certains (c’est bien là tout le problème) créent de la valeur sur la durée.&lt;br /&gt;La responsabilité d’entreprise, c’est d’abord de la bonne gestion : diminuer les risques opérationnels, réduire les gaspillages, saisir les opportunités commerciales des nouveaux marchés du développement durable (technologies propres, énergies renouvelables, bas-de-la-pyramide…), stimuler l’innovation via la diversité dans l’entreprise, nouer des partenariats avec la société civile, anticiper les inévitables durcissements des règlementations afin de créer les standards de demain… La responsabilité sociale et environnementale (RSE) offre aujourd’hui des occasions historiques de diminuer ses risques et ses frais généraux, autant que d’augmenter son chiffre d’affaires.&lt;br /&gt;La RSE s’appuie sur l’écoute des parties prenantes et la recherche de leur satisfaction : écouter ses clients pour répondre à leurs besoins est la base de la bonne gestion de toute organisation commerciale. La théorie de la RSE prétend que c’est aussi le cas pour chacune des autres parties prenantes. C’est là que les choses se compliquent, du fait de la grande hétérogénéité des différents groupes de partenaires (alors que le marketing a inventé la segmentation clientèle). S’agissant de la partie prenante « personnel », mesurer les ressorts de motivation de chaque salarié, rémunérer les efforts et résultats avec justice, donner à chacun la place qu’il mérite, éliminer les biais cognitifs en matière de discrimination…est un art difficile. Quant à la partie prenante « actionnaires », elle est formée d’investisseurs hétéroclites qui n’ont pas les mêmes objectifs de combinaisons risque-rentabilité-durée et qui votent avec les pieds. Les fournisseurs, eux, sont encore trop peu écoutés et trop souvent pressurisés. Enfin, la société civile, influencée par les medias, veut tout et son contraire.&lt;br /&gt;L’objectif de la RSE est de renforcer l’attractivité de l’entreprise vis-à-vis de ses parties prenantes, en les traitant avec loyauté et transparence et en instaurant des rapports de confiance dans la durée. De mon point de vue, la clef s’appelle fidélité : fidéliser ses clients est beaucoup plus rentable que d’avoir à en conquérir de nouveaux, fidéliser ses collaborateurs coûte moins cher que de gérer démissions, embauches et formations en permanence, fidéliser ses actionnaires aussi, nouer des partenariats avec ses fournisseurs idem ...&lt;br /&gt;Chaque fonction de l’entreprise doit donc s’interroger sur ce que signifie le mot responsable pour elle-même (marketing responsable, communication responsable, vente responsable, achats responsables, finance responsable …) et comment créer cette fidélité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le véritable enjeu réside dans la répartition de la valeur, tant dans l’espace que dans le temps.&lt;br /&gt;Dans l’espace. Comment rétribuer équitablement chaque partie prenante alors que l’intérêt des uns est en conflit naturel avec celui des autres ? La partie prenante la plus délicate à traiter d’un point de vue économique s’appelle société ou environnement, puisque les externalités négatives, non payées par l’entreprise, doivent être évaluées à l’aune de leurs impacts sur sa réputation, afin d’être compensées. Même si aucune entreprise ne peut se développer durablement dans un environnement dégradé, jusqu’où contribuer à la réparation des dégradations, causées par elle et par tous les autres acteurs ?&lt;br /&gt;Chaque fonction chargée d’une partie prenante travaille séparément, en faisant de son mieux (le marketing gère les prix, la RH les salaires, les achats les coûts fournisseurs, la Direction financière le dividende, le mécénat les dons …), mais très peu d’entreprises ont une gestion globale des priorités, des conflits d’intérêt et de la répartition de la valeur, qui soit véritablement multi parties prenantes.&lt;br /&gt;Dans le temps. L’articulation du conflit court terme - long terme est aussi un exercice difficile (tant dans l’entreprise qu’au niveau des Etats ou de chaque individu). Faut-il réaliser telle action qui créerait de la valeur immédiatement mais au détriment du long terme ? Réduire les investissements en formation du personnel génère un effet positif immédiat sur les comptes mais vraisemblablement un impact négatif à long terme si les compétences des employés ne sont pas entretenues. Idem pour la modernisation de l’outil de travail. Arbitrer entre court et long terme est une des missions essentielles des dirigeants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de compte, la RSE n’est rien d’autre que du management intelligent. Actionner efficacement le levier de profitabilité qu’est la RSE nécessite trois facteurs clefs de succès. Innover dans les méthodes de questionnement stratégique et de résolutions de dilemmes. Des compétences managériales multidisciplinaires de haut niveau. Et - cela va sans dire - des dirigeants au comportement éthique irréprochable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-7054886755847750271?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/7054886755847750271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=7054886755847750271' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7054886755847750271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7054886755847750271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2009/09/pourquoi-la-responsabilite-dentreprise.html' title='Pourquoi la responsabilité d&apos;entreprise crée de la valeur'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-4765144947949559125</id><published>2009-09-19T13:58:00.002+01:00</published><updated>2011-01-25T13:48:10.414Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='greenwashing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RSE'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='communication'/><title type='text'>Halte au greenwashing !</title><content type='html'>Au secours ! Après des années d’ignorance voire de déni, le marketing, la communication et la publicité viennent de découvrir le développement durable. On peut s’attendre au pire. Il suffit de regarder les publicités dans nos journaux pour de grosses cylindrées émettant 200 g de CO2 par km, qualifiées de responsables ou de durables. Le marketing, dont la fonction est, par essence, de susciter les besoins, de pousser à l’hyperconsommation et de vendre du rêve, vient de comprendre l’intérêt de surfer sur la vague. Il vise désormais bien au-delà du marché des bobos, qui achètent en mai leurs pommes bio venues d’Argentine, 40 % plus cher. Tout est désormais vert, tout est durable, tout est responsable, on mélange tout. Le développement durable serait à la mode, c’est à dire éphémère, bel oxymore ! Déjà que le concept, holistique par construction, était difficilement appréhendable par les esprits cartésiens de nos décideurs, voilà que le développement durable serait partout, comme Jésus. Pas étonnant que ses partisans les plus fervents soient parfois considérés comme membres d’une secte religieuse, qui croie au développement durable, sphère de l’aspirationel, du subjectif et du qualitatif. Alors que le développement durable est une démarche de progrès continu, basée sur des faits et chiffres (et non des opinions), méthodique, professionnelle, complexe (à la croisée de plusieurs disciplines scientifiques) et collégiale, dont la finalité est de créer, dans la durée, un surcroît de valeur à partager équitablement.&lt;br /&gt;Le risque est grand de susciter l’incompréhension puis le rejet du bébé avec l’eau du bain. Et de donner raison aux derniers négationnistes qui font semblant de croire que le développement durable est, au mieux, une idéologie de baba-cool du Larzac, au pire, une alternative au libéralisme. Evitons de réduire à néant les laborieux efforts des Directions du développement durable de nos entreprises, qui depuis une dizaine d’années, s’échinent à convaincre leur management que le développement durable est une machine à créer de la valeur et non un moyen de s’acheter une belle image. Et de freiner la capacité d’innover et d’entreprendre des solutions nouvelles. Les entreprises doivent faire d’abord et dire ensuite. Dans cet ordre.&lt;br /&gt;Toute manipulation de l’opinion est une opération dangereuse, où tout le monde risque d’y perdre, et au premier chef, la réputation de l’entreprise. Alors que la période de crise que nous traversons, qui trouve son origine dans l’irresponsabilité, l’incompétence et la cupidité, devrait au contraire nous ramener aux fondamentaux, à l’éthique et à la transparence.&lt;br /&gt;A voir l’emballement médiatique et les réactions d’extrême naïveté que suscite un récent film documentaire (pas différent de la demi-douzaine qui l’ont précédé), les bras nous en tombent ! Après 90 mn de belles images (ouf, on découvre que la terre est belle), puis 3 mn d’éoliennes sur fond de soleil couchant, le message est qu’il faut couper l’eau du robinet quand on se lave les dents. Alors que 80 % du gaspillage vient de l’agriculture intensive, sponsorisée par la politique agricole commune. On nous demande de consommer différemment, voire de consommer moins (en oubliant au passage le consommateur du Sud…), alors qu’il s’agit de produire différemment. Le développement durable n’est pas une question de demande mais un problème d’offre.&lt;br /&gt;D’abord, le consommateur dispose d’un pouvoir d’achat de plus en plus comprimé : le revenu salarial moyen a baissé en France entre 1978 et 2005 (explosion des emplois précaires) ! Ensuite, il a rarement le choix. Quand il n’y a pas de transports en commun décents de banlieue à banlieue, quand on ne sait pas réfléchir collectivement aux problématiques imbriquées du transport et de l’urbanisme, doit-on culpabiliser le travailleur parce qu’il préfère endurer plusieurs heures d’embouteillages quotidiens, dans une voiture qui n’est pas électrique puisqu’elle n’existe pas ?&lt;br /&gt;Les entreprises ne mettront à leur catalogue des offres performantes au plan environnemental et social, que si l’Etat, gardien du bien public, les invite à payer les coûts de leurs externalités, par un bon dosage entre les trois seuls moyens à sa disposition : la réglementation, la taxe ou l’organisation des marchés.&lt;br /&gt;Le développement durable est une question économique et politique. Un choix de société et de civilisation est une affaire un peu trop sérieuse pour la laisser aux mains des régies publicitaires ou des cinéastes animaliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) blanchiment écologique&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-4765144947949559125?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/4765144947949559125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=4765144947949559125' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/4765144947949559125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/4765144947949559125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2009/09/halte-au-greenwashing.html' title='Halte au greenwashing !'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-253763755521912159</id><published>2009-04-30T18:13:00.001+01:00</published><updated>2011-01-25T13:48:33.467Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='marchés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='finances'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='carbone'/><title type='text'>Le prix à payer</title><content type='html'>Comme prévu par le Grenelle de l’environnement, les pouvoirs publics et les acteurs de la société civile s’apprêtent à travailler ensemble sur le sujet de la « contribution climat-énergie ».&lt;br /&gt;Une partie du secteur industriel est déjà soumis au marché dit « cap &amp;amp; trade » de quotas de CO2, alors que le reste et le secteur dit « diffus » (l’essentiel des émissions) y échappent.&lt;br /&gt;Partisans des quotas et défenseurs de la taxe carbone vont s’affronter. Quelles que soient les modalités qui seront éventuellement retenues (de leur côté, les Etats-Unis vont, semble-t-il, opter pour les quotas), il conviendra qu’elles s’appuient sur des principes directeurs et une gouvernance. Je propose 8 piliers pour une sagesse carbone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1er principe, d’équilibre : aucun marché ne peut, à lui seul, internaliser spontanément les coûts des externalités négatives (ni d’ailleurs les bénéfices des externalités positives). Les instruments économiques actuels ne savent pas travailler automatiquement de façon optimale pour le bien public : étroitesse et cloisonnement des marchés de permis, hétérogénéité des incitations fiscales, trop forte sensibilité aux cycles économiques et aux différentiels de rythme entre les économies des 3 pôles (OCDE, BRIC, PED), divergences des intérêts nationaux et corporatistes, contre-productivité des effets des lobbies industriels et des positions oligopolistiques, coûts très élevés des transactions de marchés et de la bureaucratie (particulièrement au démarrage compte tenu de la faiblesse des volumes), effets d’aubaine, mouvements spéculatifs, manipulations de cours voire corruption des autorités…&lt;br /&gt;Ce qui est vrai pour le marché l’est aussi pour le progrès technique. Il n’y a aucune raison pour que l’innovation technologique soit - du point de vue du climat - intrinsèquement « vertueuse » (le summum du progrès humain de notre civilisation de l’automobile ayant consisté à faire acheter des 4X4 à des citadins).&lt;br /&gt;D’une manière ou d’une autre, et sans prononcer le gros mot d’économie administrée, l’intervention coordonnée des Etats éclairés est donc indispensable pour fournir le signal-prix dont les acteurs économiques ont besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2ème principe, de cohérence : le nouveau dispositif doit s’intégrer harmonieusement dans un paysage déjà diversifié (voire confus) où de multiples instruments économiques incitent (plus ou moins efficacement) aux énergies renouvelables et aux technologies propres (tarifs de rachat de l’électricité verte, certificats verts, certificats d’économie d’énergie, TVA différenciée, bonus-malus…). Sans créer de distorsions (pas besoin de nouveaux paradis fiscaux verts…) et sans nous faire oublier l’objectif prioritaire de l’amélioration de l’efficacité énergétique, pour laquelle la réglementation, in fine, reste indispensable (personne ne s’interroge sur la valeur d’une molécule de CFC, désormais interdite). Dans tous les cas, un mécanisme d’ajustement aux frontières pour inclure le carbone importé devra être pris en considération, afin d’éviter les distorsions de concurrence internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3ème principe, de lisibilité, progressivité et prédictibilité : le taux du Livret A est fixé par une formule mathématique (même si l’Etat, dans sa grande sagesse, peut y déroger dans l’intérêt général). La valeur carbone est liée aux objectifs globaux de réduction que les pays doivent se fixer, aujourd’hui une division par 2, au moins, des émissions mondiales de CO2 en 2050. Mais aussi à la pente de la courbe, car plus on tarde à agir plus on accroît le surcoût pour demain. La formule de prix doit intégrer (i) les évolutions des prix des énergies fossiles en les contrebalançant (sur le long terme, ils ne peuvent qu’augmenter, de par la diminution programmée de l’offre), avec un amortisseur de chocs (ii) un coefficient de progression dans le temps et selon les quantités (iii) un taux d’actualisation qui prennent en compte un degré de qualité de vie acceptable pour les générations futures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4ème principe, d’efficacité : mieux vaut inciter l’amont (upstream), c’est-à-dire les producteurs, s’ils ont la possibilité de faire évoluer leur outil de travail et de faire jouer la concurrence verte entre leurs fournisseurs, sachant qu’une partie des coûts seulement sera répercutée sur l’acheteur final (effets de la concurrence et de l’innovation), que l’aval (downstream), c’est à dire le consommateur, lorsque celui-ci ne peut faire jouer les effets de substitution, à prix équivalent, s’il n’a pas le choix ou si son pouvoir d’achat ne lui permet aucune marge de manœuvre. A moins qu’un mécanisme redistributif équitable ne soit efficacement mis en place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5ème principe, de redistribution : les sommes collectées (via la taxe ou via le revenu des enchères de 100 % des quotas ) doivent être réinjectées dans l’économie de l’environnement (et non se substituer budgétairement à une autre taxe, comme la taxe professionnelle), que ce soit directement, en les redistribuant équitablement à chaque citoyen (pour éviter les effets d’éviction sociale), ou indirectement, en subventionnant la recherche, l’innovation et les investissements dans les énergies sans carbone et la maîtrise de l’efficacité énergétique, à due proportion des efforts et résultats des acteurs vertueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6ème principe, d’universalité : 1 tonne de carbone ayant le même impact sur le climat, d’où qu’elle soit émise et par n’importe qui, le prix doit s’appliquer de façon homogène à l’ensemble des catégories d’acteurs et à l’ensemble des acteurs dans chaque catégorie. Le carbone est une monnaie, la monnaie doit être fongible et universelle (one dollar is one dollar). Certes, les coûts marginaux de réduction des émissions sont variables en fonction des secteurs de l’économie. Mais d’abord, personne n’oblige les entrepreneurs à rester faire carrière dans la fabrication de rejets toxiques. Les ruptures technologiques les forcent régulièrement à se reconvertir (qui pleure encore le sort des fabricants de calèches ?), pourquoi pas les ruptures écologiques ? Ensuite, un cloisonnement du dispositif par secteur limiterait la fluidité et l’efficacité des effets de masse du marché. Enfin, prétendre que réduire ses émissions serait forcément toujours coûteux est erroné. Au contraire, dans bien des cas, réduire ses consommations, transformer son business mix pour proposer des produits décarbonés sur des nouveaux marchés, ou mieux, passer du cycle rigide et coûteux ‘extraction-fabrication-transport-distribution-consommation-destruction’ à une économie de fonctionnalité circulaire, basée sur l’usage et des nouveaux services, est économiquement avantageux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7ème principe, de réalité et adaptabilité : si la formule mathématique de fixation du prix du carbone doit être connue de tous les acteurs, le régulateur doit prévoir, à échéances régulières, d’en actualiser les paramètres, en fonction notamment de l’avancée des sciences et d’une meilleure connaissance des coûts (des préjudices et de leur réduction). Les phénomènes climatiques ne sont pas linéaires (ce qui est difficile à appréhender pour l’esprit humain), mais sujets à emballement une fois dépassés les seuils critiques. Lorsque les conséquences risquent l’irréversibilité, le principe de précaution doit se retrouver dans les chiffres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8ème principe, de gouvernance (qui nous ramène au 1er) : le carbone est une nouvelle monnaie, toute monnaie doit être gérée par une Banque Centrale éclairée, chargée, en jouant sur la masse monétaire en circulation, de contribuer à une répartition équitable des effets de richesse entre les acteurs et dans le sens de l’intérêt général. Les partisans de la thèse du prix plafond ne manqueront pas de lui donner le droit de fixer des limites, comme le taux de l’usure, la vente à perte ou la vitesse sur les routes. Le principe s’applique aussi si c’est la taxe qui est choisie, le gouverneur, appelons-le OMC (Organisation Mondiale du Carbone), étant chargé de répartir équitablement le produit de la taxe entre les pays. A l’heure où les paradis fiscaux semblent disparaître, si on rêvait à une première harmonisation fiscale mondiale pour la survie de l’humanité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si les scientifiques n’osent pas encore affirmer publiquement que le seuil fatidique des 2 degrés d’accroissement de la température moyenne sera dépassé, tous les voyants sont dans le rouge. Le changement climatique qui s’annonce risque d’affecter voire de détruire des millions de vies humaines. Il reste un prix que ce propos se refuse à chiffrer : quel est le prix d’une vie humaine ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-253763755521912159?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/253763755521912159/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=253763755521912159' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/253763755521912159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/253763755521912159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2009/04/le-prix-payer.html' title='Le prix à payer'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-7724069960086845196</id><published>2009-03-14T20:17:00.001Z</published><updated>2011-01-25T13:49:00.700Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='éthique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RSE'/><title type='text'>Parution de l'essai "Responsabilité d'entreprise et éthique sont-elles solubles dans la mondialisation" aux Editions de l'Aube</title><content type='html'>Je vous invite à lire mon essai "Responsabilité d'entreprise et éthique son-elles solubles dans la mondialisation", paru aux Editions de l'Aube le 12 mars 2009.&lt;br /&gt;En vente dans toutes les bonnes librairies, comme par exemple :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://recherche.fnac.com/search/quick.do?text=philippe+laget+responsabilit%E9+%E9thique&amp;amp;category=book&amp;amp;bl=HGACrera&amp;amp;submitbtn=Ok"&gt;http://recherche.fnac.com/search/quick.do?text=philippe+laget+responsabilit%E9+%E9thique&amp;amp;category=book&amp;amp;bl=HGACrera&amp;amp;submitbtn=Ok&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-7724069960086845196?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/7724069960086845196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=7724069960086845196' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7724069960086845196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/7724069960086845196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2009/03/parution-de-lessai-responsabilite.html' title='Parution de l&apos;essai &quot;Responsabilité d&apos;entreprise et éthique sont-elles solubles dans la mondialisation&quot; aux Editions de l&apos;Aube'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-1223827493169144491</id><published>2008-10-23T19:32:00.001+01:00</published><updated>2011-01-25T13:49:23.397Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='opportunités'/><title type='text'>La crise : une formidable opportunité !</title><content type='html'>Crise politique, crise sécuritaire, crise boursière, crise financière, crise économique, crise sociale, crise environnementale, crise alimentaire, crise démographique, crise des valeurs…on dirait bien que le monde ne s’est jamais développé de façon aussi peu soutenable. Sous la pression d’une globalisation effrénée, que personne ne contrôle, beaucoup d’inégalités s’accentuent et une part considérable de la population de la planète vit dans le malheur. Finalement, ne serions-nous pas au début d’une crise de civilisation (occidentale) ? Ne serait-ce pas alors le moment magique pour refonder les règles qui gouvernent nos sociétés, dans le sens que nous recommande le développement durable ? Aura-t-on beaucoup d’autres occasions de remettre à plat les systèmes, avec l’objectif du bien commun et du bonheur du plus grand nombre ? De diriger l’économie (qui n’est qu’un moyen) au service de l’homme (qui reste la finalité), en valorisant le qualitatif par rapport au quantitatif. D’investir de façon socialement responsable. De partager nos bonnes pratiques à l’échelon planétaire, afin d’organiser la solidarité et mettre plus de moyens sur la coopération que sur la compétition. De bâtir des nouveaux instruments de gouvernance, qu’elle soit mondiale ou au niveau de chaque entreprise, chaque organisation, qui associent de façon équitable l’ensemble des parties prenantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Utopie ? Ou formidable défi à relever ensemble, qui mobiliserait les nouvelles technologies, l’esprit d’entreprendre et d’innovation, nos trésors d’imagination et de compétences pour résoudre nos problèmes à court terme (en commençant par la lutte contre pauvreté), mais sans pour autant hypothéquer l’avenir ?&lt;br /&gt;Le rythme du monde est désormais cadencé par le fonctionnement des acteurs économiques que sont les entreprises. Leur responsabilité sur la bonne marche du progrès des sociétés est devenue primordiale.&lt;br /&gt;L’entreprise bien gérée est celle qui développe sa responsabilité, de façon équilibrée, envers chacune de ses parties prenantes, depuis ses actionnaires jusqu’à la société civile au sein de laquelle elle agit.&lt;br /&gt;Le monde attend beaucoup des entreprises et en même temps ne leur accorde qu’un niveau de confiance très limité, les considérant otages (au mieux) ou agents (au pire) de cette globalisation financière aveugle qui ne poursuit aucune finalité éthique.&lt;br /&gt;L’entreprise doit désormais montrer comment elle travaille et démontrer que sa façon d’opérer satisfait tous ses partenaires et ne génère que des externalités positives.&lt;br /&gt;A l’heure où la pression concurrentielle des marchés mondialisés n’a jamais été aussi forte, la différenciation des entreprises se fera, demain, moins par le quoi (les produits ou services qu’elles fournissent, dont les prix s’alignent vers le bas), que par le comment.&lt;br /&gt;La responsabilité de l’entreprise passe par le développement organisé d’une culture éthique en son sein et par l’exemplarité de ses dirigeants. &lt;br /&gt;C’est la clef pour le développement d’une économie verte et solidaire et d’un monde plus responsable. Donc, plus durable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-1223827493169144491?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/1223827493169144491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=1223827493169144491' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/1223827493169144491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/1223827493169144491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2008/10/la-crise-une-formidable-opportunit.html' title='La crise : une formidable opportunité !'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-116999927948025048</id><published>2007-01-28T15:46:00.001Z</published><updated>2011-01-25T13:49:42.743Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RSE'/><title type='text'>Pourquoi c'est si difficile de faire du développement durable</title><content type='html'>Le développement durable n’est à la mode que dans les media. Les questions qu’il pose existent, par construction, depuis l’aube de l’humanité. Mais en ce début du 21° siècle, à cette étape du développement des civilisations post-industrielles, ses enjeux sont devenus critiques et nous interpellent désormais sur les conditions de vie et de survie de l’espèce humaine.&lt;br /&gt;Pourquoi n’arrivons-nous pas à soutenir l’équilibre économique, social et environnemental de notre développement ? Parce que le développement durable se heurte à deux puissants paradigmes, l’un temporel, l’autre spatial.&lt;br /&gt;Paradigme temporel. Le développement durable, c’est s’intéresser aux besoins des générations futures. Qui peut prétendre les connaître ? Le système marchand et son marketing ont déjà du mal à satisfaire une partie des besoins actuels. Dans un monde aussi évolutif et incertain, les exercices de prospective sont aléatoires. D’autant que ce n’est pas le point fort de nos intellectuels. La prospective ne s’apprend malheureusement pas dans les grandes écoles ou universités françaises. L’Etat, dont les représentants ont les yeux rivés sur l’horizon de leurs mandatures, n’est pas suffisamment outillé (on sait ce qui es advenu du Commissariat au Plan), ni les entreprises (hormis quelques grands énergéticiens), pressées par le court-termisme des marchés financiers. La recherche est trop souvent tirée par des intérêts commerciaux et financiers immédiats, ce qui pénalise les innovations de rupture qu’il faut soutenir sur le long terme. Pourtant, il ne s’agit pas ici de prévoir le succès de je ne sais quel gadget technologique, mais bien les besoins de base tels que l’accès à l’eau, aux aliments, au logement, à la santé, à l’éducation, à la mobilité, à la démocratie, à l’égalité des chances, à la paix … au bonheur.&lt;br /&gt;Et le citoyen ? Dans une société de consommation qui prône les valeurs de l’individualisme, comment vivre autrement qu’au quotidien, chacun pour soi ? Chaque homme a déjà fort à faire pour réussir sa propre vie, sans devoir surmonter ce sentiment d’angoisse que nous éprouvons tous lorsqu’il faut envisager un monde qui continuera sans nous. La philosophie occidentale ne nous aide pas : l’esprit de la plupart des doctrines, depuis le stoïcisme jusqu’au spinozisme, est de vivre au présent et non dans les lendemains qui chantent. L’art non plus, qui, depuis Ronsard, nous invite à «cueillir dès aujourd’hui les roses de la vie». Ne cherchons pas secours auprès des religions judéo-chrétiennes puisque l’Evangile (Matthieu 6.34) nous dit «Ne vous inquiétez point pour le lendemain, car le lendemain aura souci de lui-même. A chaque jour suffit sa peine ».&lt;br /&gt;Bref, tout nous pousse à se laisser aller au « Après nous le déluge ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paradigme spatial. Le développement durable, c’est trouver des solutions gagnantes qui satisfassent les exigences, souvent contradictoires, de chacune des parties prenantes. Lorsque l’on doit répartir un gâteau de taille donnée (la valeur ajoutée créée par l’entreprise, par exemple), servir les uns ne peut se faire qu’au détriment des autres. Des réponses globales à des problématiques si imbriquées ne peuvent être apportées que si les équations sont posées de façon intégrée, en faisant dialoguer les experts. Or dans notre pays, les disciplines sont cloisonnées et les étiquettes bien collées, depuis l’école (les scientifiques d’un côté, les littéraires de l’autre), jusqu’à l’entreprise, où les commerciaux, les ingénieurs et les gestionnaires développent des cultures en silos. « Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées », la France reste encore fondamentalement un pays de paysans, attaché, via le cloisonnement des propriétés, à la parcellisation des pouvoirs, des idées et des vérités.&lt;br /&gt;Qui réinventera l’honnête homme du 18° siècle, capable de jeter des passerelles entre les disciplines pour faire dialoguer ingénieurs, économistes, sociologues, philosophes, psychologues et historiens ? Le défi est d’autant plus grand que les clés du pouvoir sont détenues par des mâles, prédisposés aux techniques d’affrontement plutôt qu’aux stratégies de coopération. Le développement durable a besoin que les femmes, qui savent ce que donner la vie veut dire, arrivent aux commandes afin que les logiques de préservation l’emportent sur les faits d’armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est parce qu’il est si difficile que le combat pour le développement durable vaut la peine d’être mené. Ensemble, donnons tord au poète latin Catulle, qui pronostiquait déjà, deux cents ans avant notre ère : « Encore un peu de patience et tout finira mal ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-116999927948025048?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/116999927948025048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=116999927948025048' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/116999927948025048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/116999927948025048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2007/01/pourquoi-cest-si-difficile-de-faire-du.html' title='Pourquoi c&apos;est si difficile de faire du développement durable'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-116837972373645320</id><published>2007-01-09T21:53:00.001Z</published><updated>2011-01-25T13:50:07.726Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='diversité'/><title type='text'>La diversité dans l'entreprise, source de richesse</title><content type='html'>La diversité est diverse. Elle ne se limite pas à la mixité et à l’internationalisation des cadres de Direction, comme le priorisent un certain nombre de grands Groupes français, qui, réalisant désormais près des deux tiers de leur chiffre d’affaires à l’international, avec plus de 50 % de leurs effectifs hors hexagone et plus de la moitié de leur capital détenu par des investisseurs étrangers, s’interrogent sur le concept de nationalité d’une entreprise et prennent conscience que leur Comité de Direction - formé essentiellement de quinquagénaires mâles diplômés des mêmes grandes écoles françaises - est resté un peu décalé face à la vitesse des succès de leur internationalisation.&lt;br /&gt;La diversité inclut aussi la diversité des âges (ce qui signifie d’accepter de reconnaître que la gestion des seniors est un vrai sujet), la diversité des origines et des parcours professionnels (ce qui signifie de reconsidérer le culte français du diplôme), la diversité des origines ethniques, culturelles et confessionnelles (qui passe par la traque incessante du cancer de la discrimination), l’intégration et la valorisation des collaborateurs handicapés (ce qui impose une réflexion en profondeur sur les conditions de travail), la diversité des apparences physiques (ce qui implique de lutter quotidiennement contre les préjugés), etc.. La liste est longue des caractéristiques qui font que chaque être humain est différent. La diversité, au final, c’est chercher à travailler avec des gens qui ne pensent pas comme vous. C’est pourquoi c’est si difficile, tant chacun d’entre nous est naturellement enclin à recruter et se rapprocher d’individus qui nous ressemblent.&lt;br /&gt;Or, c’est de la confrontation de la diversité des points de vue, des modes de pensée, des savoir-faire et des talents que naîtront les solutions les plus innovantes aux problèmes de plus en plus complexes et imbriqués de notre monde moderne.&lt;br /&gt;Le degré de diversité d’une entreprise mesure sa capacité d’ouverture sur le monde et de remise en cause de ses pratiques traditionnelles.&lt;br /&gt;Même s’il s’agit de matière humaine, la diversité ne doit pas rester l’apanage exclusif des DRH car le sujet implique l’ensemble des lignes managériales de l’entreprise.&lt;br /&gt;Il s’agit en effet de mettre en place un véritable système de management de la diversité, à l’instar des systèmes de management de la Qualité. Ce système de management démarre par l’élaboration d’une politique de gestion de la diversité qui tienne compte des attentes des différentes parties prenantes et des enjeux stratégiques de l’entreprise. Il s’agit ensuite donner des objectifs atteignables et mesurables (le dogmatisme de la CNIL en France est un obstacle à prendre en compte). La troisième étape consiste à caractériser tous les processus RH et managériaux concernés (recrutement, formation, évaluation, gestion de carrière et de la mobilité, politique salariale, dialogue social, conditions de travail, gestion de la fidélité des collaborateurs, etc…) et à les optimiser du point de vue de la diversité à l’aide d’indicateurs de performance bien choisis. Il faut aussi mettre en oeuvre des dispositifs de recueil et de partage d’un référentiel des bonnes pratiques, car la diversité se fait sur le terrain. Quatrième étape : mesurer régulièrement les valeurs des indicateurs, auditer les pratiques, analyser les causes des dysfonctionnements et mettre en place les actions d’amélioration. L’ensemble du dispositif devra ensuite être revu annuellement en Comité de Direction (sans l’implication du top management, rien ne fonctionne). Enfin, la réussite de la démarche devra être promue par des plans de communication interne et externe.&lt;br /&gt;Contrairement à ce que prétend Thomas Friedman, la Terre n’est pas plate. Elle n’est au contraire faite que de différences de cultures, de civilisations, de croyances, de façons de penser et de styles de vie, qui prennent leurs racines dans des histoires anciennes et que la mondialisation ne peut prendre le risque d’ignorer, sous prétexte qu’internet existe.&lt;br /&gt;Quand les différences deviennent des écarts qui croissent, les tensions arrivent et de nouveaux murs (virtuels ou même réels) se dressent. L’entreprise intelligente doit agir au contraire pour que les différences s’additionnent, afin de faire de la diversité un véritable accélérateur de la création de valeur, une nouvelle source de performance.&lt;br /&gt;Une entreprise à l’image du monde dans lequel elle évolue : vivante, ouverte, diversifiée et créatrice de richesses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-116837972373645320?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/116837972373645320/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=116837972373645320' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/116837972373645320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/116837972373645320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2007/01/la-diversit-dans-lentreprise-source-de.html' title='La diversité dans l&apos;entreprise, source de richesse'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-116560197323567660</id><published>2006-12-08T18:18:00.001Z</published><updated>2011-01-25T13:50:33.276Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='qualité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='compétitivité'/><title type='text'>Pour une compétitivité des entreprises par la Qualité</title><content type='html'>Tout le monde connaît les principaux moteurs de l’amélioration de la compétitivité de l’industrie française : des investissements de R&amp;amp;D en hautes technologies plus importants, mieux ciblés et mieux coordonnés entre le public et le privé, plus de flexibilité sur les marchés du travail et moins de bureaucratie, des formations universitaires véritablement en phase avec les besoins du monde moderne,… Et surtout, compte tenu de l’arrivée à maturité d’une grande partie de nos marchés domestiques, la capacité à exporter nos productions, nos prestations et nos savoir-faire vers les nouveaux territoires à l’Est du globe. Cela passe essentiellement par la maîtrise de la qualité de nos produits et services. Car, compte tenu du réservoir inépuisable de main d’œuvre et de la différence de niveaux de vie des nouveaux géants que sont la Chine et l’Inde, la recherche d’une compétitivité par les coûts avec sa spirale infernale (bas coûts – bas salaires) serait suicidaire.&lt;br /&gt;Toute démarche Qualité s’articule autour de deux axes principaux : la maîtrise et l’optimisation des grands processus-métiers de l’entreprise et l’écoute structurée de ses clients afin d’optimiser leur satisfaction.&lt;br /&gt;Les démarches processus sont encore trop peu diffusées dans les entreprises françaises, aux organigrammes trop souvent cloisonnés (production, marketing, commercial, informatique, RH,…) et générateurs de dépenses d’énergie considérables aux interfaces, chaque silo préservant son pré-carré au détriment de l’intérêt du client final. Dans un contexte de spécialisation accrue et d’outsourcing des services supports, l’allongement et la désagrégation des chaînes de valeur rendent d’autant plus cruciale la maîtrise industrielle des processus clés. Les coûts de la non-qualité, qui sont souvent cachés et que l’entreprise sait mal mesurer, peuvent apporter jusqu’à 20 % de réserve de compétitivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l’axe du relationnel client, beaucoup reste aussi à faire. Qui n’a pas été saisi par la médiocre qualité de service d’un certain nombre de plate-formes téléphoniques de service-après-vente, souvent externalisées et gérées de manière hyper-productiviste ? Bien qu’étant le pays le plus visité au monde, la France présente des marges de progrès en matière d’accueil, d’amabilité et d’esprit de service. Tout voyageur ou touriste peut constater le syndrome français du « chauffeur de taxi parisien », alors que servir le client devrait être considéré comme un honneur et un plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La formidable pression court-termiste à la baisse des coûts finit par peser dangereusement sur la qualité des produits et services. Les récents rappels de produits (automobiles, batteries, photocopieurs, micro-ordinateurs,...) constituent-ils un signal faible d'un risque de baisse généralisée de la qualité manufacturée ? La mondialisation nous conduit-elle vers un monde low cost où les produits dysfonctionnent et deviendraient tout aussi jetables que les employés qui les fabriquent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne pouvons que sortir par le haut et les réponses ne résident pas seulement dans le discours un peu tarte-à-la-crème sur l’innovation. Encore faut-il que l’innovation soit gérée comme un processus, c’est-à-dire avec les méthodes, les outils et les systèmes de management intégré des démarches Qualité, dont la gouvernance des pôles de compétitivité, par exemple, ferait bien de s’inspirer.&lt;br /&gt;Les pouvoirs publics doivent encourager les entreprises à rejoindre, au sein de réseaux collaboratifs, la dynamique d’un mouvement français pour la Qualité, dont la flamme avait quelque peu décliné depuis les années 80. Pourquoi ne pas inciter financièrement ou fiscalement les PME à se faire certifier ISO ou à investir dans des programmes de formation à la Qualité ?&lt;br /&gt;Plus qu’un enjeu de compétitivité motivant et fédérateur, la Qualité est la condition de survie de l’industrie et des services en France, c’est un véritable enjeu de société.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-116560197323567660?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/116560197323567660/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=116560197323567660' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/116560197323567660'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/116560197323567660'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2006/12/pour-une-comptitivit-des-entreprises.html' title='Pour une compétitivité des entreprises par la Qualité'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-115869580383053460</id><published>2006-09-19T20:54:00.001+01:00</published><updated>2011-01-25T13:51:03.060Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sciences'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='technologies'/><title type='text'>Les apports des sciences et des technologies au développement durable</title><content type='html'>Il y a trois leviers principaux pour agir dans le sens du développement durable :&lt;br /&gt;- l’action de la puissance publique : réglementation et fiscalité (avec son symétrique, la subvention), politiques d’aménagement du territoire, d’achats publics, politiques industrielles, de transport, de formation, de santé…&lt;br /&gt;- les comportements des individus et des collectivités (principalement les entreprises)&lt;br /&gt;- les sciences et technologies&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon point de vue, ces trois leviers jouent à peu près à part égale.&lt;br /&gt;Ils ne sont d’ailleurs pas indépendants, mais interagissent deux à deux (exemple de la recherche publique qui concourt à l’innovation technologique, exemple de l’acceptation par les citoyens du changement induit par les nouvelles technologies). Il est donc difficile d’isoler l’apport des sciences et technologies en dehors du contexte politique, culturel, social et économique dans lequel on se place. J’essayerai néanmoins de dégager quelques invariants en dressant un inventaire (non exhaustif) des principales technologies contributives à un développement soutenable, sachant que l’ensemble des disciplines scientifiques est concerné (c’est ce qui fait la difficulté du sujet), y compris la recherche fondamentale (une étude du MEFI de fin 2003 recense pas moins de 113 technologies de l’environnement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rôle des technologies est d’ailleurs paradoxal : ce sont les technologies elles-mêmes, au service des activités humaines et de la mondialisation, qui sont en partie à l’origine de la question du développement durable (cf. l’accroissement des émissions de GES, qui est d’origine anthropique, les multiples atteintes de l’industrie à l’environnement naturel et la multiplicité des risques d’origine technologique). Sauront-elles résoudre les problèmes qu’elles ont créés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’oublions pas pour autant de rappeler leur impact positif indirect : les technologies augmentent la productivité du travail (et la durée de la vie), qui est le principal facteur explicatif de la croissance et sans croissance économique, pas de développement durable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les domaines où leur apport est le plus fort sont bien évidemment l’environnement et le domaine socio-sanitaire, que l’on peut aborder :&lt;br /&gt;- tant par les risques : risques climatiques dus à l’accroissement des émissions de GES (assurément l’un des plus grands risques), questions de sécurité (pollutions, sécurité alimentaire, …) et de destructions irréversibles (atteinte à la biodiversité notamment)&lt;br /&gt;- que par les opportunités, pour lutter contre la pauvreté (problème N°1 de la planète), avec son cortège de corollaires : la faim, la mortalité (particulièrement la mortalité infantile), les maladies, l’accès à l’eau et l’insalubrité, l’insécurité, les inégalités, les guerres, la perte de la dignité, …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il convient de distinguer deux grandes familles de technologies :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- d’une part, les techniques de production visant à diminuer les impacts environnementaux, que ce soit dans l’exploitation des ressources naturelles ou dans les procédés intermédiaires, tout au long des chaînes de valeur ajoutée, où l’ingénieur devra intégrer des contraintes supplémentaires, dans la résolution de ses équations multidimensionnelles visant à optimiser les performances, ou bien inventer des modes de production totalement nouveaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- d’autre part, compte tenu de l’importance du patrimoine existant, les technologies de réparation et de réhabilitation : restauration du paysage, des écosystèmes, (particulièrement les milieux boisés), de la fertilité des sols, recharge des nappes phréatiques, réhabilitation des logements, requalification des quartiers sinistrés, guérisons des corps atteints par les nouvelles pandémies… autant de domaines variés et nouveaux où nos savoir-faire sont encore très jeunes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les principaux domaines d’application de ces technologies sont au nombre de six :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- l’énergie et les ressources naturelles&lt;br /&gt;- corollairement, les transports&lt;br /&gt;- ainsi que l’habitat&lt;br /&gt;- l’agriculture&lt;br /&gt;- la santé&lt;br /&gt;- les déchets&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’énergie et les ressources naturelles &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le secteur principal, très capitalistique et où les impacts sont à très long terme et pourtant l’effort de recherche y est insuffisant (1 à 2 % du CA seulement en Europe, bien moins qu’aux USA) par rapport à d’autres secteurs comme l’informatique.&lt;br /&gt;L’enjeu est double : améliorer l’efficacité énergétique globale et réduire la dépendance aux énergies fossiles, émettrices de GES et non renouvelables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, compte tenu du poids des énergies fossiles (qui représentent 80 % de la consommation mondiale), il convient de ne pas négliger de poursuivre l’amélioration des technologies de prospection et d’exploitation, de s’intéresser aussi aux nouvelles sources comme les huiles de schistes bitumeux et d’investir dans les technologies aval comme celle de la transformation du gaz naturel en combustible de substitution à l’essence (Gaz to liquid).&lt;br /&gt;En contrepartie de l’effet d’accroissement des émissions de GES, on doit étudier les technologies de séquestration du carbone dans des formations géologiques de grande profondeur ou par minéralisation à l’état solide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant du nucléaire, il y a deux axes de progrès principaux :&lt;br /&gt;- d’une part, les technologies de production, avec l’EPR d’abord, puis le nucléaire de 4° génération (nouveau réacteur de fission nucléaire) et enfin, à plus long terme, la fusion thermonucléaire contrôlée (qui permet de se passer de l’uranium) avec les projets de type ITER&lt;br /&gt;- d’autre part, les technologies de stockage des déchets&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant les énergies renouvelables, l’enjeu est d’améliorer leur compétitivité économique afin qu’elles sortent de leur marché de niche (l’effort français est d’ailleurs en dessous de celui de ses voisins européens).&lt;br /&gt;Les technologies du solaire sont porteuses, essentiellement le photovoltaïque (procédés à base de films minces sur substrats verre ou acier, puis à plus long terme, matériaux polymères de troisième génération aux rendements de conversion supérieurs), qui présente un potentiel théorique considérable (la surface totale des toitures françaises est évaluée à 10 000 km2). Il faudra aussi s’intéresser, pour après-demain, aux tours solaires et stations solaires orbitales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La géothermie des roches fracturées (rechercher la réduction des coûts de forage) est également prometteuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éolien, principale énergie renouvelable dont on pourrait attendre un développement significatif à court terme en France, devrait bénéficier d’apports significatifs des technologies de pointe de l’aéronautique et de l’électronique de puissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La biomasse, par son potentiel théorique (le quart de la consommation énergétique française), mérite aussi des investissements technologiques. En outre, participant au cycle du carbone, elle n’induit pas d’effet de serre. Les rendements de la bioélectricité pourraient être multipliés par deux par la mise au point des techniques de gazéification. La production de biocarburants à partir de biomasse lignocellulosique (forestière ou cultivée) par voie thermochimique (gaz de synthèse pour production de carburants liquides) ou biologique (fermentation alcoolique) permettrait d’accroître aussi les rendements. Autre exemple, la technique de production du charbon biomasse ou charbon vert, obtenu à partir de déchet végétal et non de bois, qu’il serait utile de fiabiliser au profit des pays en développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les technologies de l’hydraulique classique sont assez bien maîtrisées, on peut néanmoins citer deux pistes de progrès potentiel, parmi d’autres : l’amélioration technique de la petite hydraulique (très utile aux pays en développement) et l’exploitation de la houle et des courants marins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’économie de l’hydrogène constitue un pan entier d’exploration prometteuse, y compris sur sa partie aval, par développement d’un réseau pour alimenter les piles à combustible mobiles ou fixes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant de l’eau, l’enjeu est de mettre au point des technologies industrielles moins consommatrices d’eau et des technologies de recyclage de l’eau grâce à des procédés de filtration sophistiqués et des processus de production en boucle fermée. Par ailleurs, la désalinisation de l’eau de mer (notamment via l’énergie nucléaire) reste un important défi technologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l’effort devra porter sur les techniques de stockage de l’énergie ainsi que sur la mise en œuvre de réseaux électriques intelligents, capables d’adapter l’offre et la demande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De façon générale, les solutions passent souvent par l’association de plusieurs technologies énergétiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les transports (1° poste d’émission de GES avec 25 % au niveau mondial et 27 % de la consommation énergétique)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là aussi, avant d’améliorer, il faut réduire.&lt;br /&gt;La réduction des déplacements privés et professionnels passe par la diffusion des technologies existantes (TIC), le développement de l’e-commerce, du télétravail, du e-learning, du haut débit (avec ou sans fil), qui permet la visiophonie / visioconférence.&lt;br /&gt;Les technologies doivent rendre les automobiles plus légères et moins consommatrices. La problématique est de trouver les solutions de propulsion les plus performantes parmi un éventail assez large : moteurs électriques, hybrides, GPL, GNV, biocarburants, pile à combustible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’habitat (1° poste de consommation d’énergie)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de l’optimisation des coûts des immeubles à Haute Qualité Environnementale, la cible est de savoir concevoir et fabriquer efficacement des bâtiments à énergie positive (notamment par intégration des énergies renouvelables : solaire photovoltaïque, bois et géothermie). Mais les plus gros gisements d’économie d’énergie résident aujourd’hui dans les techniques de réhabilitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’agriculture&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si l’apport des nouvelles technologies agricoles doit être tourné vers la lutte contre la malnutrition dans les pays en développement, le recours intensif à de la haute technologie pour augmenter les productions doit être surveillé (l’Union Européenne a bien fait d’interdire l’usage des hormones de croissance pour le bétail) et l’amélioration des techniques de traçabilité doit être poursuivi.&lt;br /&gt;Mais l’enjeu est surtout de privilégier la qualité, pour laquelle l’adoption des pratiques agricoles durables est indispensable. L’agronomie doit devenir une véritable ingénierie écologique. Cette transformation passe par l’alliance entre :&lt;br /&gt;- d’une part, le développement des nouvelles techniques agronomiques qui étudient les interactions complexes entre tous les éléments des écosystèmes ; les apports de la technologie concernent aussi la gestion fine des entrants agricoles : apporter engrais et produits phytosanitaires en bonne quantité et au bon endroit, sans gaspillage, sans pollution par lessivage et percolation des excès&lt;br /&gt;- d’autre part, la mise en œuvre de pratiques agricoles biologiques, souvent ancestrales, que ce soit en matière de prévention de l’érosion de sols (cultures traditionnelles en terrasse), de l’appauvrissement des nutriments (rotations des cultures), d’élevage biologique (libre parcours), ou d’utilisation de l’eau (exemple de l’irrigation au goutte-à-goutte combinée avec les nouvelles techniques de détection de l’humidité des sols), etc…&lt;br /&gt;L’agriculture, acteur de la gestion des milieux naturels, a besoin du développement des sciences impliquées dans la conservation de la biodiversité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La santé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà du traitement des maladies de l’environnement elles-mêmes (amiante, saturnisme, légionellose, asthme, etc….) pour lequel notre courbe d’expérience est encore jeune, il n’est point besoin de démontrer l’apport de la recherche médicale et pharmaceutique, de la recherche clinique et biologique dans la lutte contre toutes les maladies infectieuses (qu’elles soient virales, bactériennes ou parasitaires), les maladies génétiques et les grandes pandémies (comme le SIDA).&lt;br /&gt;Cette lutte a évidemment besoin des progrès de l’ingénierie génétique, des biotechnologies et des nanotechnologies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La génétique et le travail sur les cellules souches promettent le meilleur comme le pire ; leur apport au développement durable et au bien-être de l’humanité en général est conditionné par l’instauration et le respect de protocoles de tests stricts et rigoureux, un contrôle éthique via l’utilisation raisonnée du principe de précaution - désormais inscrit dans notre Constitution - et des processus de décisions démocratiquement validés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les déchets (5 Milliards de tonnes pour les 25 pays de l’OCDE)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les technologies doivent ici apporter leur concours sur chacun des trois volets : Réduire, Réutiliser, Recycler.&lt;br /&gt;Il s’agit d’abord de limiter la production de déchets ultimes et de les stocker de façon « inoffensive » et réversible ; la notion de déchet ultime évolue en effet avec les progrès technologiques, d’où l’intérêt de la réversibilité (on recyclera peut-être demain les déchets ultimes d’aujourd’hui).&lt;br /&gt;La réduction de l’usage du papier par exemple (multiplié par 10 en France sur les 10 dernières années) s’appuiera sur le développement de la communication électronique et les moyens de lecture sans papier (e-book) ou l’amélioration des techniques d’impression ou de photocopies recto verso.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les technologies de recyclage doivent augmenter leur efficacité économique afin de couper le cercle vicieux volumes faibles / coûts importants (exemples : baisser les coûts des techniques de désencrage et de blanchiment ; décentraliser les usines de recyclage afin de diminuer les coûts de transport, ..).&lt;br /&gt;Il faut aussi développer des technologies propres de traitement des déchets et des systèmes de réutilisation de la matière et de l’énergie issues du traitement des déchets (par incinération, gazéification, méthanisation ou compostage).&lt;br /&gt;Plus largement, l’effet de levier sera encore supérieur si l’on arrive à mettre au point des chaînes intersectorielles et interentreprises de réutilisation de déchets respectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au-delà de ces six domaines principaux, bien d’autres secteurs de l’industrie ont besoin des apports des technologies pour se développer durablement et la plupart des procédés industriels sont concernés, ne serait-ce que sous l’aspect de la sécurité afin de prévenir les accidents technologiques et industriels.&lt;br /&gt;Citons particulièrement tout le volet de l’éco-conception, qu’il s’agisse de mobiliers, de fabrication de vêtements (exemple : utilisation de textiles issus de plastiques recyclés) ou des appareils ménagers bruns et blancs, par la diminution de leur consommation électrique (le potentiel d’économie des cool appliances est de l’ordre de 20 %).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les deux autres composants du développement durable, le piler économique et le piler social, ce sont les sciences politiques, humaines, morales, économiques et sociales qui doivent être mises à contribution, mais de manière coordonnée, de façon à appréhender une vision globale du monde, de ses enjeux et des solutions pour infléchir la route de nos sociétés vers un développement plus soutenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles sont les principales conditions de succès pour que l’apport de ces sciences et technologies se réalise rapidement ?&lt;br /&gt;Au-delà de l’action simultanée sur les deux autres leviers cités précédemment, l’intervention de l’Etat (sous forme de réglementations et d’incitations financières, négatives ou positives, afin de vaincre les lobbies installés et les réticences au changement) et les évolutions des comportements, on peut citer une douzaine de facteurs plus spécifiques :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- réduire la fracture numérique et élargir l’accès aux connaissances techniques et scientifiques au plus grand nombre&lt;br /&gt;- par là même, assurer une meilleure diffusion de l’information sur le développement durable&lt;br /&gt;- développer la formation en instaurant des véritables filières des technologies de l’environnement&lt;br /&gt;- malgré les contraintes budgétaires (et le Pacte de stabilité en Europe), réallouer significativement les moyens au profit de la recherche (2,2 % du PIB en France, ce qui est en dessous de la médiane des autres pays développés) et favoriser les programmes internationaux de R&amp;amp;D (surtout interdisciplinaires), sans oublier d’y associer les pays du Sud ; renforcer la coopération au sein de la recherche, entre les différents organismes, agences et laboratoires d’une part, et entre le monde de la recherche et la société civile, d’autre part ; inciter à la multiplication des brevets (220 brevets par million d’habitants en France, ce qui est inférieur à la moyenne de l’Union Européenne)&lt;br /&gt;- plus globalement, promouvoir l’interdisciplinarité en développant des outils d’intégration des disciplines via leur mise en réseau ; compte tenu de l’extrême imbrication des problèmes, l’enjeu est de limiter les cloisonnements des spécialités et le travail en silo et d’inventer des nouveaux modes de coopération entre spécialistes grâce à l’intervention transversale de généralistes éclairés&lt;br /&gt;- définir et diffuser des normes, standards et référentiels, ainsi que des indicateurs pertinents, sans lesquels les progrès ne pourront pas être mesurés&lt;br /&gt;- stimuler les transferts de technologies et de savoir-faire entre le Nord et le Sud&lt;br /&gt;- apprendre à intégrer dans l’analyse des systèmes économiques le coût de leurs externalités négatives&lt;br /&gt;- développer une approche intégrée de l’analyse financière et extra-financière des entreprises&lt;br /&gt;- développer la science de la prospective&lt;br /&gt;- donner des moyens de calculs massifs pour les modélisations mathématiques des systèmes complexes (exemple des prévisions climatiques)&lt;br /&gt;- stimuler le secteur bancaire pour le financement du développement des nouvelles technologies (via le capital-risque notamment, deux fois moindre en Europe qu’aux USA) et des projets qui les mettent en œuvre ; son rôle est aussi important pour assurer les investisseurs et les opérateurs des différents marchés et bourses de l’énergie contre des variations de prix erratiques, via leur créativité dans l’ingénierie des opérations de marché ; de même, lorsqu’il s’agit d’assurer la sécurité et la liquidité des nouveaux marchés de quotas ou de certificats&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les retards pris dans la stratégie de Lisbonne, qui était censée faire de l’Union Européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici 2010 », sont extrêmement préoccupants.&lt;br /&gt;L’économie du virtuel et de l’immatériel, dans laquelle les pays développés sont rentrés, ne doit pas nous faire oublier le monde réel - avec son secteur primaire - et que nous évoluons dans un espace fini où les ressources sont limitées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1987, la Commission mondiale sur l’environnement et le développement durable avait proposé de « réorienter la technologie, lien essentiel entre les hommes et la nature » en privilégiant les technologies tenant compte des facteurs environnementaux et celles produisant des biens sociaux. Désormais, l’article 9 de la Charte de l’environnement stipule que « la recherche et l’innovation doivent apporter leurs concours à la préservation et à la mise en valeur de l’environnement ». Hier, les sciences et technologies étaient des potentialités, aujourd’hui elles sont en devoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-115869580383053460?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/115869580383053460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=115869580383053460' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/115869580383053460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/115869580383053460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2006/09/les-apports-des-sciences-et-des.html' title='Les apports des sciences et des technologies au développement durable'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-115783870922414508</id><published>2006-09-09T22:50:00.001+01:00</published><updated>2011-01-25T13:51:24.595Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fiscalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><title type='text'>Vers plus de fiscalité "verte" positive ?</title><content type='html'>Le considérable problème du changement climatique étant désormais reconnu et diagnostiqué par quasiment tous les experts, l’impératif de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre tout en continuant de développer durablement nos économies n’échappe plus aux acteurs responsables.&lt;br /&gt;Il y a trois leviers principaux à actionner vigoureusement, sans plus tarder, pour éviter la catastrophe à nos petits-enfants : l’apport de l’innovation et des nouvelles technologies - levier sans doute le plus puissant - le changement des comportements des individus et organisations, et l’action de la puissance publique.&lt;br /&gt;Comme les changements d’habitudes de consommation et de production ne seront jamais spontanés et massifs, et que les problématiques sont globales, complexes et imbriquées, avec, partout, des phénomènes d’œuf et de poule entre l’offre et la demande, le troisième levier - l’incitation par les Pouvoirs publics - nous semble indispensable pour donner les bons signaux aux marchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Etats peuvent agir dans plusieurs directions. D’abord, via leurs politiques industrielles, énergétiques, agricoles, de santé, etc…, tant au plan national qu’européen, ils peuvent orienter les efforts de R&amp;amp;D et les investissements vers les éco-technologies. Bien sûr, ils peuvent aussi réglementer, citons par exemple les réglementations sur les performances énergétiques, qui se durcissent tous les 5 ans. Ils peuvent en outre créer les conditions d’émergence de nouveaux marchés ; c’est typiquement le cas avec le Protocole de Kyoto - premier pas louable - qui a généré la construction des marchés de la financiarisation du carbone et donné un prix de marché à une externalité. Ce pourrait être aussi le cas demain avec les certificats blancs d’économie d’énergie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur dernière arme reste la fiscalité, qu’elle soit négative ou positive (crédits d’impôts,…). De tout temps, la fiscalité a stimulé les comportements et notamment ceux des acteurs financiers. Un grand pan de l’architecture du système de collecte de l’épargne en France repose sur l’incitation fiscale : l’assurance-vie serait-elle le produit financier préféré des français sans ses avantages fiscaux ? idem pour le PEA et bien d’autres placements. L’Etat sait orienter les flux d’argent vers des finalités macro-économiques et en faveur d’équilibres collectifs : les retraites, le logement social, l’actionnariat des entreprises françaises, l’innovation, etc. Pourquoi ne le ferait-il pas aussi au profit de l’environnement puisqu’il s’agit d’un bien commun ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, des mécanismes de crédits d’impôts sont déjà en place, notamment pour les particuliers qui entreprennent des travaux de rénovation, s’équipent en nouveaux appareils de chauffage qui réduisent leur consommation d’énergie ou recourent aux énergies renouvelables, mais ils sont encore trop peu connus et insuffisamment utilisés compte tenu de la quasi-absence de filières professionnelles d’installateurs dûment agréés.&lt;br /&gt;D’autres mécanismes existent, comme la Taxe sur les Véhicules de Société, qui est désormais calculée selon le taux d’émission de CO2 par kilomètre. Ou bien par exemple l’exonération de la taxe foncière pour certains bâtiments neufs utilisant des énergies renouvelables. Les biocarburants bénéficient aussi d’une certaine défiscalisation, etc...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’Etat pourrait agir aussi sur les deux grandes familles de produits financiers : les placements d’une part et les financements de l’autre.&lt;br /&gt;Parmi les placements, considérons d’abord l’épargne des ménages dite ‘bilantielle’, détenue sous forme de comptes, livrets ou Plans (elle s’élève à près de 900 Milliards EUR en France). La gamme est encombrée de multiples produits historiques et catégoriels : Livrets A, B, Bleus, Codevi (créé il y a plus de vingt ans pour relancer l’industrie en France…), Livret d’Epargne Populaire, Livret Jeune, etc…(on a même connu le Livret d’Epargne pour les Travailleurs Manuels !). Le moment ne serait-il pas venu de procéder à une simplification et une harmonisation de la réglementation (en gardant l’objectif de procurer aux banques des ressources longues et stables dont elles ont besoin pour leur politique de gestion d’actif-passif, compte tenu du succès de l’assurance-vie) ? Et d’en profiter pour y introduire une certaine dose de défiscalisation des intérêts pour une certaine masse d’épargne ‘verte’ qui permettrait des financements de la même couleur, pour des équipements labellisés contribuant à la réduction de la consommation d’énergie et des émissions de GES ? Ces prêts verts adossés seraient bonifiés par l’Etat ou bien à intérêts déductibles fiscalement.&lt;br /&gt;Sans attendre le grand soir où l’architecture du système fiscal dans son ensemble serait redéployée plus clairement vers le bien collectif et les grandes priorités de la société et de la planète, pourrait-on arriver à ‘verdir’ de façon simple un produit existant ? Ce type de produits fonctionne d’ailleurs déjà efficacement aux Pays-Bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant ensuite de la gamme des OPCVM, pourquoi ne pas imaginer que les plus-values réalisées sur des fonds investis dans des valeurs ‘vertes’ (sociétés oeuvrant pour l’environnement, industries des énergies renouvelables,..) seraient exonérées de prélèvements fiscaux, pour autant que la labellisation des sociétés concernées soit bien sûr incontestable ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, concernant le volet des financements, pourquoi ne pas appliquer aussi le mécanisme de déduction fiscale des intérêts des prêts, que Bercy connaît bien, sur les crédits-auto pour les véhicules rejetant moins de 120 grammes de CO2 par kilomètre par exemple ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien d’autres dispositifs peuvent s’imaginer, pourvu qu’ils soient simples à mettre en oeuvre. En tout état de cause, le manque à gagner fiscal serait limité et même compensable - à enveloppe constante - par la suppression de quelques unes des multiples niches d’intérêt corporatiste qui encombrent le paysage actuel. Mais en tout cas, bien inférieur au coût des tonnes de CO2 évitées, actualisé sur de nombreuses années et calculé au prix d’un marché vraisemblablement haussier sur le long terme, malgré d’inévitables trous d’air de jeunesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, surtout, un signal clair serait donné. L’écart entre les grandes déclarations (depuis le fameux « La maison brûle et nous regardons ailleurs ») et la réalité des actes devient insupportable pour un nombre croissant de nos concitoyens. Il n’est que temps d’accélérer l’action pour rejoindre la trajectoire du fameux ‘Facteur 4’. Que l’Etat montre l’exemple en ciblant ses incitations fiscales sur les secteurs du bâtiment et du transport routier, qui représentent environ 45 % des émissions de gaz à effet de serre. Les banques sauront alors pousser vers leurs clients les produits fiscalement verts et mettre ainsi la force de leurs réseaux de distribution au service d’un développement soutenable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-115783870922414508?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/115783870922414508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=115783870922414508' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/115783870922414508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/115783870922414508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2006/09/vers-plus-de-fiscalit-verte-positive.html' title='Vers plus de fiscalité &quot;verte&quot; positive ?'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-34122869.post-115783785560164971</id><published>2006-09-09T19:17:00.001+01:00</published><updated>2011-01-25T13:51:40.536Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='RSE'/><title type='text'>Pourquoi les entreprises doivent s'engager davantage dans le développement durable</title><content type='html'>Il est probable que les enjeux du développement durable seront l’un des thèmes du débat pour les prochaines échéances électorales françaises. Or, force est de constater les accès de faiblesse des Etats et des institutions : baisse de crédibilité des hommes politiques dans l’opinion, gestion souvent impécunieuse des deniers publics (dettes et déficits reportent les problèmes sur les générations à venir), difficultés de coopérations entre Etats, dysfonctionnements de la régulation mondiale (rejet du référendum européen, échec du cycle de Doha, reculs du multilatéralisme, interrogations sur les institutions de Bretton Woods, critiques contre les ratés de la machine à redistribuer les richesses,...). Dans ces conditions, les entreprises et particulièrement les grandes entreprises internationales, porteuses de la puissante mondialisation, apparaissent désormais comme les rares acteurs capables d’avoir un impact sur le cours des choses. Même si ce n’est pas la finalité de l’entreprise de résoudre tous les maux de la terre et si la responsabilité première incombe aux Etats et aux organismes de régulation, les entreprises, dont les pouvoirs, les profits, les capacités d’actions et d’influences sont croissants, sont désormais en devoir vis-à-vis des problématiques de progrès, qu’elles soient macro-économiques ou bien locales. Plus on a de pouvoir, plus on a de responsabilités. Plus on est gros, plus on est exposé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles n’agiront pas pour des raisons morales ou par générosité, puisque la morale ne fait partie de l’univers de l’entreprise. Mais bien par égoïsme naturel. Car une entreprise ne peut pas croître et se développer économiquement dans des environnements (au sens large : marchés, populations, infrastructures, ressources énergétiques et naturelles,…) qui seraient dégradés. Il est de l’intérêt même de l’entreprise de se préoccuper du milieu dans lequel elle opère et de s’assurer que la façon dont elle conduit ses affaires, non seulement ne cause pas de préjudices plus ou moins indirects à ses parties prenantes (c’est l’approche défensive du développement durable, basée sur les risques et sur la réputation), mais surtout, contribue au progrès économique et social. L’intérêt privé peut-il rester longtemps antagoniste avec l’intérêt général ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, les efforts de chaque entreprise pour contribuer à préserver et enrichir le bien collectif buttent sur des obstacles sérieux, tant le retour sur investissement et la rentabilité intrinsèque de ces efforts sont difficiles à évaluer. Se posent essentiellement deux problèmes de périmétrie, l’un dans le temps, l’autre dans l’espace.&lt;br /&gt;Périmétrie dans le temps. Les actionnaires et les marchés, à la recherche d’une rentabilité à court terme, comprennent difficilement la pertinence de ces actions car les impacts sont à long terme et les business models des analystes financiers fonctionnent mal sur des horizons qui dépassent 18 mois. L’entreprise est confrontée à un problème de compatibilité de longueur d’ondes : ceux qui la jugent et font évoluer son cours de bourse travaillent sur ondes courtes, alors que les actions visant à semer pour récolter les fruits des saisons futures s’inscrivent dans le registre des ondes longues, incompatibles et aujourd’hui inaudibles.&lt;br /&gt;Comme il serait totalement utopique d’imaginer pouvoir changer les règles du jeu des marchés financiers (rappelons qu’un grand spécialiste les qualifiait de moutonniers, exubérants et irrationnels…), malgré les efforts louables des timides approches de l’Investissement Socialement Responsable, les entreprises qui se voudront durables vont devoir déployer des trésors d’imagination et d’innovation pour jouer intelligemment ce double jeu. Ces investissements pour le futur et le bien collectif devront être astucieusement construits : montages financiers innovants, partenariats public-privé, création de structures ad hoc pour sortir certains de ces actifs et les transformer en redevances, recours à la location plutôt qu’à la propriété, etc…&lt;br /&gt;Même s’il n’est pas facile d’échanger une espérance de surcroît de rentabilité à long terme contre une certitude de moindre rentabilité à court terme, beaucoup de facteurs poussent à la gestion dans la durée (à cet égard, on ne dira jamais assez l’importance du choix du taux d’actualisation, qui détermine la valeur qu’un investisseur attache au futur).&lt;br /&gt;Les investissements dans l’industrie sont de plus en plus lourds et nécessitent des durées d’amortissement qui dépassent souvent la vie active des décideurs. Les provisions pour les passifs sociaux et environnementaux peuvent atteindre des dizaines voire des centaines d’années. Le coût social des retraites actuelles et futures est devenu une préoccupation majeure. Les démographes et les prospectivistes commencent à travailler avec les stratèges d’entreprises.&lt;br /&gt;Prenons aussi l’exemple des programmes de formation du personnel : existe-t-il encore des analystes assez obtus pour les considérer comme une dépense qui vient plomber les comptes de l’exercice, alors qu’il s’agit d’un investissement indispensable au développement des compétences des collaborateurs et donc une condition de leur performances futures.&lt;br /&gt;Idem pour les investissements en R&amp;amp;D, que le marché sait désormais correctement valoriser, non pas en fonction de leur niveau absolu, mais selon la pertinence de leurs points d’application et la qualité des processus d’innovation dans l’entreprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème de périmétrie dans l’espace (contribution au bien collectif) est aussi délicat. Le pari du développement durable est que l’on peut générer un surcroît de valeur à long terme par la recherche permanente du point d’équilibre qui optimise la satisfaction des exigences - souvent contradictoires - de chacune des parties prenantes de l’entreprises, par la convergence de leurs intérêts, par la redistribution équitable de la valeur créée, en respectant les principes de bonne gouvernance. Mais comment justifier ce qui pourrait être perçu comme un détournement de valeur vers des parties prenantes non contractuelles de l’entreprise, c’est-à-dire qui ne sont ni ses actionnaires (qui demandent la maximisation des dividendes), ni ses collaborateurs (qui demandent la maximisation des contributions socio-économiques), ni ses clients (qui demandent la minimisation de ses prix de vente), ni ses fournisseurs (qui demandent la maximisation de ses prix d’achats), mais la société civile, les riverains, les collectivités, les ressources naturelles, le climat, l’air, la biodiversité, etc… ?&lt;br /&gt;D’autant que ce type d’actions risque de bénéficier aussi aux concurrents.&lt;br /&gt;N’exagérons pas cependant l’individualisme des entreprises. Depuis longtemps, à travers l’accroissement de la proportion de salariés qualifiés due à leurs programmes de formation continue, la réalisation d’infrastructures technologiques susceptibles d’attirer de futurs investissements, la mise en réseau avec leurs fournisseurs, l’implication dans les groupements interprofessionnels, les partenariats public-privé, etc…. les entreprises fournissent des services à la collectivité et apportent à leur pays des avantages compétitifs (sans pour autant tomber dans le piège du patriotisme économique…).&lt;br /&gt;De même que le capitalisme pose parfois le problème de la contradiction entre l’actionnaire (s’il s’agit d’un futur retraité titulaire d’un fonds de pension) et le salarié (lorsqu’il est licencié pour cause de cours de bourse), le développement durable demande la réconciliation de l’actionnaire avec le citoyen. C’est à l’entreprise de convaincre ses propriétaires, dont elle recherche en principe la fidélité, que les investissements en question jouent en faveur de sa pérennité et de sa rentabilité à long terme. A l’aune des enjeux du développement durable, l’expression « investir en bon père de famille » est-elle toujours aussi ringarde ? Encore une fois, même si c’est aux Etats que revient la tâche de débloquer les situations d’œuf et de poule (je veux bien y aller, dit chaque acteur, mais seulement si les autres y vont), l’entreprise ne peut se contenter d’attendre les règlementations. L’expérience montre qu’anticiper les contraintes, plutôt que de jouer la politique de l’autruche, fait gagner de l’argent. Ce qu’on appelle le first mover advantage se réalise dans bien des cas. Les entreprises intelligentes savent comment transformer les contraintes en opportunités et faire du développement durable un facteur de différenciation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le développement durable, c’est plus de chiffre d’affaires. D’abord, par une politique qualité véritablement orientée client et basée sur la transparence, l’écoute, le dialogue, le respect, la responsabilité, l’esprit de service, la recherche de solutions personnalisées gagnantes-gagnantes. Sans confiance dans la durée, pas de fidélisation, pas de commerce. Ensuite, par le développement de produits et services innovants qui maîtrisent leurs externalités. Le potentiel des nouvelles éco-technologies est considérable et les enquêtes montrent que l’appétit des consommateurs pour des produits durables est croissant. Et quoi de plus motivant que de contribuer au progrès social par le développement économique des populations défavorisées et conquérir ainsi de nouveaux marchés. 80 % de la population mondiale n’a pas accès aux services financiers : quel beau challenge pour les banques et quel avenir pour la microfinance !&lt;br /&gt;Le développement durable, c’est favoriser l’esprit entrepreneurial, l’innovation et le dynamisme des équipes par une politique sociale proactive qui encourage la diversité et le développement personnel. C’est augmenter l’attractivité de l’employeur. A contributions socio-économiques comparables, les étudiants et jeunes salariés commencent à privilégier les entreprises qui donnent du sens au travail, n’en déplaisent à ceux qui croient encore que l’argent n’a pas d’odeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le développement durable, c’est aussi moins de frais généraux non stratégiques. Diminution des coûts et réductions des impacts environnementaux vont dans le même sens, qu’il s’agisse des consommations d’énergie, de papier, de consommables, de déplacements professionnels, de gestion économe des bâtiments et infrastructures techniques. Dans ce domaine, les petits ruisseaux font les grandes rivières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le développement durable, démarche assurantielle, c’est enfin limiter ses risques opérationnels et financiers, par le strict respect des règles déontologiques et d’éthique des affaires, afin d’éviter pénalités anti-pollution, class actions, procès, pertes de chiffre d’affaires due à l’image, …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le voit, rien de tout cela n’a trait à la morale et il ne s’agit pas de philanthropie. Même si, après tout, un mécénat solidaire ou environnemental bien ciblé peut aussi contribuer à l’intérêt de l’entreprise : le budget astronomique dont est dotée la Fondation Bill Gates n’a-t-il pour motivation que l’image ?&lt;br /&gt;En résumé, les entreprises ont trois bonnes raisons de s'engager davantage : parce qu'elles peuvent changer les choses, parce que la société le leur demande, parce que c'est leur intérêt bien compris. L’entreprise est plus qu’une société de capitaux, ce n’est pas seulement un maillon du système économique mais bien un composant essentiel de la société humaine moderne. Les dirigeants éclairés ont compris que le développement durable est une machine à créer de la valeur. Et si l’appellation déplaît encore à quelques uns qui y voient je ne sais quelle connotation idéologique anti-libérale, changeons-la. Qu’importe le flacon. Je propose le mot responsabilité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/34122869-115783785560164971?l=philippe-laget.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://philippe-laget.blogspot.com/feeds/115783785560164971/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=34122869&amp;postID=115783785560164971' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/115783785560164971'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/34122869/posts/default/115783785560164971'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://philippe-laget.blogspot.com/2006/09/pourquoi-les-entreprises-doivent.html' title='Pourquoi les entreprises doivent s&apos;engager davantage dans le développement durable'/><author><name>Auteur de</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08174562871195492115</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_t4qASrHCKSQ/SfndDAicI_I/AAAAAAAAAAM/nZR27eiS9DY/S220/P1110473.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
